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dimanche, 30 septembre 2007

ONU : un racisme "pernicieux" perdure en France

Les jeunes d'origine immigrée "se sentent discriminés et rejetés par une conception rigide de l'identité nationale française", affirme une émissaire de l'ONU.

0f54cd6bd1e08bb73f9198ece80a8fdb.jpgDe retour d'une mission de 10 jours en France, l'émissaire de l'ONU Gay MacDougall a déclaré, vendredi 28 septembre, qu'un racisme "pernicieux" perdure en France, où des minorités sont reléguées dans des "ghettos" sans espoir de promotion sociale.

Regrettant l'"ambiguïté" du discours politique à cet égard, Gay McDougall s'est "rendue compte que le racisme était un sentiment pernicieux dans la société" française. "Des personnes qui ont beaucoup travaillé, qui ont respecté toutes les règles du jeu et qui croient sincèrement aux principes de la République française se retrouvent piégées dans des ghettos urbains où le taux de chômage dans certains cas peut dépasser les 40%", a affirmé lors d'une conférence de presse l'experte américaine, qui s'est rendue notamment dans des banlieues défavorisées de Paris, Marseille et Strasbourg.

Concept de minorité

Les jeunes d'origine immigrée "se sentent discriminés et rejetés par une conception rigide de l'identité nationale française qui ne leur convient pas", a-t-elle ajouté.

Gay McDougall a noté des "pas en avant très importants" dans un pays qui "rejette historiquement le concept même de minorité parce que contraire aux principes de la République", comme l'autorisation prévue de statistiques par origines ethniques, jusqu'à présent interdites en France, et le débat lancé sur la "discrimination positive" par le président Nicolas Sarkozy.

Tests ADN

Par ailleurs, Gay McDougall a regretté "l'ambiguïté" de certaines mesures et déclarations des responsables politiques français sur l'immigration, citant notamment le débat sur l'introduction de tests ADN pour les candidats au regroupement familial et la mise en avant systématique de la notion d'"identité nationale". "La France est en train d'engager un virage, mais sans un leadership engagé absolument sans la moindre ambiguïté, la voie ne sera pas la bonne. Il faut que tout le monde comprenne que le gouvernement est contre la discrimination et pour l'égalité", a-t-elle assuré.

L'émissaire doit présenter un rapport à Genève en mars lors de la prochaine session du Conseil des droits de l'Homme de l'ONU.

NOUVELOBS.COM - 28.09.2007

Le communiqué de presse de Gay McDougall : http://yahoo.bondyblog.fr/files//Communique_de_presse.doc

Birmanie : "Aung San Suu Kyi, m'a dit : 'Nous gagnerons... pacifiquement'"

5b0987789e9be1760d686047691fcfd3.jpgDimanche dernier, pour la première fois depuis 2003, Aung San Suu Kyi est sortie de sa résidence pour saluer les manifestants. Alors qu'a Rangoun les manifestations se multiplient contre la junte militaire au pouvoir, le journaliste de TF1 évoque sa rencontre avec cette femme, prix Nobel de la paix, toujours entre prison et résidence surveillée.

C'est l'un des plus beaux pays du monde. C'est aussi l'un des plus liberticides, des plus répressifs. Par trois fois, j'ai pu m'y rendre, avec un visa de touriste, en cachant soigneusement ma profession de journaliste et tous les instruments qui pouvaient la rappeler. C'est la toute première fois que j'ai pu rencontrer l'icône absolue de tout un peuple, l'honneur des femmes libres : Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la paix il y a déjà seize ans. Depuis, tout nouveau contact m'a été interdit.

Par des subterfuges qu'il n'est pas utile d'évoquer pour ne pas donner de mauvaises idées à ses geôliers, j'ai pu me glisser, seul, à l'intérieur de la vaste maison qui lui sert aussi, hélas, de résidence surveillée. J'avais dissimulé dans mon bas de pantalon une minuscule caméra que je lui laissai, en sortant, pour son usage personnel - mais a-t-elle eu vraiment le temps de s'en servir avant qu'on la lui confisquât ? - et je repartis avec la bande vidéo cachée dans ma chaussette. Elle m'accueillit comme une femme du monde qui recevrait en son domicile, avec une exquise urbanité, me servant le thé comme on le faisait dans les romans de Somerset Maugham et engageant la conversation comme si de rien n'était. Comme si elle n'avait pas gagné les élections six ans auparavant avec la Ligue nationale pour la démocratie, avant que la junte militaire, au pouvoir depuis 1962, ne s'assoie avec morgue sur les urnes et sur le choix du peuple.

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La Tunisie : Allégations d’un dictateur

Par : Fathi CHAMKKHI (Université de Tunis)

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Tout en prétendant « œuvrer pour le développement », la liberté et le bien être de tous, le pouvoir de Ben Ali continue de confisquer le libre choix des tunisiens et de tenir la société en laisse, empêchant par la même tout progrès réel du pays. La justification idéologique du régime se fonde sur trois allégations :

L’allégation de l’accumulation économique.

Selon la pensée dominante, l’économie tunisienne serait, irrémédiablement, en train de sortir du sous-développement. Par conséquent, elle s’approche, chaque jour un peu plus, du développement. Une simple question de temps... Pour étayer ses assertions, le pouvoir se prévaut, notamment, des taux de croissance de l’économie : une moyenne annuelle de 5% au cours des 17 dernières années.

En fait, la croissance économique remonte plus loin : 50 ans environ, voire beaucoup plus. Mais, ce que ne dit pas la pensée dominante c’est que cette croissance ne bénéficie, en réalité, qu’à une minorité d’acteurs (surtout étrangers). Alors que de larges secteurs de la société peinent dans le dénuement total.

Ce caractère exclusif de la croissance économique en Tunisie, se perpétue depuis la période coloniale jusqu’à nos jours.

Le capital est donc, le seul réel bénéficiaire de la croissance en Tunisie, tandis que la part qui revient au travail reste en tous points dérisoire. Ainsi, au cours du long règne de Ben Ali, les revenus du capital se sont accrues de 75 points contre une régression du salaire réel moyen, et surtout une perte de pouvoir d’achat de plus de 10 points pour les bas salaires.

Ce n’est donc pas une question de temps, comme le prétend la propagande officielle. En fait, l’économie locale est une véritable passoire. Elle est impropre à une réelle accumulation de richesses pouvant conduire à une transformation qualitative de la société.

L’allégation de l’accumulation sociale.

La propagande officielle ne cesse de propager un discours mensonger sur des prétendus acquis sociaux qu’auraient réalisé la société tunisienne au cours de « l’Ère nouvelle ». A en croire la pensée dominante, la Tunisie serait même sur le point d’éradiquer définitivement la pauvreté. N’a-t-on pas déjà atteint le seuil, fort impressionnant, de seulement 4% de pauvres dans l’ensemble de la population !

Mais, les faits tendent à démontrer exactement le contraire. L’évolution du prix du pain, aliment de base des tunisiens, peut nous donner une idée générale sur la nature de la logique sociale à l’œuvre sous le régime néo-libéral. En effet, durant les 20 dernières années, ce prix, pour lequel le peuple tunisien s’est insurgé en 1984, a été multiplié par 4,5. Dans le même temps, le pouvoir d’achat des tunisiens reculait.

Par ailleurs, l’école, autre indicateur social des évolutions en cours, est en pleine déconfiture. Au cours des dix dernières années, tout ce que la logique néo-libérale a réussit à faire, c’est de transformer l’université en une machine à produire, par dizaines de milliers, des chômeurs bardés de diplômes. L’université n’est plus cet ascenseur social qui assurait, à ces jeunes diplômés, une intégration sociale convenable.

Sous le joug du néo-libéralisme, les revenus du capital progressent, tandis que ceux du travail reculent : d’un côté, une minorité qui s’enrichit rapidement et de l’autre, une majorité qui s’appauvrit.

Le monde du travail tunisien est en train de payer un lourd tribut aux exigences du capital globalisé. Le pouvoir prétend que le taux de chômage n’est que de 14%. Cela fait tout de même près de 600 milles chômeurs. Ce sont pour la plupart des jeunes (beaucoup plus de filles que de garçons) et des diplômés de l’Université. L’emploi informel toucherait même une proportion de 40% de la population active occupée !

En plus, de ces pertes quantitatives nettes, les travailleurs subissent de plein fouet les effets négatifs de la déréglementation et de la flexibilité. Les formes de travail précaires gagnent tous les secteurs d’activité. Les contrats à durée déterminée sont désormais la règle, le travail partiel forcé et la sous-traitance gagnent du terrain, les entreprises de travail temporaires poussent comme des champignons…

Les effets dévastateurs de la logique néo-libérale au sein de la société tunisienne sont déjà largement visible parmi la jeunesse. De plus en plus, les seuls « choix d’avenir » qui leur restent sont de véritables trappes sociales ; chômage, délinquance ou bien immigration clandestine…

Là encore, le néo-libéralisme ne favorise aucune accumulation d’acquis sociaux pouvant servir de leviers vers le développement social, la liberté et le bien être du plus grand nombre. La politique néo-libérale agit tel un rouleau compresseur vis-à-vis des efforts de développement du peuple tunisien.

L’allégation de l’accumulation démocratique.

Le troisième volet de la propagande officielle concerne les libertés politiques ; la société tunisienne serait en train d’avancer, à pas assurés, vers la démocratie. Là encore, rein n’est aussi faux !

Au lendemain de son coup d’État, en 1987, Ben Ali s’engage solennellement à supprimer la présidence à vie, instaurée par son prédécesseur quelques années auparavant. Peu de temps après, il modifie la Constitution dans ce sens.

Le nouveau pouvoir promet davantage : la libéralisation de la vie politique et l’instauration de l’État de droit. Mais, rien de tout cela ne se réalise. En fait, tout au long de ses 17 années de règne, Ben Ali n’a ménagé aucun effort pour encadrer et contrôler la société afin de mieux la dominer.

Assez paradoxalement, au moment où la voie de la « présidence à vie » semble tout à fait libre devant Ben Ali qui s’est offert, par le biais d’un pseudo-référendum (organisé en mai 2002), l’immunité totale, et de très larges pouvoirs, et alors qu’il semble régner en maître absolu sur la Tunisie, le régime de Ben Ali apparaît, plus que jamais, comme un colosse aux pieds d’argile.

Ben Ali est le premier à le savoir. Chirac, Bush et l’Union Européenne le savent. Les tunisiens le savent aussi. Le moment d’en découdre peut être beaucoup plus proche qu’on ne le pense. La société tunisienne bouillonne de l’intérieur ; c’est un véritable volcan qui travaille en profondeur… Le mouvement démocratique tunisien, malgré toutes les difficultés auxquelles il a à faire face, n’a plus le droit à l’erreur.

Fathi CHAMKKHI* - Le 30 septembre 2007

* Fathi CHAMKKHI est le Porte parole de Raid Attac Tunisie

07:25 Ecrit par Mokhtar YAHYAOUI dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Tunisie, Dictature, Ben Ali

Radio Zitouna : Un modèle d’affairisme religieux

4fdd73a0714e868c79accf23ec7b9f2a.jpgDans sa repense à la question posée par la journaliste du Magazine Réalités, le nouveau directeur de la nouvelle station radio privé Zitouna Fm disait « Ce que je peux dire, c’est que la station ne vivra pas de publicité comme beaucoup de stations privées. L’instigateur du projet a déboursé plus de 900.000 dinars de sa poche et il l’a fait uniquement dans le but de faire une bonne action. »

Cette repense n’aurait soulevé aucun inconvénient s’il s’agissait d’une action caritative dans les normes que la loi a prévue. Il y a plusieurs façons dont on peut emprunter pour mener une bonne action ou pour la financer par son argent, des fondations, des association, des fonds d’aide et de soutien et même des donations sont connu partout dans le monde pour rependre à ce noble besoin qu’éprouvent certains généreusement, indépendamment de tout but lucratif pour soutenir des causes ou des thèmes qui leur tiennent particulièrement à cœur.

Un ami expert en domaine financier me disait dernièrement «  je donnerait tous mon savoir et mes titres si je trouvais quelqu’un qui peut m’expliquer le modèle économique sur lequel cette radio a été fondée ». d’après l’annonce légale parue dans les journaux, Radio Zitouna à été crée sous forme de société à responsabilité limité (SARL), un chois qui fait d’elle une entreprise commerciale par la forme indépendamment de la nature du domaine d’activités dont ses promoteurs comptent s’investir. Dans notre cas comme le définit bien son directeur « Cette radio a été créée dans le but de diffuser le Coran, de le vulgariser afin de le rendre accessible à tous à travers ses émissions et d’éclairer les gens sur l’Islam avec des hadiths du prophète et des petites anecdotes historiques. Un autre but est à signaler et il n’est pas des moindres, c’est apprendre aux jeunes à psalmodier le Coran et leur donner une culture arabo-musulmane qui s’est effacée, aujourd’hui, au profit d’une culture occidentalisée. » On voit mal d’où va provenir le produit financier de l’investissement qui va permettre à l’entreprise de fonctionner et de subvenir au moins aux besoin de sa gestion. Et pourquoi a-t-on choisi la forme d’une entreprise commerciale pour mettre sur pieds un projet dont les buts manifestes semblent être uniquement religieux et culturels.

Sur le plan strictement légal, n’est-il pas légitime de se demander si les statuts d’une telle société sont conformes avec la législation en vigueur dans notre pays. Par la contradiction entre sa forme et son objet, cette entreprise c’est mis dés sa création dans une situation dont je ne pense pas qu’il y ait un seul juriste prêt à cautionner la légalité. De plus l’objet de cette entreprise concerne l’exploitation d’un domaine soumis à autorisation que seul l’Etat peut accorder. Comment un Etat moderne et un gouvernement, qui prétend agir selon la loi et dans les limites et les normes de la légalité, peut accorder une autorisation pour « diffuser le Coran et le vulgariser » à une entreprise commerciale privé ?

En fait ce qui intrigue le plus n’est pas le modèle économique dans lequel s’inscrit cette entreprise de radio que cinq partis politique lui ont apportés leur soutient mais le modèle politique de pouvoir vers lequel est entrain d’évoluer notre Etat indépendant caractérisé par le retours du syndrome beylical despotique réactionnaire ou le loi est en train de s’effacer complètement devant le fait princier.

En fait comme disait son directeur « Sa création a pour but de montrer aux gens que les idées extrémistes représentent une menace pour le monde entier. Il faut éclairer les gens qui accusent l’Islam d’être une religion meurtrière, contrairement à sa véritable vocation. Notre radio, à travers ses émissions, fera reculer les esprits enflammés et donnera une vision pacifiste de notre culte. » Cela n’a rien de Politique c’est un modèle d’affairisme religieux dans un pays aux croisés des chemins.

Yahyaoui Mokhtar – Tunis 30 09 2007

02:45 Ecrit par Mokhtar YAHYAOUI dans Médias | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Tunisie, Radio Zitouna

samedi, 29 septembre 2007

L’un des principaux dirigeants d'Al-Qaïda en Irak tué par l'armée américaine été un Tunisien

WASHINGTON - Les forces américaines ont annoncé avoir tué l'un des principaux dirigeants d'Al-Qaïda en Irak, un Tunisien qu'on pensait impliqué dans les enlèvements et assassinats de soldats américains l'été dernier.

"Abou Oussama al-Tunisi était l'un des principaux dirigeants (d'Al-Qaïda), l'émir des terroristes étrangers en Irak et l'un des membres de la direction intérieure", a précisé vendredi le général Joseph Anderson.

Selon le général, qui s'exprimait depuis Bagdad en visioconférence au cours d'un point presse au Pentagone, il s'agit d'une "perte importante" pour Al-Qaïda, car al-Tunisi était l'un de ceux qui organisaient la venue de jihadistes étrangers en Irak. Il opérait à Youssoufiah, au sud-est de Bagdad, depuis la deuxième bataille de Falloujah, en novembre 2004.

"Son groupe a été responsable de l'enlèvement de nos soldats en juin 2006", a-t-il précisé. Il n'a pas fourni plus de détails, mais trois soldats américains avaient été tués à cette époque, enlevés au cours d'une embuscade, et leurs cadavres, mutilés et piégés, retrouvés trois jours plus tard.

Selon le général Anderson, les entrées de combattants étrangers en Irak se sont réduites de moitié récemment, grâce notamment aux gardes frontaliers irakiens. Elles étaient auparavant de 60 à 80 par mois. (AP - Vendredi 28 septembre 2007)

Le niveau de la corruption au Maroc et en Tunisie reste élevé selon le dernier rapport de Transparency International.

vendredi 28 septembre 2007.

La corruption se répand au Maroc et en Tunisie. (JPEG) Le Maroc a amélioré son classement passant de la 79ème à la 72ème place dans le classement de 2007 de Transparency International basé sur l’indice de perception de la corruption, a indiqué Azzeddine Akesbi. "Cela constitue un léger espoir, mais sans réel impact sur la vie des Marocains", a-t-il ajouté. "Cette légère amélioration dans le classement ne fait pas sortir le Maroc de la zone des pays à corruption endémique, même si l’attractivité pour les investisseurs en sort renforcée", a-t-il dit.

La Tunisie a quant à elle perdu 10 places en une année selon le classement de Transparency International (61e avec 4,2 en 2007 contre 51e avec 4,6 en 2006), mais elle reste plus ou moins bien lotie par rapport au Maroc (72e) et l’Algérie (99e).

D’après Agences

03:15 Ecrit par Malek Khadhraoui dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Corruption, Tunisie, Algerie, Maroc

Tunisie : année 2007 ensoleillée

La croissance de l’économie tunisienne devrait encore accélérer en 2007 pour atteindre 6% (le chiffre le plus élevé depuis 2004). La croissance apparaît aujourd’hui très forte dans le secteur des services, un peu moins dans l’industrie, toujours affectée par les difficultés du textile. La demande intérieure est vive, portée par le marché du crédit à la consommation dont l’encours s’élève désormais, selon nos estimations, à 4,5 milliards d’euros.

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La situation conjoncturelle est restée favorable au premier semestre, en connexion avec celle de la zone euro (la France est la principale destination des exportations tunisiennes, lesquelles sont destinées à hauteur de plus de 80% à l’Union Européenne). Les exportations sont toujours sur un trend d’amélioration, ce qui tire la production. Importatrice nette de produits énergétiques, l'économie tunisienne fait preuve d'une grande résilience face à la montée des cours des hydrocarbures et des autres matières premières importées.

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D’ailleurs, l’inflation reste faible (3,3% en août), et inférieure au principal taux directeur de la Banque Centrale de Tunisie.

Dans ces conditions, nous estimons que le déficit public devrait se maintenir sous la barre des 3% du PIB à l’horizon de la fin de la décennie, ce qui permettrait à la dette publique de reculer légèrement (en % du PIB). Outre la poussée des recettes fiscales, les privatisations à venir et l’amélioration de la collecte des impôts y contribueraient. Le déficit commercial (courant) devrait quant à lui continuer de naviguer autour de 1,5% du PIB, un niveau relativement modeste, d’autant que les entrées d’investissements directs étrangers demeurent importantes. L’année 2006 a connu un flux record d’IDI, notamment en raison de la privatisation partielle de Tunisie Telecom.

La Tunisie continue donc de profiter du train de réformes entamé dans la deuxième moitié des années 1980. Le pays est le plus développé du Maghreb, et il a vu émerger une large classe moyenne. Les entreprises du pays et l’Etat vont maintenant devoir faire face à deux enjeux majeurs :

- L’accroissement de la concurrence internationale. La Tunisie a signé de multiples accords de libre-échange ces dernières années (avec les pays d’Afrique du nord et l’Europe). L’accord entre l’UE et la Tunisie prévoit le rapprochement législatif et réglementaire avec l’acquis communautaire dans le cadre de la « Politique Européenne de Voisinage ». Dans ce contexte, les entreprises devront encore accroître leur productivité et leur taux d’investissement, lequel reste relativement bas. L’Etat devra continuer de se débureaucratiser.

- La transition vers la démocratie. Comme nous l’avons écris plusieurs fois dans nos commentaires sur l’économie marocaine, il ne saurait y avoir de stabilisation macroéconomique durable sans une intensification du processus de démocratisation. La consolidation des performances économiques de la Tunisie passe par une ouverture politique plus importante.

Nicolas Bouzou* -  Asterès - 28 septembre 2007

* Nicolas Bouzou est maître de conférences à Sciences Po

02:06 Ecrit par Mokhtar YAHYAOUI dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Tunisie, Croissance, Démocratie

Belhsan Trabelsi lance une nouvelle raffinerie de sucre à Bizerte

L’homme d’affaire Tunisien Belhsan Trabelsi, beau frère du président Ben Ali vient d’annoncer la création d’une nouvelle raffinerie de sucre en Tunisie. La nouvelle raffinerie qui sera installé dans la zone off shore de Bizerte est destinée à l’exportation avec un capital de 16 millions d’euro (28 MDT) avec la participation de Lotfi Abdennadher.

Lotfi Abdennadher est à la tête d’un groupe de 12 entreprises en voie de devenir un holding générant avec un chiffre d’affaires de 180 MDT et employant 1500 salariés. Parmi les nom les plus connu du groupe SOMOCER,  ABC, AGROMED (Mamie nova), AGRIMED et SANIMED

La consommation du sucre en Tunisie connaît une grande augmentation dont l’ancienne et unique raffinerie située à Beja ne parvient plus à assumer ce qui fait que la Tunisie recours à l’exportation pour la grande partie de sa consommation dans la matière. Avec 320 000 tonnes importées par an, il s’agit du 3ème poste d’importation (période 1997-2005), dont 180 000 tonnes de sucre blanc et 140 000 tonnes de sucre brut. La Tunisie a en effet arrêté la production de betteraves à sucre en 2000, par manque de rentabilité.

La nouvelle raffinerie déclarée réservée à l’exportation sera ainsi destinée plutôt à subvenir aux besoins du marché local en premier lieu et avantagé par sa proximité pour devenir son principal fournisseur. (TUNISIA Watch – 29/09/2007)

Deux nouveaux journaux d’expression française attendus en Tunisie

Deux nouveaux titres sont attendus dans le monde des médias tunisiens. La première publication concerne l’Expression, un hebdomadaire d'information générale de langue française qui a été annoncé auparavant prêt à la publication en début de l’été, un parution annulé en dernière moment sans explication alors  que le premier numéro été fin prêt à la publication.

L’Expression  que dirigera par le journaliste Ridha Kéfi ancien correspondant du journal jeune Afrique en Tunisie sera publié par DEFI SARL, société d'édition, de diffusion et de gestion des médias, partenaire du groupe de presse indépendant ASSABAH, qui publie, Assabah, depuis 1951, et Le Temps, depuis 1975, ainsi que deux hebdomadaires, Al Ousboui et Sabah Al-Khair La date de parution du premier numéro de L’Expresion est prévue le 19 octobre 2007.

Le second titre attendu devra être le premier quotidien économique publié en Tunisie. Le nouveau journal « l’expert » sera publié par le propriétaire de l’hebdomadaire économique du même nom. Il s’agit d’un journal économique de langue française dont la parution semble aussi annoncée dans la foulé des commémorations du 20ème anniversaire de l’installation du président Ben Ali au pouvoir le 7 novembre prochain. (TUNISIA Watch – 28/09/2009)

01:07 Ecrit par Mokhtar YAHYAOUI dans Médias | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Tunisie, L'expression, L'expert

A rare free-speech victory in Tunisia

The release of Mohammed Abbou gives human rights advocates hope, and perhaps a formula for more political freedoms in the North African nation.

d2ceff477be5bc5b68eea5f349cbed81.jpgBy Jill Carroll | Staff writer of The Christian Science Monitor

TUNIS, TUNISIA- Lawyer Mohammed Abbou, Tunisia's most famous political prisoner, became a free man this summer thanks in part to home-grown activists who are finding new ways around government restrictions on dissent.

This tiny community of opposition groups, which runs the ideological gamut from conservative Islamists to liberal democrats, normally count their mere existence an accomplishment. So when Mr. Abbou was released from prison the day before Tunisia's Republic Day in July, along with 21 other political prisoners, it was a rare tangible victory.

While no one sees massive changes coming to Tunisia's authoritarian system, analysts say that the case is a sign that local persistence can pay off – especially when the international community joins the chorus. It also raises hopes among some activists that the government may think twice about jailing detractors in the future.

Abbou's case was a high-profile embarrassment for a country that insists it holds no political prisoners and is concerned about fostering an image as a moderate, modern Arab country.

"Maybe after all this ... we will have a bit more discussion with the government," says Mokhtar Trifi, president of the Tunisian League for the Defense of Human Rights.

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00:39 Ecrit par Mokhtar YAHYAOUI dans Liberté d'expression | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Tunisie, Mohammed Abbou

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