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vendredi, 31 août 2007

Tunisie: Le cabinet d'un avocat opposant endommagé par un incendie

a5a2c7fe7408bce2afa2b5a8a417944d.jpgLe cabinet de l'avocat tunisien Ayachi Hammami, un opposant radical notoire au régime, a été sérieusement endommagé vendredi matin par un incendie, a constaté l'Associated Press. Le feu a été peu après maîtrisé par les agents de la protection civile intervenus à l'appel de l'avocat dont le cabinet est situé au centre de Tunis.

Deux ordinateurs ont été endommagés, de même que le bureau et le siège ainsi que de nombreux documents qui s'y trouvaient. Selon l'avocat, l'unité centrale des ordinateurs contenait un rapport sur l'indépendance de la justice qu'il devait présenter lors d'une conférence prévue les 8 et 9 septembre à Paris, à l'initiative du Réseau euroméditerranéen sur les droits de l'homme.

Lors d'une conférence de presse improvisée, Me Ayachi a accusé "les parties officielles" d'être derrière cet acte qualifié de "criminel" par plusieurs responsables de partis d'opposition et d'associations présents sur les lieux. "C'est clair que ce n'est pas un vol ordinaire, mais un acte destinée à m'empêcher de présenter ce rapport et à ne pas parler de la situation dans le pays, s'agissant surtout de l'indépendance de la justice, un sujet d'une sensibilité particulière", a déclaré l'avocat. "J'accuse le ministère de l'Intérieur d'être à l'origine de cet incendie, parce que c'est lui qui est responsable de la sécurité des gens et ce sont ses agents qui cernent mon cabinet nuit et jour", a-t-il martelé.

En octobre 2004, le cabinet de Me Ayahi avait abrité une grève de la faim observée pendant plus d'un mois par sept personnalités de la société civile à la veille du sommet mondial sur la société de l'information (SMSI) pour réclamer le respect des droits de l'homme et des libertés civiques.

Plusieurs acteurs de la société civile dont un dirigeant du parti démocratique progressiste (PDP/opposition), Me Néjib Chebbi, et le président de la ligue tunisienne des droits de l'homme (LTDH), Me Mokhtar Trifi, ont mis l'accent sur "la gravité" de cet acte "sans précédent". Tout en exprimant leur "solidarité agissante" avec leur confrère, ils ont préconisé la mise sur pied d'une "commission vérité et justice" pour faire la lumière sur cette affaire et en poursuivre les auteurs en justice.

Dan un communiqué, les autorités indiquent que le parquet a ordonné l'ouverture d'une enquête pour rechercher les causes de l'incendie. Le juge d'instruction s'est rendu sur les lieux et a réquisitionné des agents de la protection civile, de la police technique et de la société tunisienne d'électricité et de gaz pour procéder aux investigations. Selon les éléments préliminaires, aucune trace d'effraction n'a été relevée, ajoute le communiqué. Les autorités font état de leur "étonnement" face aux déclarations du plaignant qu'elles qualifient d'"infondées et irresponsables". (The Associated Press - 31/08/07) 

Voir aussi :

FIDH : Acte criminel a l’encontre de M. Ayachi Hammami

C.R.L.D.H. Tunisie : Un acte criminel d’une extrême gravité : le bureau du défenseur tunisien des droits humains, Maître Ayachi HAMMAMI, est incendié.

18:01 Ecrit par Mokhtar YAHYAOUI dans Droits de l'homme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Tunisie, Avocats, Ayachi Hammami

mercredi, 29 août 2007

Mais ‘’fitchez-nous’’ la paix !

493de40cf7373427a70f515f02ccf0d3.jpgMon cher monsieur Fitch*, vous qui fabriquez un indice je crois, vous êtes allez raconter des bobards sur le compte de notre système bancaire ! Mais que vous lui en voulez à notre système bancaire ? Pour vous, tout va bien dans notre fonctionnement économique et que l’on va dans la bonne direction –merci de vos compliments–, mais notre système bancaire vous dérange; il ne serait pas à jour, dites-vous.

Pourtant, il fait ce qu’il peut le pauvre système : il donne des crédits à tout va, il contribue à développer l’économie, il demande aux uns des garanties 10 fois supérieures à ce qu’ils demandent, il est vrai que, parfois, à d’autres il ne demande rien et cela finit en carbonisation de traites; et qui va les payer ces impayés ? Normal, ce sont les bons clients ! Et M. Fitch, vous qui dites que le reste va bien, vous avez calculé le nombre réel d’heures de travail si on tient compte des séances uniques? Vous avez vu ces appels d’offres au moins disant qui font que les sociétés retenues -obligées qu’elles sont de casser les prix- tombent comme des mouches et évidement ce sont les banques qui encaissent!

Allez mon cher monsieur, ne pensez-vous pas que nos banques, au lieu de nous rendre un service bancaire, elles nous rendent un service bancal ? Et quand vous lisez votre relevé bancaire, est-ce qu’on comprend quelque chose à la succession de chiffres ? Moi, la seule chose que j’ai retenu c’est COM et TVA, cela fera un tube l’été prochain ‘’TVACOMTVACOMTVACOM’’ qu’on chantera à moitié nu sur les plages…

Il y a aussi un autre terme qui vous bouffe le compte. Attendez, je crois que c’est AGIOS ? D’après ce que je crois, savoir cela serait une abréviation de ‘’Aberration Génétique Irréversible Originelle du Système’’ bancaire ; il paraît que cela sert à payer le personnel, les sièges, les bureaux et les jetons de présence …

Mais tout ça c’est de la faute des clients, ils dépensent toujours plus que leurs revenus, et dans cette course effrénée entre le client qui comble ses trous et la banque qui est fatiguée de colmater les brèches fitcheuses…

webmanagercenter  -  27/08/2007 Par Ibtissem 

* L’agence de rating Fitch, un des plus importants observateurs de l’économie tunisienne, estime, dans une étude publiée en août 2007, que «le secteur bancaire demeure une des principales faiblesses de l'économie tunisienne».

L’agence relève qu’au delà «des mesures de restructuration et de modernisation du secteur financier, promises officiellement pour remédier à la situation, des mesures additionnelles seront nécessaires pour préparer le système financier à la libéralisation du dinar tunisien programmée au plus tôt pour 2009 et au plus tard pour 2011. » http://www.fitchratings.com.tn

01:47 Ecrit par Mokhtar YAHYAOUI dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Tunisie, Système bancaire, Fitch rating

mardi, 28 août 2007

A Plight in Tunisia

Franz Kafka could hardly have devised a more absurd fate for one of his protagonists: In early 2005, Tunisian lawyer Mohammed Abbou penned an article for an online journal decrying the state of his country's prisons. He was arrested that March, and the next month was sentenced to four years in jail for "defaming" the state. Tunisian officials evidently wanted to ensure he got a first-hand view of the very problem he sought to ameliorate.

Last month, thanks to international pressure on Tunis, Mr. Abbou was released early. His ordeal is emblematic of both the pervasive civil-rights repression in the Middle East and the new means that advocates of liberty have for fighting it.

At the start, l'Affaire Abbou sparked an international human-rights solidarity campaign. Activists in Tunisia, Egypt, France, Yemen, the U.S.and beyond held rallies and demonstrations. Hundreds of blogs featured the lawyer's face on a campaign icon banner. Online petitions to Tunisian President Zine El-Abdin Ben Ali -- in office since a 1987 coup -- demanded Mr. Abbou's release.

To many observers, the campaign seemed a lost cause. President Ben Ali had locked up hundreds of political dissidents. Moreover, Mr. Abbou's arrest came as the cause of Mideast democracy seemed to have lost momentum. Reform movements that once lit up the streets in Lebanon, Kuwaitand Egypthad stalled, and the region's dictators were becoming re-emboldened as Iraqdegenerated.

Yet Mr. Abbou refused to resign himself to four years behind bars over a simple op-ed. And so in October 2005 he launched a grueling protest in prison, sewing his own mouth shut to vivify the regime's muzzling of free speech. News of Abbou's bold act spread like wildfire over the Internet, infusing fresh energy into the solidarity campaign.

In France, the departure of President Jacques Chirac, a longtime Ben Ali booster, this spring created an opening. Responding to public pressure, President Nicolas Sarkozy raised Mr. Abbou's plight during a state visit with Mr. Ben Ali on July 10. Suddenly, on July 24, midway through his jail term, Mr. Abbou was released from prison and dumped outside his home. The popular solidarity campaign had borne fruit.

The day after his release, Mr. Abbou spoke to us by telephone from his home, which remained surrounded by Tunisian police. He sounded defiant and unbroken.

"If the regime thinks they can silence me and stop my work, they are mistaken," he said. "I do not regret what I wrote about the terrible situation in Tunisian prisons. My time inside as a prisoner only confirmed my outside impression as a lawyer. I am only more determined to promote the rule of law instead of the rule of the dictator."

Mr. Abbou credited his release to the fact that Tunisian officials underestimated the new power of Web-based solidarity campaigns: "The Tunisian regime thinks it is still the 1970s, when activists could be thrown in jail and the world would stay silent." Mr. Abbou's release illustrates how dedicated campaigners can leverage global communications to pressure international leaders to assist civil-rights reformers under fire.

His freedom is not absolute: Mr. Abbou must abide by strict guidelines set by the Tunisian justice minister, and he could be rearrested at a moment's notice. In dictatorships like Tunisia, civil liberties are granted only to citizens who submit.

Still, Mr. Abbou's homecoming signals that all hope for reform is not lost, and that the Middle East's clique of dictators remains vulnerable to outside pressure. This is good news for hundreds of political prisoners languishing in jails across the region.

In the meantime, Mr. Abbou faces a new technology challenge himself now that he is free. He reveals the daunting task before him: "I haven't checked my email in two years!"

Wall Street Journal - By Nasser Weddady and Jesse Sage**

The full text is from: Nawwat Forum
** Messrs. Sage and Weddady direct the Hamsa civil-rights initiative of the American Islamic Congress.

18:54 Ecrit par Mokhtar YAHYAOUI dans Droits de l'homme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Tunisie, Mohammed Abbou

La rétractation d’un témoin clef accrédite la thèse de manipulation d’enquête pour incriminer la Libye dans l’affaire Lockerbie

ffc3d9b307b3b857c180c29a07243ab2.jpgUn témoin clef dans l'affaire de l'attentat de Lockerbie (Ecosse) qui avait fait 270 morts en 1988 a déclaré récemment à la police suisse avoir menti, affirme lundi le quotidien Le Figaro. "J'ai menti dans mon témoignage sur l'attentat de Lockerbie", a affirmé à la police suisse, selon le journal, Ulrich Lumpert, 65 ans, ingénieur de la société zurichoise Mebo qui avait dit reconnaître lors du procès en 2001 un fragment de retardateur destiné à déclencher une explosion. Ce dispositif électronique avait été fabriqué par Mebo qui en avait vendu des lots à Tripoli mais l'entreprise affirme que l'élément en question n'était pas parmi les retardateurs acquis par les Libyens.

Selon Le Figaro, M. Lumpert a assuré avoir "volé" un retardateur dans le laboratoire de Mebo et l'avoir remis à un policier écossais lié à l'enquête, sans toutefois expliquer les motifs de ses agissements. "Nous sommes soulagés", a affirmé au Figaro Edwin Bollier, l'un des fondateurs de Mebo, qui a assuré au journal avoir saisi jeudi le procureur général de Zurich.

Ce nouvel élément "accrédite une thèse entretenue par de nombreuses personnes, journalistes, magistrats et même parents de victimes : il y aurait eu +manipulation+ dans l'enquête, pour incriminer la Libye, alors que les premières pistes menaient à un groupuscule prosyrien", écrit le quotidien.

Lors du procès, les trois juges avaient rejeté une théorie mettant en cause l'Iran, la Syrie et un groupe palestinien le FPLP-CG qui aurait agi en représailles pour la destruction accidentelle d'un avion iranien par un missile américain en juillet 1988.

Cette annonce intervient alors que Tripoli a dit espérer le retour d'un ancien agent libyen Abdel Basset Ali al-Megrahi, emprisonné en Grande-Bretagne pour cet attentat, après la libération en juillet en Libye des infirmières bulgares. Ce dernier a été autorisé, fin juin, à faire appel de sa condamnation pour la seconde fois.

Un fils de Mouammar Kadhafi, Seif el-Islam Kadhafi, a affirmé début août qu'un contrat d'armement avec la France et l'autorisation donnée à al-Megrahi de faire appel avaient joué un rôle important dans la libération des infirmières et du médecin palestinien naturalisé bulgare détenus depuis plus de huit ans en Libye. (AFP - Lundi 27 août 2007)

L’article du Journal Le Figaro :

« J'AI MENTI dans mon témoignage sur l'attentat de Lockerbie. » L'homme qui a fait cette déposition officielle devant la police de Zurich est l'un des principaux témoins à charge contre la Libye dans l'attentat contre un Boeing 747 de la Pan Am, qui a fait 270 morts en explosant en décembre 1988 au-dessus de la petite ville écossaise de Lockerbie. Cette rétractation solennelle, effectuée le 18 juillet par l'ingénieur en électronique suisse Ulrich Lumpert, pourrait avoir un effet décisif sur le sort du Libyen Abdelbasset al-Megrahi, haut responsable des services secrets de Tripoli, qui purge une peine de prison à vie près de Glasgow.

Ulrich Lumpert, 65 ans, s'affirme soulagé. « Je vivais dans un état indescriptible de dépression et de peur », dit-il dans sa déposition. L'ingénieur, témoin numéro 550 dans le procès d'al-Megrahi en 2001, avait alors reconnu une pièce à conviction essentielle : un fragment de « retardateur », élément électronique destiné à déclencher une explosion à une heure déterminée, fabriqué par son employeur, la société zurichoise Mebo.

Ulrich Lumpert revient au-jourd'hui sur ses déclarations et ajoute un élément capital : il assure avoir « volé » ce retardateur dans le laboratoire de Mebo et l'avoir remis à un policier écossais lié à l'enquête, dont il cite le nom. Cette affirmation accrédite une thèse entretenue par de nombreuses personnes, journalistes, magistrats et même parents de victimes : il y aurait eu « manipulation » dans l'enquête, pour incriminer la Libye, alors que les premières pistes menaient à un groupuscule palestinien prosyrien.

Prescription des faits

La nouvelle déposition d'Ul-rich Lumpert a été publiée sur son site Internet par la firme Mebo. Cette société zurichoise a bien vendu des retardateurs à la Libye, mais depuis le début de l'affaire, ses patrons mènent campagne en affirmant que la pièce à conviction du dossier ne fait pas partie des lots achetés par Tripoli. Ils ajoutent que le retardateur présenté par la justice de Glasgow a été altéré, changeant de forme et de couleur au gré des présentations.

« Nous sommes soulagés », dit au Figaro Edwin Bollier, l'un des fondateurs de Mebo. Il assure avoir saisi jeudi dernier le procureur général de Zurich, qui a selon lui écrit à son homologue écossais. Le patron suisse n'est pas surpris par le côté tardif des révélations de son ex-employé : « Il a attendu la prescription des faits pour minimiser les risques. » Le moment choisi par l'ingénieur s'insère toutefois dans un contexte bien particulier. La justice écossaise a autorisé fin juin le condamné libyen à faire appel, sur la base d'éléments accréditant la possibilité d'une erreur judiciaire. Mais le fameux retardateur n'en faisait pas partie. Les aveux d'Ulrich Lumpert pourraient ajouter un élément à décharge. Et aider à résoudre un problème qui alourdit toujours les relations entre Londres et Tripoli, qui a toujours clamé l'innocence du prisonnier de Glasgow.

samedi, 25 août 2007

Injustes congratulations

    Les périodes de fêtes nationales sont les périodes les plus dures qu’un prisonnier politique peut endurer

    C’est-ce que m’expliquait un ancien prisonnier. Une attente de grande incertitude qui commence des semaines auparavant et à mesure que la date fatidique se précisait, la tension, le stress et l angoisse pesaient de plus en plus sur cet univers coupé à part.

    De la question de l impossibilité d’une éventuelle grâce à cette occasion on passe petit à petit à celle de son étendue. Au fond de chaque prisonnier politique ou d’opinion il y’a un espoir caché au fond de son intime réalité qui martelait les longues nuits et les interminables journées de cette attente infinie.

    C’est une autre forme de torture qui se répète douze à quinze fois par an ; pour certains depuis plus de 17 ans.

    Hier, dans la maison de Med Abbou, maison qui nous est devenue familière au cours de ces deux dernières années, j’ai choisi de m’installer dans la véranda en face de la porte fenêtre tout en observant le va et vient et cette joie qui régnait avec ses interminables congratulations avec les sonneries incessantes des cellulaires et un brouhaha dans lequel on distinguaient difficilement les discussions échangés par les uns et les autres.

    Du déjà vu au cours de notre triste réalité tout au long de ces dernières années. Chaque fois qu’un otage est délivré on ne peut qu’oublier et se fondre dans ce bonheur éphémère de la retrouvaille d’un cher ou d’un ami alors que le prochain otage pourrait etre n’importe qui parmi nous sans qu’aucun ne se pose la question s’il n’est pas la prochaine proie que la dictature choisira. Le même scénario vécu à la maison de Hamma Hammami ou de Zouheir Yahyaoui s’est répétée hier chez Samia Abbou.

    Dans cette maison le seul étranger était Mohammed ,amaigri, on dirait rajeuni, agité, il ne s’arrête pas de se déplacer accroché à un appel ou donnant l’accolade à quelqu’un et je me demandait quand allons nous enfin les quitter pour le laisser à ses enfants.

    Samia Abbou, quand à elle saisie l’occasion de trouver un siège qui vient de se vider à coté de moi pour s’asseoir, rayonnante et le visage éclatant de bonheur elle me prend par surprise en se penchant sur moi et en m’interpellant par cette étrange question : "est ce que c’est juste que nous soyons heureux à cette occasion alors que chaque fois qu’on nous prend injustement quelqu’un pour le détenir pendant de longues années et nous le rendre ensuite , nous nous congratulons oubliant par la même les années volées injustement de la vie d’un innocent et de sa famille »

    Injustes congratulations, il y’a ceux qui fêtent leurs fêtes et ceux qui fêtent leurs délivrances de prison.

Yahyaoui Mokhtar

18:30 Ecrit par Mokhtar YAHYAOUI dans Droits de l'homme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Droits de l'homme

Rumeurs sur la vente de Hannibal TV : Larbi Nasra rompt le silence

8420b95a33d4b9c2d341fbf1f7cfac9f.jpgLes entretiens avec Larbi Nasra, patron de Hannibal TV, ne sont pas faciles. Imposant, peut-être hégémonique, le bonhomme n’aime pas qu’on le contrarie trop. Les rumeurs? Il s’en moque. Ce qu’on écrit sur lui et sur Sa chaîne ? Bof ! Ce qu’on dit à son encontre ? Les chiens aboient… Larbi Nasra est persuadé qu’il est au-dessus de tout cela. Il a fondé cette chaîne pour le plaisir et non pour l’argent. Tout le reste n’est que littérature.

Larbi Nasra dément tout. Il nie en bloc. Personne ne l’a contacté pour l’achat de sa chaîne et il n’a contacté personne à ce sujet. Il n’a pas de dettes et la chaîne fonctionne parfaitement. « Je ne suis quand même pas le cocu qui est le dernier à apprendre que sa femme le trompe», nous dit-il en dialectal tunisien dès l’entame de l’entretien qu’il a accordée à nos confrères de Haqaïq et auquel nous avons assisté. Il nous le fera comprendre d’ailleurs plus tard, car ses relations avec les journalistes qu’il ne connaît pas directement ne sont pas vraiment au beau fixe.

Les plus folles rumeurs n’ont pas arrêté de circuler ces derniers temps autour du fondateur de la première chaîne privée tunisienne. Une chaîne qui est montée en flèche à partir de rien pour occuper en un temps record (deux ans!) la première place de l’audimat sans jamais en redescendre. “Hannibal est en vente et un groupe tunisien désire la racheter. Larbi Nasra s’est évadé en Arabie Saoudite. Larbi Nasra n’a pas de quoi régler ses factures et il a les banques, les créanciers, le fisc et la CNSS sur le dos”. Il nous fallait vérifier tout cela et l’unique personne pour infirmer ou confirmer ne pouvait être autre que Nasra lui-même.

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00:17 Ecrit par Mokhtar YAHYAOUI dans Médias | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Tunisie, Hannibal TV, Larbi Nasra

vendredi, 24 août 2007

Tunisie: Un journaliste d'une chaîne de télévision privée agressé par des policiers en civil

0354b9ffc39d79c8321d2cf782061476.jpgReporters sans frontières est indignée par l'agression dont a été victime Aymen Rezgui, journaliste de la chaîne de télévision satellitaire privée Al-Hiwar Attounsi, le 24 août 2007, en plein centre-ville de Tunis. Le jour même, l'avocat Mohammed Abbou n'a pas été autorisé à se rendre à Londres, où il devait être interviewé par la chaîne Al-Jazira.

"Cette nouvelle agression témoigne de la volonté réelle des autorités tunisiennes d'empêcher les journalistes indépendants de travailler. A l’instar d’Aymen Rezgui, ces journalistes sont sans cesse surveillés et harcelés. Ce n'est pas la première fois qu’il se fait agresser et confisquer son matériel. C'est d'autant plus révoltant que cet incident s'est produit en plein jour, devant de nombreux témoins", a dénoncé l'organisation.

"Par ailleurs, nous demandons aux autorités tunisiennes de mettre fin à leur acharnement contre l'avocat Mohammed Abbou, libéré il y a un mois après avoir injustement passé près de deux ans et demi en prison. Cet homme continue d'être puni pour sa liberté de ton", a ajouté Reporters sans frontières.

Aymen Rezgui sortait d'une conférence de presse tenue par le Parti démocrate progressiste (PDP) dans ses locaux en plein centre-ville, lorsqu'il a été agressé par une dizaine de policiers en civil. Il a été blessé à la main. Sa caméra ainsi que toutes ses notes ont été confisquées. Le PDP dénonçait la volonté des autorités tunisiennes d'entraver ses activités légales, en particulier le rassemblement des jeunes du parti prévu les 25 et 26 août prochain, en lui interdisant l’accès et l’utilisation des espaces publics.

Le directeur d'Al-Hiwar Attounsi, Tahar Ben Hassine, avait confié, il y a peu, à Reporters sans frontières, ses craintes quant à une éventuelle agression. Les 15 et 16 août 2007, des policiers s'étaient rendus à son domicile et avaient interrogé sa femme de ménage. M. Ben Hassine souhaitait porter plainte pour "tentative d'intrusion".

Mohammed Abbou empêché de quitter le territoire et vol

Dans une autre affaire, l’avocat Mohammed Abbou s’est rendu, le 24 août 2007, à l’aéroport de Tunis-Carthage pour embarquer vers la Grande-Bretagne afin d’enregistrer une émission sur la liberté d’expression et les droits de l’homme en Tunisie, dans les studios londoniens de la chaîne satellitaire Al-Jazira. L’avocat, en liberté conditionnelle, a été informé par les autorités qu’il était “interdit de voyage”. Selon Me Abbou, aucune disposition légale ne justifie cette interdiction. Dans une déclaration à l’Agence France-Presse, le 22 août dernier, l’avocat avait révélé ses craintes de ne pas être autorisé à quitter le territoire après qu’une importante somme d’argent, qui lui était destinée pour un prochain déplacement en France, envoyée par l’organisation de défense des droits de l’homme Frontline, via Western union, avait mystérieusement disparu.

Reporters sans frontières rappelle que le président Zine el-Abidine Ben Ali est l'un des 34 prédateurs de la liberté de la presse.

Reporters sans frontières – Communiqué - 24 août 2007

Procès en Italie de sept pécheurs tunisiens accusés de favoriser l’immigration clandestine

Le mercredi 8 août 2007 une petite flotte de pêche tunisienne (les bateaux Fakhreddine, Mortadha et Mohammed el-Hedi), appareillant à prés de douze milles marins de l’île italienne de Lampedusa rencontre une embarcation gonflable en difficulté. Au bord de celle-ci se trouvent quarante-quatre personnes dont onze femmes (deux enceintes) ainsi que deux enfants. Parmi les naufragés à la dérive, plusieurs sont dans un état de santé grave. Après avoir avisé les autorités tunisiennes et italiennes, les pêcheurs portent secours aux naufragés, les embarquent et se dirigent vers le port sûr le plus proche, comme le prévoient la législation et les usages maritimes.

c8f1aee9e4e69a9c4dbb37f89640be2f.jpgUne fois au port de Lampedusa, des hélicoptères-ambulances prennent en charge certains naufragés dont l’état est particulièrement sérieux et les transfèrent à l’hôpital de Palerme. Les sept pécheurs tunisiens qui les ont secourus et accompagnés sont, eux, arrêtés et mis en détention et deux des bateaux à bords desquels ils travaillent (Mortadha et Mohammed el-Hedi) sont séquestrés par les autorités italiennes. Ils doivent comparaître en procès mercredi 22 août au tribunal d’Agrigente pour des chefs d’inculpation passibles de peines allant jusqu’à quinze ans de prison, dont le délit de « favorisation de l’immigration clandestine ».

L'audience à Agrigente, qui a débuté vers 07H00 GMT, "risque de durer longtemps car le tribunal va devoir écouter de nombreux témoignages", a indiqué leur avoat Me Marino, deux des personnes "sauvées" par les pêcheurs doivent être entendues jeudi.

Le journal tunisien Le Quotidien rapporte aujourd’hui que le président de la cour relevant du tribunal d'Agriente a ouvert le procès. Après avoir rappelé les faits, on a commencé à appeler à la barre un à un,  les sept  pêcheurs tunisiens avant de lire l’acte de l’accusation. La justice italienne s’est basée sur les témoignages des naufragés qui auraient déclaré aux enquêteurs qu’ils étaient à bord des deux bateaux de pêche appartenant aux sept pêcheurs. Ces  derniers  les auraient  embarqués à bord à partir de la ville de Teboulba (Monastir-Tunisie) pour les aider à traverser les frontières maritimes d’une manière clandestine.

Selon le même journal ces témoignages sont contredits par le repérage GPRS qui a montré que les deux bateaux de pêche tunisiens n’étaient  pas dans la zone où a eu lieu le naufrage. Le même repérage fait état également de la présence d’un troisième bateau, en état  de détresse. Son équipage a lancé des appels aux secours. Seuls les pêcheurs tunisiens ont répondu présent, n’hésitant pas à intervenir pour sauver les naufragés. Comment alors sont-ils devenus des passeurs ?

La Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR) a dénoncé dans un long communiqué le 20 août l’arrestation des pêcheurs en question et leur détention qu’elle tient pour arbitraire. Elle demande leur libération immédiate et l’arrêt de toute poursuite à leur encontre et la levée immédiate du séquestre frappant les deux embarcations de pêche dont l’immobilisation compromet une activité constituant le gagne-pain de plusieurs familles de la ville de Téboulba (Tunisie).

La FTCR « considère que cet épisode est un nouvel élément d’une politique systématique de l’Union Européenne consistant à rendre plus difficile et plus dangereuse la mobilité aux abords de son territoire. Par la mise en place de dispositifs sécuritaires policiers et militaires extrêmement coûteux, par une entreprise méthodique de contournement des législations garantissant les droits des personnes et par la multiplication des infractions de fait à ces lois et conventions (Des lois et conventions relevant du droit humanitaire, de celles garantissant le droit d’asile et maintenant des dispositions du droit maritime, notamment celles portant sur le devoir de secours en mer), l’UE tente dissuader de manière indiscriminée l’arrivée de migrants et de réfugiés sur son territoire. »

La Ligue Tunisienne pour la défense des Droits de l’Homme ( LTDH ) à dénoncé de son coté l’arrestation et la traduction en justice des sept pêcheurs et demandé leur libération immédiate et l’arrêt des poursuites engagées contre eux, ainsi  que la libération des deux bateaux arraisonnés. Dans un communiqué du 21 août diffusé aujourd’hui la LTDH Rappelle que le fait de porter secours à des personnes en danger n’est pas seulement un devoir humain, mais aussi  une obligation légale, et que de ce fait les marins tunisiens  auraient du être félicités au lieu d’être arrêtes et traduits en justice.

TUNISIA Watch – le 24 Août 2007

jeudi, 23 août 2007

حوار العودة

كلما عاد الحوار حول ما أصبح يعرف عندنا بالعودة و المهجّرين تنتابني خواطر تجعلني ألجم قلمي مخافة أن أسيء بقول أو أجرح شعور من لم يحسن لهم هذا الزمان حتى أنني أجد أحيانا السجن أهون من النفي لمن لا يطيقون الحنين للأوطان.

كما أن الحوار حول العودة من أصله مبتذل لأن الغربة بالنسبة للمهجّر قائمة على المنع واستحالة العودة و ليست بسبب شروط موقوفة عليها. حتى أننا لو تأملنا في بعض تلك الشروط التي يحاول بعض المهجّرين جعل عودتهم متوقفة عليها و اشترطناها نحن في الداخل للبقاء في بلدنا لخلت البلاد من أهلها و لم يبقى فيها غير المستبدين عليها و بطاناتهم يعيثون فيها. فهل نحن برضائنا البقاء في بلدنا رغم هوان أوضاعنا قد قبلنا بالذل و المهانة و الخضوع و المسكنة على نحو ما يصور به بعض المهجرين عودتهم في مثل هذه الظروف.

فالمقصود بالعودة إذن من لازالت غربتهم إضطرارا تجنبا لمهلكة تنتظرهم في بلادهم بسبب أفكارهم و عقيدتهم. و عندما يصبح المغرّب في موقف الإختيار بين الرضاء بمقاسمة شروط عيش بني وطنه و عدم التنازل عن شروط أفضل توفرت له في غربته فإنه يخرج عن دائرة قضية حق العودة و التغريب عن الأوطان و يصبح في دائرة الهجرة التي لجأ إليها مئات اآلاف من مواطنينا و يحلم بها أضعافهم إلى درجة المجازفة بحياتهم لنيلها بسبب سوء أوضاع حالة بلادهم.

حوار العودة عندما ينحو مثل هذه المناحي يتحول إلى خطاب محبط رهيب. و هو بهذا الشكل يذكرنا بحق العودة الذي يتزايد عليه الفلسطينيون منذ ستين سنة في حين أنه لم يعرض قط عليهم و لا أتيح لهم باسثناء من عادوا بموجب الترتيبات المنبثقة عن أوسلو بل هي أوهام العودة التي تذكرنا بتنظيمات الكنترا المعارضة الكوبية في الولايات المتحدة الأمريكية التي حولتهم إلى عصابات ضد بلدهم خدمة لأغراضها دون المجازفة بأبنائها. و هي تذكرنا أيضا بالمعارضة العراقية و ما جنته على وطنها للعودة إليه وفق شروطها. وغيرهم كثر لا يتسع المجال لاستعراض نكباتهم.

و لو عدنا لتاريخنا واكتفينا بتجربتنا و تسائلنا هل عاد لنا بورقيبة في 1 جوان 1955 تلك العودة المضفرة، التي يحلم بها الكثير من الإسلاميين اليوم كما حلم بها غيرهم لزعمائهم، بمشروعنا الوطني الذي ناضل آبائنا و أجدادنا ضد استعمار الأجنبي لتحقيقه و حتى لا تمتهن كرامة أي تونسي بعده في وطنه أم جاءنا مؤسسا للنظام الذي لازال يهيننا ويسجننا ويشردنا و يؤلب بعضنا ضد بعض و يغتصب أرزاقنا و ينهب خيرات بلادنا و يعد منا جريمة إن تعرضنا بمجرد الذكر لما يسومنا به من ظلم و ما يضيق به علينا في حقوقنا. إن الشعوب التي لا تستوعب تاريخها ستضل تعاوده إذ كيف لها أن تتجاوزه وهي لم تستوعب دروسها منه.

الكثير من الإسلاميين المعنيين بحوار العودة اليوم قبل غيرهم لا يحسنون قراءة تجارب من سبقهم و يتحدثون عن الصحوة و اندحار اليسار و إفلاس العلمانيين من منطلقات إيديولوجية تهمل الخلفية التاريخية لعقود التغريب الذي سلط عليهم و كان سببا في إنبتاتهم و هم بذلك لا يفعلون عن غير وعي سوى تكرير تجربتهم. فقد كانوا أيضا و لا يزال الكثير منهم لا يقلون وطنية و تفان في التضحية و البذل عنهم.

العودة ليست حق، العودة واجب إذا لم تكن بتعريض النفس للتهلكة لكل من لم ينفصل عن وطنه أو يستغرقه شأنه الخاص و لازال مسكونا بقضيته و مشروعه. و من سوء التدبير الإستهانة بالداخل وما يشكله وقوف الصامدين كالشوكة في حلق الطغاة و المتجبرين و لعله من كبائر الأمور بخس نضال و مجاهدة العائدين و محاولة تشويههم بشبهة القبول بالتواطؤ و الخضوع للظالمين أو تسويتهم بالخائنين حتى إذا كانت عودتهم فقط للم شملهم مع عائلاتهم. لأن حوار العودة عندما ينحو هذا المنحى يتحول إلى فتنة و تثبيط للعزائم و استهانة و تشكيك وظلم ذوي القربى أشد مرارة... و لتوضيح بعض المفاهيم المقلوبة لا بد أن نعي أن الهجرة هي الخلاص الفردي و تلمس للنجاة بالنسبة للمهجّرين و أن العودة هي التضحية و الثبات.

لقد أوفى النص الذي نشره مؤخرا الدكتور عبد المجيد النجار الموضوع حقه لذلك لست في وارد إجترار الأفكار و المقاصد التي أتى عليها فأوفاها حقها و لكن لا يبدو موضوع العودة قابلا للشفافية و الوضوح اللازمين ما لم تتضح في أفكارنا طبيعة مشكلتنا مع هذا النظام.

 القضية بالنسبة لنا ليست قضية وجود بمعنى إما نحن أو هو كما يحاول البعض الإيحاء بذلك من خلال خطاب متشنج أحيانا فكلنا تونسيون و لا وجه لأن تأخذ قضية فرض حريتنا شكل قضية تحررنا من مستعمرينا بمعنى أننا لسنا بصدد قضية قد تتنتهي إلى كفاح مسلح و إنما نحن بصدد قضية سياسية كفيلة الحل بالطرق السلمية لأننا كتونسيون و كديموقراطيون لا نرى في خصمنا اليوم طرف يجب استئصاله و إجلائه عن أرضنا بل شريك نعمل على أن نفرض عليه قواعد العمل السياسي النزيه بحيث لا يكون له من وزن إلا بقدر حجمه الحقيقي في مجتمعنا و درجة إشعاعه بين مواطنينا.

 و خيار العمل السياسي و الأهلي السلمي ليس خيار ضعف و إنما خيار قوة يدركها هذا النظام جيدا و لذلك يسعى بكل ما توفر له من إمكانيات لغلق كل منافذه و وسائله. و هو يدرك جيدا لو أتاح شروط المبارزة السياسية الحقيقية إلى جانب من ستكون نسبة التسعة و تسعون بالمائة. كما أنه يلجم أصواتنا و يصادر خطابنا و هو يدرك أن خطابه لا يصمد أمامه. و هو يحجب الحقائق و يزور المعطيات و يعتم على كل أشكال و قنوات اتخاذ القرارات لأنه كالطبل الخاوي لم يبقى له ما يقدمه سوى إصدار الضجيج حول ما يفعله. هو نظام في نفق مسدود يعرف أن كل الشعب التونسي لا يحلم إلا بيوم الإنعتاق من جوره و صلفه.

ما لا يمكن أن أفهمه و هو المريض المشرف على نهايته لماذا نعلّ أنفسنا بمرضه. لماذا نبحث عن خلاصه و نحن ندرك أن خلاص مجتمعنا بزواله و تجاوز قواعده الظالمة واستبداده. الزمن وحده كفيل بسحقه و سحق كل من بنوا مشاريعهم على التمعّش من فتاته. نحن نزرع البذرة الطيبة و السماء تسقيها و الأرض تنبتها و النور ينضجها و لا يبقى لنا سوى رعايتها و ترقب جني ثمرتها فلماذا لا نترك للزمن إتمام فعله؟ لذلك فإن كرامتنا اليوم داخل بلادنا لا نستمدها من قبول هذا النظام بشروطنا و استجابته لمطالبنا بل من مواقعنا في الدفاع عن الحق و الحرية و العدالة في مواجهة موقفه الجائر المستبد و من ازدرائه و احتقارنا لجشعه وولعه بنفسه، لطمعه و قسوته و بؤس سريرته إنه يقوم رغما عنه بكل ما نحتاجه لإدانته أمام كل المنصفين و العارفين بحقائق الأوضاع التي تمر بها بلادنا فلماذا الإنشغال و الاستعجال و قد كفانا الحكم على نفسه بنفسه بنهايته.

قد يقول البعض هذا مجرد كلام و ليس من السياسة وقد لا يقدم و لا يؤخر... و أجيب بأنه تذكير بالسنن التي تنتقل بموجبها حياة الشعوب و الأمم من حال إلى حال و التي لا يقدر أي بشر لها تغييرا. إن ما يجب أن يشغلنا اليوم هو أن لا نعود بعده على ما كنا عليه في عهده. نحن لم نقاطع هذا النظام و لم نحاول إقصائه بل كنا له من الناصحين الصادقين و لست أقصد شخصي تحديدا إذ لا يحصى من سبقوني أو جاءوا بعدي. ولكنه كان عنيدا أصم أغوته السلطة حتى انفض شعبه من حوله و لم يبقى من يصدقه غير المتزلّفين و السفهاء من حوله و ما أقصى بذلك إلا نفسه عن النزهاء و الخيرين حتى تحول إلى رمز من أساطين الطغيان و المتجبرين في هذا القرن الواحد و العشرين.

و لابد هنا من إجابة بعض المتهافتين على دعوات المصالحة و المتملقين لود الظالمين: ما الذي يمنع هذا النظام إذا كان قد استفاق كما يدعون من مصالحة شعبه و إذا كان المعارضون لنهجه على ما يدعون لا وزن لهم و لا يعتد بهم و كلهم محبطون لماذا لا يتجاوزهم و يتحاوروا مباشرة مع من هم قادرين على تغيير الموازين لصالحه بدون تدليس و لا تزوير و مداهنة و استجداء للمبايعة و ضحك على الذقون.

كفاكم غباءا و رياء لقد طفح الكيل من خطابكم و نفاقكم مشكلة نظامكم ليست مع هذه الأسماء التي تتكالبون عليها بنميمتكم و بترهاتكم لأته إن كان من وزن لها فهو بقدر ما ترمز له من أحلام و تطلعات المجتمع الذي ظلمتم و الذي لم يعد يثق بكم. مشكلتكم مع شعبكم.

 

حوار العودة يجب أن يكون حوار الواثق المعتد بقيمه متجذرا صامدا في واقعه حوار العودة يجب أن يكون حوار انتصار مهما اقتضى الأمر من بذل و انتظار حوار عودتكم يجب أن يكون واعيا أنكم لستم وحدكم قيمون على مستقبل وطننا أو ديننا بل أن كل تونسي مهما خالفكم شريك معكم و هذا أول درس يجدر استخلاصه من خيبة النظام الذي إضطهدكم و فشل تجارب من سبقكم.

المختار اليحياوي – قربة، تونس: الخميس 23 جويلية 2007

14:07 Ecrit par Mokhtar YAHYAOUI dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Tunisie, Exil politique, Dictature, Opposition

mercredi, 22 août 2007

Tunisie: l'avocat dissident Abbou empêché de voyager

c89b5f6fbf76e4c458c6826dd5b498ab.gifL'avocat dissident tunisien Mohamed Abbou, libéré récemment, a affirmé mercredi être l'objet d'une machination visant à l'empêcher de voyager, mais les autorités ont démenti toute implication. Me Abbou a indiqué que de l'argent destiné à couvrir les frais d'un séjour à Paris, pour lui-même et sa famille, à l'invitation de l'association des droits de l'Homme Frontline (Dublin), a été détourné. "Un montant de 3.700 dinars (2.154 euros) a été transféré par Western Union au nom de mon épouse Samia et en allant le retirer au bureau de poste principal de Tunis, elle s'est fait signifier qu'il a été retiré", a-t-il raconté à l'AFP.

Me Abbou a implicitement accusé les autorités de vouloir l'empêcher "de voyager et de s'exprimer" et indiqué que son épouse allait déposer plainte contre la Poste tunisienne, représentant de Western Union. Les autorités ont affirmé "ne pas être au courant" de l'affaire, jugeant "absurdes les insinuations" de l'avocat, "les transactions financières étant protégées par la loi en Tunisie", a-t-on indiqué de source officielle. "Les établissements concernés par de telles transactions sont habilités? en vertu des dispositions en vigueur, à entreprendre les mesures adéquates en cas de réclamation", a-t-on noté de source officielle.

Me Abbou a indiqué en outre qu'il comptait se rendre vendredi prochain en Grande Bretagne pour enregistrer une émission dans les studios de la chaîne Al-Jazira à Londres sur la liberté d'expression et les droits de l'Homme. L'avocat dissident a ajouté que l'enregistrement était initialement prévu dans les studios d'Al-Jazira au Maroc, mais que la chaîne avait préféré le conduire à Londres. "De toute façon, je n'aurais pas pu voyager, la réservation d'un siège à mon nom sur un vol de Tunisair pour le Maroc avait été mystérieusement annulée", a-t-il affirmé. "Je dois prendre un vol vendredi pour Londres. Attendons voir!", a-t-il dit.

Mohamed Abbou, 41 ans, a été gracié le 24 juillet dernier à la veille de la fête nationale de la république par le président tunisien Zine El Abidine Ben Ali après 16 mois de prison. Il avait été condamné en 2005 à un an et demi de prison pour "publication d'écrits de nature à troubler l'ordre public" et "diffamation des autorités judiciaires et diffusion de fausses nouvelles".

Sa condamnation intervenait après la publication d'un article sur internet, dans lequel l'avocat comparait la torture pratiquée dans les lieux de détention en Tunisie aux sévices exercés par des Américains dans la prison d'Abou Ghraïb, en Irak. Il avait été condamné dans une seconde affaire à deux ans de prison pour "violences", à la suite d'une plainte déposée par une avocate.

Son cas avait été évoqué par le président français Nicolas Sarkozy lors d'une visite à Tunis les 10 et 11 juillet et sa libération a suscité le soulagement des barreaux et associations de défense des droits de l'Homme en Tunisie et en France. (AFP - Mercredi 22 Août 2007)

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