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dimanche, 17 juin 2007
Affaire du juge français Bernard Borrel: le suspect tunisien nie son implication
Un Tunisien soupçonné d'avoir participé à "l'assassinat" du juge français Bernard Borrel il y a près de 12 ans à Djibouti a "nié être impliqué" lors de son audition mardi dernier par le doyen des juges d'instruction près le tribunal de première instance de Tunis, a-t-on appris samedi de source judiciaire tunisienne. L'homme s'est prêté à un prélèvement d'ADN.
Cet interrogatoire s'inscrit dans le cadre de la convention de coopération judiciaire établie entre la Tunisie et la France et fait suite à une commission rogatoire émanant des autorités judiciaires françaises, a précisé le ministère de la Justice dans un communiqué.
Le juge Borrel a été trouvé mort le 19 octobre 1995 "dans des circonstances suspectes", à 80km de Djibouti. Les soupçons se sont alors dirigés vers deux suspects, dont un Tunisien du nom de Hamouda Hassan Adouani. Ce dernier "a nié être impliqué dans ce crime", ajoute le communiqué.
Adouani, qui est actuellement en liberté en Tunisie, s'est présenté à la date à laquelle il était convoqué par le doyen des juges d'instruction qui a entendu sa réponse au sujet de l'accusation dont il fait l'objet et s'est déclaré prêt à une analyse génétique. Un prélèvement de son ADN a été aussitôt effectué qui devra être comparé à des empreintes génétiques découvertes sur le short de la victime et supposées appartenir aux auteurs du crime, a-t-on encore précisé.
En France, l'affaire est instruite par la juge Sophie Clément, qui a lancé un mandat d'arrêt international à l'endroit d'Adouani et du suspect djiboutien Awalleh Guelleh Assoweh, dit "Mireh". Après avoir penché dans un premier temps vers la thèse du suicide, l'enquête française a par la suite retenu la piste de l'assassinat à la lumière des indices révélés par les expertises indépendantes.
Dans cette affaire, Mohamed Saleh Alhoumekani, un ancien lieutenant de la garde présidentielle, affirme avoir assisté, dans la nuit du 19 au 20 octobre 1995, dans les jardins du palais présidentiel, à une conversation sur l'élimination du "juge fouineur" entre plusieurs officiels, dont Ismaël Omar Guelleh, l'actuel chef d'Etat, et les deux suspects, Assoweh et Adouani, deux hommes alors supposés être en prison.
Cette semaine, Elizabeth Borrel, la veuve du juge, a lancé un appel au président Nicolas Sarkozy pour qu'il fasse respecter l'indépendance de la justice sur les circonstances du décès de son mari, le gouvernement français étant soupçonné d'avoir tout fait pour transmettre le dossier d'instruction aux autorités djiboutiennes. M. Sarkozy recevra Mme Borrel mardi matin. AP - 16.06.2007
12:18 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Tunsie, Justice, Bernard Borrel, Hamouda Adouani



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