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mercredi, 31 octobre 2007

Tunisie: les ministres français Hortefeux et Bussereau attendus à Tunis

d09cec65a75cbafb473b063237982238.pngLes ministres français de l'Immigration et du Transport, Brice Hortefeux et Dominique Bussereau, effectueront des visites concomitantes en Tunisie à partir de jeudi, a-t-on appris mercredi de sources officielles.

Brice Hortefeux, également chargé de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Codéveloppement, commencera officiellement sa visite par des entretiens, jeudi, avec des membres du gouvernement tunisien.

Selon son programme, il participera vendredi à un symposium organisé à l'occasion du 20e anniversaire de l'arrivée au pouvoir du président Zone El Abidine Ben Ali. M. Hortefeux, dont c'est la première visite en Tunisie, interviendra vendredi à ce symposium international sur "la démocratie et le développement" à l'initiative du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD, au pouvoir).

Le ministre français des Transports entamera, de son côté, jeudi une visite de deux jours, au cours de laquelle il aura des entretiens avec son homologue Abderrahim Zouari et visitera les rames Citadis du tramway de Tunis, commandés chez le Français Alstom.

MM. Hortefeux et Bussereau ont été précédés la semaine dernière en Tunisie par deux autres membres du gouvernement français, Alain Marleix, secrétaire d'Etat à la Défense chargé des Anciens combattants, et Michel Barnier, ministre de l'Agriculture.

Mardi à Paris, Hervé Novelli, secrétaire d'Etat français chargé des Entreprises et du Commerce extérieur a reçu Afif Chebli, ministre tunisien de l'Industrie, de l'Energie et des PME pour la signature de cinq accords de coopération.

Le ministre tunisien des Affaires étrangères Abdelawaheb Abdallah doit se rendre prochainement à Paris, dans le cadre d'échanges intensifiés avant la visite d'Etat prévue en février du président Nicolas Sarkozy à Tunis. (AFP – 31/10/2007)

Tunisie : histoire d’un gâchis

Vingt ans après son arrivée au pouvoir, le président tunisien Zine Ben Ali règne d’une main de fer sur un pays qui possédait pourtant tous les atouts pour devenir la première démocratie du monde arabe et musulman. Chronique d’un gâchis.

Le 7 novembre 1987, Ben Ali devenait le deuxième président de la République en succédant au « père de la nation », le très malade Habib Bourguiba. À l’époque, le pays tanguait dangereusement entre les clans obsédés par la succession du vieux raïs et un mouvement islamiste conquérant. L’énigmatique et peu connu Ben Ali, issu de l’obscur milieu du renseignement, réussissait alors un véritable tour de force en déposant son prédécesseur sans effusion de sang et en respectant les formes légales.

« L’époque que nous vivons ne peut plus souffrir ni présidence à vie ni succession automatique à la tête de l’État desquelles le peuple se trouve exclu. Notre peuple est digne d’une vie politique évoluée et institutionnalisée, fondée réellement sur le multipartisme et la pluralité des organisations de masse », annonce à la radio Ben Ali dans son premier discours-programme.

La presse mondiale salue rapidement « la révolution du jasmin ». Difficile d’accuser les faiseurs d’opinion occidentaux d’excès de zèle lorsqu’on sait que les plus farouches opposants au système de l’État/Parti ont quasi unanimement applaudi l’avènement du nouveau pouvoir à Carthage.

Cela dit, les promesses de démocratisation de la vie publique, une croissance continue du PIB, un taux de natalité contrôlé et un statut envié des femmes ne sont pas une garantie absolue de succès. La personnification à outrance du pouvoir et la répression de toute voix discordante sont (re)devenues le lot quotidiens des Tunisiens.

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23:05 Ecrit par Mokhtar YAHYAOUI dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Tunisie, Zine Ben Ali

Tunisie: pas de liberté provisoire pour un ancien détenu de Guantanamo

e5c44986f8508879928420de37087453.jpgLa justice militaire a refusé mercredi d'accorder la liberté provisoire à Abdallah Hajji Ben Omar, un Tunisien rapatrié du centre de détention américain de Guantanamo et jugé pour appartenance à un groupuscule clandestin lié au terrorisme. Le procureur a rejeté la libération du prévenu demandée par l'avocat Abderraouf Ayadi, plaidant la mauvaise condition de son client, qui a été soumis, selon lui, "à la pire des vengeances" durant cinq ans à Guantanamo, puis à de "mauvais traitements" après son rapatriement le 18 juin dernier.

Incarcéré depuis, Abdallah Hajji, 51 ans, a comparu mercredi pour la deuxième fois depuis l'ouverture de son procès, le 26 septembre, devant le tribunal militaire de Bab Saadoun, près de Tunis. Ce tribunal a fixé au 14 novembre prochain les plaidoiries, à la demande de l'un des avocats de la défense, Me Samir Ben Amor, exigeant un complément d'information sur le fond de l'affaire, qui remonte à 1995.

Le prévenu est jugé de nouveau pour les mêmes faits, après avoir fait opposition à une condamnation par défaut à 20 ans de prison pour adhésion à un "Front islamique tunisien", un groupuscule clandestin lié au terrorisme. Il est notamment soupçonné d'être le chef d'une branche armée de ce front et accusé d'avoir eu des contacts au Soudan entre 1988 et 1990 avec Oussama Ben Laden, chef du réseau terroriste d'Al-Qaïda, selon ses avocats.

Abdallah avait été arrêté le 4 avril 2002 à Lahore, au Pakistan, selon son épouse, rapatriée avec les huit enfants, qui avait quitté la Tunisie en 1989 pour l'Arabie saoudite, avant de s'établir en 1990 au Pakistan. Détenu dans la prison de Mornaguia, à 25 km de Tunis, Abdallah, continuerait, selon ses proches, l'objet de harcèlement et de provocations exercés par des co-détenus poussés par l'administration pénitentiaire, ont-ils affirmé à des correspondants de presse assistant au procès.  "Mon frère souffre, il est insulté et malmené et ses vêtements ont été lacérés avec des lames à rasoir", a raconté à l'AFP Hamed.

Le procès, suivi par des délégués de l'organisation humanitaire britannique Reprieve, a été marqué par un incident qui a empêché des proches d'Abdallah, d'accèder à la salle d'audience. L'épouse, la soeur et les deux filles voilées d'Abdallah ont été retenues pour une fouille à corps durant tout le temps de l'audience. "J'ai été privée de revoir mon père, un moment dont j'ai rêvé toute la nuit", a protesté Asma, 18 ans. "C'est une procédure tout à fait régulière", a commenté un représentant du tribunal en guise d'apaisement.

Les autorités ont démenti tout mauvais traitements et notent que la loi en Tunisie "ne tolère aucun traitement inhumain ou dégradant envers les détenus".

Abdallah Hajji est le deuxième ex-détenu de Guantanamo à être jugé à Tunis. Dix autres y sont encore détenus, dont Hedi Hammami, le gendre d'Abdallah. (AFP - 31.10.2007)

16:40 Ecrit par Mokhtar YAHYAOUI dans JUSTICE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Tunisie, Abdallah Hajji, Guantanamo

mardi, 30 octobre 2007

Indigne harcèlement réservé à la délégation diplomatique Suisse en Tunisie

42314d78052324fa1b5a612752698b65.gifL’ambassade suisse en Tunisie subi depuis presque un an l’harcèlement d’un énergumène qui se présente comme un ancien employé de l’ambassade et qui prétend avoir été abusivement licencié sans obtenir les dédommagement qu’il exigeait.

Sur les pancartes qu’il tenait à afficher devant l’entrée de l’ambassade il dénonçait les contradictions flagrantes de la diplomatie suisse. Dans l’une d’elle comme il a été rapporté par une dépêche de Reuter aujourd’hui on peut lire « La suisse prétend la neutralité mais intervient dans les affaires intérieures de l’Etat tunisien »!!!

La protestataire ne manquait pas de préciser à ceux qui veulent bien l’entendre que la véritable cause de son licenciement est son refus d’accomplir une tache dont il a été chargé et qui consistait à traduire un article qu’il a jugé hostile à son pays (La Tunisie). Comme si les employés tunisiens des chancelleries étrangères doivent contrôler la conformité de leurs taches professionnelles avec les intérêts de leur pays. Cette précisons qui lui a valu de se voir bénéficier de la publicité des organes de presses nationaux de son cas en abondant périodiquement dans les commentaires dont on lui réservait à croire qu’on n’est plus en Tunisie mais en suisse si cette presse faisait autant pour tous ceux qui cherchent à clamer par n’importe quel moyen les abus et les injustice dont ils font l’objet quotidiennement.

Non, on est bien en Tunisie tel qu’elle est sans la moindre illusion et comme aujourd’hui partout dans le monde on se la présente, un goulag fermé sur sa société et hostile à la moindre forme d’exercice de liberté. Personne d’autre n’ose faire ce que fait Mourad Naffati devant n’importe qu’elle autre chancellerie car à l’instant ou il cherche à déplier la pancarte de sa réclamation ou à la crier il se trouve manu militari conduit la ou tout un chacun ici sait ce qui l’attendait.

Pourquoi donc ce traitement, particulier, réservé à l’ambassade Suisse dans notre pays ? Veut-on prouver par ça que la Tunisie est un pays de droit où on est libres de manifester et pendant plus de 300 jours à l’affiler si on veut ? ne serait il pas le contraire qu’on est en train de faire par cette opération d’extorsion ! Le contentieux au fond comme le présente ce prétendu victime est un litige de travail que notre droit doit normalement prévoir les procédure de son règlement et le recours adéquat à la justice pour sa solution ? Où est notre justice? où est notre droit et jusqu'à quand allons nous prendre les gens pour des bêtes dépourvues de la moindre faculté de discernement.

Cette opération, qui fini par lasser en fin, et que personne ne doute plus de ses instigateurs et de ses visés, nuit gravement à l’image de notre pays, c’est le seul tort qu’elle est en train de reussir à causer. Elle est la manifestation concrète de l’imbécillité d’une dictature qui n’arrive plus à maîtriser ses haines et ses rancunes même dans ses rapports internationaux.

Auparavant le président suisse avait défié notre dictature comme personne ne l’a fait en disant à l’ouverture du SMSI à Tunis : «Il n’est pas acceptable - et je le dis sans détours - que l’ONU compte encore, parmi ses membres, des Etats qui emprisonnent des citoyens au seul motif qu’ils ont critiqué leurs autorités sur Internet ou dans la presse.». Discours dont la transmission a été immédiatement coupé pour le censurer avant de conclure : «J’attends donc que la liberté d’expression et la liberté de l’information constituent des thèmes centraux au cours de ce sommet. Pour moi, il va de soi qu’ici à Tunis, dans ces murs mais aussi à l’extérieur, tout un chacun puisse discuter en toute liberté». Des mots qu'aucune dictature ne peut tolerer ni oublier.

Depuis ce célèbre discours la dictature a compris que les suisses ont choisis leur camp, celui d’être les amis du peuple Tunisien et les alliés de ses aspirations à la liberté. Il est important aujourd’hui que les Tunisiens le savent aussi…

Yahyaoui Mokhtar – Tunis le 30 octobre 2007

17:20 Ecrit par Mokhtar YAHYAOUI dans Politique | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : Tunisie, Suisse

La "nouvelle vague" musicale offre de beaux jours à la "darija" au Maroc

5a40033c2c3272e2e1c99f0d1d69c728.jpgJetant aux orties l'arabe classique ou le français littéraire, la "nouvelle vague" musicale marocaine préfère le dialecte national, la "darija", émaillée d'expressions empruntées à une multitude d'idiomes.

"Nous sommes une société d'hypocrites. Pourquoi les mots vulgaires ne nous choquent qu'en darija et pas dans une autre langue?", lance Bigg, rappeur star de la scène marocaine.

Ainsi, Ahmed Benchemsi, directeur de l'hebdomadaire Nichane, est poursuivi par la justice pour avoir critiqué un discours du roi dans un éditorial rédigé en dialecte, idiome jugé vulgaire par les autorités.

L'album de Bigg, "Mgharba 'tal moute" (Marocains jusqu'à la mort), en dit long sur cette envie de revanche d'une langue toujours méprisée par l'élite politique et littéraire mais qui domine aujourd'hui les festivals de musique du royaume.

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Les derniers jours du Général Hassine

a28a6cc8e92681e8b8bec61569ca9a78.jpgParmi ceux qui avaient marqué le courant réformiste en Tunisie, à la fin du 19e siècle,  par leurs idées avant-gardistes, le Général Hassine (1828-1887) se distingua par son amour sincère pour la patrie et son sens de la justice et surtout de l'abnégation, ne cherchant, en effet, qu'à défendre l'intérêt général.

En effet,  ce circassien  d'origine, élevé par Hassine Bey (qui régna de 1824 à 1835) attira dès son jeune âge l'attention de Ahmed Bey 1er par son intelligence et son esprit vivace.

Aussi l'avait-il prédestiné à une carrière politique en l'inscrivant à l'école militaire du Bardo où il acquit  une formation solide en matière militaire et de larges connaissances tant dans le domaine littéraire  que scientifique. Il entreprit, en effet, la traduction du français à l'arabe de plusieurs ouvrages de stratégie  militaire aidé dans cette tâche par l'illustre poète et homme de  lettres de l'époque Mahmoud Kabadou.

Le ministre Kheïreddine le choisit pour l'accompagner à Paris,  à l'occasion de l'affaire Ben Ayed en 1854 (celui-ci  avait  commis des malversations à l'occasion de sa nomination à la tête de la trésorerie, en commettant  des détournements de fonds avant de  fuir le pays pour aller en France).

 « J'ai visité  tant de royaumes autour  de la mer (méditerranée) et au-delà, mais je n'ai jamais découvert de royaume plus accablé que le nôtre, ni d'hommes capables de commettre des abus et des injustices, comme il en  exista dans notre pays. »

le général Hassine (1828-1887)

Puis le même ministre le nomma à la tête de la municipalité de Tunis, lors de son institution de celle-ci en 1858. Il fit ses preuves en tant que maire de la ville en procédant à de multiples réformes notamment en matière d'urbanisme où il œuvra au développement de la voirie et à l'assainissement et l'embellissement de la ville.

Il fut également nommé à la tête de l'imprimerie nationale, instituant le Journal Officiel, que le général Hassine a subventionné de ses fonds propres et permit ainsi sa pérennité  jusqu'à nos jours.

Dans une de ses correspondances au ministre Khaznadar depuis l'Italie où il s'était expatrié, il lui écrivait qu'il avait  pris la relève   à un certain  anglais nommé « Holt » chargé  de s'occuper du côté technique concernant l'imprimerie,  après que celui-ci s'était affronté à un échec à cause du manque de moyens. Il n'hésita pas précise-t-il au  ministre d'engager des dépenses de ses propres fonds afin de sauver la situation et faire  face aux multiples  frais tant pour  payer les fournitures nécessaires que les ouvriers, correcteurs  traducteurs  et  tout le personnel travaillant pour le compte de cette imprimerie.

Toutefois, et malgré toute sa  bonne volonté  à œuvrer au développement  du pays,  il fut acculé à démissionner en 1863, persécuté sans cesse par un ministre corrompu, Mustapha Khaznadar auquel le consul  français  prêtait  le flanc ayant intérêt  à ce que la crise économique atteignant  son paroxysme  à l'époque pût  perdurer.

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lundi, 29 octobre 2007

TUNISIA: A MODEL OF MIDDLE EAST STABILITY OR AN INCUBATOR OF EXTREMISM?

·          Human Rights First     

·          Human Rights Watch

·          IFEX-Tunisia Monitoring Group          

·          International Federation for Human Rights (FIDH)

In partnership with

The Human Rights Institute at Georgetown University Law Center

Cordially invite you to a one-day conference:

TUNISIA: A MODEL OF MIDDLE EAST STABILITY OR AN INCUBATOR OF EXTREMISM?

The conference will gather civil society actors from Tunisia , scholars and representatives of international human rights groups to reflect on President Zine el-Abidine Ben Ali's two decades in office and make recommendations on how to promote and protect human rights in Tunisia .

When:       November 13, 2007 (Registration starts at 9:00 a.m.)

Where:      Hart Auditorium, First Floor, McDonough Hall, Georgetown University Law Center, 600 New Jersey Ave., N.W., Washington, D.C., 20001 (near Union Station, closest Metro stops are Union Station or Judiciary Square)

The conference will comprise the following sessions:

- 9:30 a.m.: Welcoming remarks

- 10:00 a.m.-12:30 p.m.: Stifling One of the Most Open Civil Societies in the MENA Region

- 1:30 p.m.-3:30 p.m.: A War on “Islamist Extremism” or on Freedom of Association and Expression?

- 3:45 p.m.-5:30 p.m.: What Can the International Community do to Help Protect Basic Rights in Tunisia?

A light lunch will be served

Simultaneous translation will be assured for speakers who address the audience in Arabic or French

RSVP encouraged by Friday November 9, 2007to 212.845.5298 or jordane@humanrightsfirst.org

Contacts: For information about the conference or to arrange interviews with participants, please contact:

- Habib Nassar (Arabic, English, French), Human Rights First, at 212.845.5226 or nassarh@humanrightsfirst.org 

-   Tarek Radwan (Arabic, English), Human Rights Watch, at 202.612.4342 or radwant@hrw.org

Tunisie : 10 clandestins arrêtés

Dix clandestins, tous ressortissants tunisiens, ont été interpellés par les gardes-côtes sur le littoral est de la Tunisie. Six d'entre eux ont été interceptés au large de Mahdia (170 km au sud de Tunis) à bord d'un canot pneumatique alors qu'ils se dirigeaient vers l'île italienne de Lampedusa (sud). Quatre autres Tunisiens ont été appréhendés alors qu'ils s'apprêtaient à prendre la mer à Haouaria, à la pointe du Cap Bon, proche de la Sicile.

Le littoral des pays du Maghreb sert de point de départ aux clandestins cherchant à gagner le sud de l'Europe, notamment par les îles italiennes, Sicile et Lampedusa.

Trois corps en décomposition rejetés par la mer sur les côtes de Sejnane, dans le nord-est de la Tunisie avait été retrouvés récemment.

L'Italie a fait état de l'arrivée de 12.419 migrants clandestins par mer au cours de huit premiers mois de 2007, contre 14.511 pour la même période de 2006. (AFP - 29/10/2007)

15:39 Ecrit par Mokhtar YAHYAOUI dans JUSTICE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Tunisie, Immigration clandestine

Tunisie : Corruption et gouvernance, objet d’une dure joute verbale avec la Banque Mondiale

d047691ab126bbd3b1f4289f3739160a.jpgDes consultations entre la Banque et les représentants du Gouvernement tunisien, de la société civile, des médias et de la communauté des bailleurs de fonds, se sont déroulées à Tunis les 5 et 6 avril 2007. Pas moins de 52 cadres de haut niveau du Gouvernement tunisiens et 70 représentants du parlement tunisien aussi, ont notamment pris part à ces consultations, où plusieurs thèmes et enjeux ont été abordés.

Le thème du climat de l’investissement et de l’environnement des affaires a été soulevé à plusieurs reprises et de différentes perspectives. Les préoccupations pertinentes soulevées ont eu trait à la bureaucratie de l’administration, un système constant de pots-de-vin estimé à cinq pour mille, et l’action prédatrice d’individus puissants sur des entreprises à succès. La question de la coopération des groupes à intérêts multiples a également été abordée par les participants dans toutes les réunions.

Il est important de noter, comme le dit d’ailleurs le rapport de la banque mondiale, que les représentants officiels et certains représentants de la société civile ont fait montre de scepticisme pour ce qui est de l’impartialité de la Banque, de sa performance et de son intégrité, tout en soulignant le fait que la Tunisie se porte bien en termes de gouvernance, de croissance et de développement comme le traduisent la plupart des indicateurs.

Tel que rapporté par la BM, on pourrait presque dire que le rapport pourrait se résumer en un ensemble de questions et de réponses des représentants du gouvernement tunisien.

La gouvernance n’est pas la priorité en Tunisie ?

Concernant par exemple les défis prioritaires de gouvernance dans le pays, le gouvernement tunisien a répondu que «la corruption n’est pas un phénomène en Tunisie ; elle ne se produit à peine que dans certains cas en tant qu’exception, le système judiciaire fonctionne très bien et il en va de même pour le système de passation des marchés. En outre, des mesures préventives sont en place dans toutes les agences gouvernementales pour limiter l’occurrence de la corruption». Et ces mêmes représentants de préciser que «la Tunisie est dotée d’une législation qui sanctionne tous types de corruption, y compris les formes actives et passives. Toute activité lucrative ou commerciale de tout agent de la fonction publique fait l’objet d’un suivi très étroit afin d’éviter tout conflit d’intérêt».
 

Quelques exemples des cartes produites à partir du générateur de cartes de la Banque mondiale : primauté du droit (rule of law) ; participation et responsabilisation (voice and accountability) ; indicateur composite de gouvernance (Composite Governance Indicator)

À partir de l'image (capturée sur écran, ses fonctions sont non actives) ci-dessous, faire défiler le cartorama pour consulter la série

Mode automatique (pas de 6 secondes)
Lancement/Arrêt
Téléchargement des données (fichier excel)

D'après le Governance & Development Map Interface Web Tool :
http://info.worldbank.org/governance/kkz200

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Heureusement le ridicule ne tue pas : ATTENTION … le régime de Ben Ali « s’islamise »!?

Vous avez certainement lu ce texte qui a paru à  Tunis news dans son édition du  27 octobre 2007 si non en voici le texte en  son intégralité…

Madame Josette DURRIEU, sénatrice française socialiste et membre de l'Assemblée Parlementaire au Conseil de l'Europe et rapporteuse de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) sur le renforcement de la coopération avec le Maghreb a effectué une visite en Tunisie du 22 au 24 octobre après avoir été en Algérie.

Officiellement, la visite ( à laquelle participait aussi M. Laurent PFAADT, Secrétaire adjoint de la Commission des questions politiques à l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe) avait pour objectif de « discuter avec les responsables tunisiens des perspectives de renforcement de la coopération entre le Maghreb et le Conseil de l'Europe » (Fondé après la 2éme guerre mondiale et rassemblant TOUS les pays du continent européen, y compris la Turquie et les anciennes républiques asiatiques de l’URSS). Le but final de la visite est d’élaborer un RAPPORT qui doit être présenté à l’avenir à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) sur le renforcement de la coopération avec le Maghreb.

Au cours de cette visite, Mme DURRIEU a eu des entretiens avec des représentants de la société civile tunisienne (parmi lesquels on croit savoir Mme Maya Jeribi, secrétaire générale du PDP, Mme Khadija Chérif, présidente de l’Association Tunisienne des Femmes Démocrates et Me Mokhtar Trifi, président de la Ligue Tunisienne pour la Défense des Droits de l’Homme, ..) au cours desquels elle a pu écouter certaines personnes exprimer leur préoccupation (!!!) suite à certains développements qui semblent indiquer « un processus d’islamisation du pouvoir tunisien » !!!

Pour appuyer leurs dires, ces personnes ont cité des « preuves » : Plus de voile dans les rues et plus de jeunes dans les mosquées, le lancement de la radio Ezzitouna par un gendre du Président, l’annulation par le tribunal administratif de l’interdiction du port du voile, le fait que prix du président de la république pour les études islamiques a été décernée é une femme voilée par le président lui-même au palais de Carthage, la libération de la grande majorité des prisonniers islamistes du mouvement Nahdha et la possibilité d’une réconciliation nationale qui permettrait aux membres d’Ennahdha de revenir sur la scéne politique du pays,

Ce qui m’intéresse ce n’est pas la visite en elle-même d’un responsable de la communauté européenne, mais les préoccupations de la société civile tunisienne, s’il s’avère qu’ils sont vrais. Je ne sais que dire !!!  Ce sont des fantasmes, des vérités,  de la manipulation  et je ne sais quel autre qualificatif pourrait-je   donner à ces préoccupations …

 Tandis que toute la société tunisienne, est aplaties, par un régime répressif et policier, l’élite intellectuel du pays ne trouve que dire à un représentant de la communauté européenne entre autre que leur  peur du  pseudo retour des islamistes… ce fantasme qui a été utilisé au début des années 90 pour éradiquer un mouvement qui a osé parler  un jour de s’approprier les libertés et de ne plus les revendiquer… Revient de nouveau après deux décennies de terreur, une terreur qui a touché  toute les franges  de la population et même les alliées d’hier…

En lisant ces préoccupations  j’ai compris que le problème de la  société tunisienne est dans son élite …celui qui parle en son nom, et que la dictature a de bons jours devant elle. Que ceux qui croient. A un travail  sérieux en commun avec  une telle élite qui reste attaché à des idéologies archaïques ; Ouvrent les yeux

Revenons à ces préoccupations pour voir leur véracité et comprendre leur ampleur :

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00:45 Ecrit par Mokhtar YAHYAOUI dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Tunisie, Islamisme, Laïcité, Voile

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