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mercredi, 07 mai 2008
9.000 Tunisiens par an seront engagés en France
La France va désormais accueillir neuf mille travailleurs tunisiens par an, selon l'accord franco-tunisien sur l'immigration signé lors de la récente visite d'Etat du président Nicolas Sarkozy en Tunisie. Cet accord dit de "gestion concertée des migrations et de développement solidaire" ne prévoit pas de quotas d'immigration mais "constitue un signe de rapprochement et de bonne volonté", a déclaré mercredi à la presse l'ambassadeur de France, Serge Degallaix.
Outre la facilitation des visas de circulation et la possibilité pour des étudiants (10.000) tunisiens d'être embauchés en France à la fin de leurs études, l'accord prévoit l'octroi de 1.500 visas annuels de séjour dans le cadre du programme dit "compétence et talents". Ce programme cible des personnes à "compétences de haut niveau" qui seront autorisées à séjourner en famille et à travailler durant trois ans renouvelables une fois, a précisé M. Degallaix.
Quelque 1.500 autres visas de travail seront accordés pour deux ans à des Tunisiens âgés entre 18 et 35 ans et ayant des "compétences professionnelles" demandées en France, a-t-il ajouté. La Tunisie et la France se sont mis d'accord en outre sur une liste de 80 métiers allant du bâtiment à l'informatique pour l'embauche à titre permanent ou temporaire de 3.500 Tunisiens. Enfin, 2.500 demandeurs d'emploi seront engagés pour des travaux saisonniers en France (contre 700 actuellement), principalement dans l'agriculture et pour une durée de six mois renouvelable.
Cet accord paraphé le 28 avril par le ministre français de l'Immigration Brice Hortefeux et le ministre tunisien des Affaires étrangères Abdelwaheb Abdallah, comporte un deuxième volet de développement "solidaire" prévoyant aide à la formation et projets en faveur de régions défavorisées. Il comporte aussi un volet sur la répression de l'immigration illégale et une collaboration en matière de reconduite à la frontière et réadmission des personnes en situation irrégulière.
Un demi million de Tunisiens vivent légalement en France et quelque 10.000 étudiants y sont inscrits, soit la troisième communauté étudiante étrangère en France. L'accord avec la Tunisie est le premier dans la région, la France ayant signé des accords similaires sur le contrôle des flux migratoires avec quatre pays africains le Bénin, le Sénégal, le Gabon et la République du Congo. (AFP – 07 Mai 2008)
22:05 Ecrit par TUNISIA Watch dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Tunisie, France, Immigration
Ce que dit sur la Tunisie le rapport où elle "ne figure même plus"
Selon Bernard Kouchner ce matin sur France Inter, "il y a un gros livre de (l’organisation de défense des droits de l’Homme) Human Rights Watch qui paraît tous les ans pour faire l’état des droits de l’Homme dans le monde : la Tunisie n’y figure même plus". Human Rights Watch a démenti auprès de Libération.
Voici comment commence et se termine la page Tunisie du rapport sur le site de l’ONG :
"Le Président Zine el-Abidine Ben Ali et le parti au pouvoir, le Rassemblement constitutionnel démocratique, dominent la vie politique tunisienne. Le gouvernement utilise la menace du terrorisme et de l’extrémisme religieux comme prétexte pour réprimer la contestation pacifique. Des témoignages dignes de foi mettent continuellement en lumière l’usage de la torture et des mauvais traitements aux fins d’obtenir les dépositions de suspects placés en garde à vue. Les prisonniers condamnés sont également exposés à des mauvais traitements délibérés. (....)
Le 10 juillet, le président nouvellement élu, Nicolas Sarkozy, s’est rendu en Tunisie en compagnie du ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, et de la secrétaire d’Etat chargée des Affaires étrangères et des Droits de l’Homme, Rama Yade. Dans ses commentaires publics, Sarkozy n’a pas tari d’éloges sur les autorités tunisiennes mais il a déclaré aux journalistes qu’en privé avec le Président Ben Ali, il avait soulevé certains cas relatifs aux droits humains, notamment celui de Mohamed Abbou. Lors de cette première visite, le président français n’a guère cherché à se distancier du soutien fidèle que son prédécesseur, Jacques Chirac, accordait au Président Ben Ali, en dépit des pratiques de ce dernier en matière de droits humains."
France Démocrate – le 07 Mai 2008
19:30 Ecrit par TUNISIA Watch dans Droits de l'homme | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Tunisie, France, Droits de l'homme, Rapport HRW
Un jeune diplômé chômeur mort électrocuté et un autre en coma à Gafsa
Mardi 6 mai, le jeune ALI BEN JEDDOU EL ALEIMI, 26 ans, est décédé électrocuté à l’intérieur d’un générateur électrique desservant les ateliers de la compagnie des phosphates de Gafsa (Bassin minier situé à 400 kms de Tunis). Le jeune TAOUFIK BEN SALAH, 21ans, se trouve dans le coma. Ces deux jeunes faisaient parti d’un groupe de jeunes chômeurs qui, la veille avaient occupé le générateur électrique en stoppant par leur action l’alimentation d’une partie des installations de la Compagnie.
Ils protestaient par cette action spectaculaire contre le non respect par les autorités préfectorales d’un engagement stipulant le recrutement au sein de la Compagnie d’un certain nombre de chômeurs. Le sous-préfet accompagné d’une brigade d’intervention de la police s’est rendu sur place pour dégager les jeunes chômeurs en utilisant des gaz lacrymogènes.
Le jeune Al Aleïmi, se serait emparé de câbles électriques afin d’empêcher que l’évacuation ai lieu. Le générateur était à ce moment hors tension. La remise en route du courant électrique a provoqué son électrocution et celle d’un certain nombre de jeunes chômeurs qui se trouvaient avec lui. Selon des témoins présents au moment des faits, le corps du jeune El Aleïmi aurait été projeté sous le choc en dehors de l’installation électrique. Les secours ne sont intervenus que plusieurs heures après l’accident. Ce drame a mis toute la région en émoi et les affrontements avec les forces de police ont dégénéré.
Encore une fois, la seule réponse du régime de Ben Ali au désarroi des jeunes chômeurs du bassin minier, c’est un pas de plus dans la répression.
Cette répression a fait pour la première fois des victimes. Deux jeunes qui, n’ayant plus rien à perdre ont pris tous les risques pour que l’on tienne compte de leur situation. L’un est mort électrocuté et l’autre est dans le coma. Les autorités préfectorales régionales portent la responsabilité de cet incident. Leur entêtement à passer en force à causer la mort. Le comité de soutien aux luttes du bassin minier de Gafsa réclame d’urgence :L
- L’ouverture d’une enquête indépendante pour faire toute la lumière sur cette bavure qui a entrainé la mort du jeune El Aleïmi
- l’arrêt de toute provocation policière à l’encontre des protestations légitimes des jeunes chômeurs
- la satisfaction de leurs revendications concernant le travail et une vie digne
- la solidarité des organisations syndicales, associatives, politiques au combat que mènent depuis bientôt 5 mois toute la population du bassin minier de Gafsa pour leur revendications légitimes
- l’envoi de délégations internationales formées de défenseurs des droits sociaux de l’homme afin de desserrer l’étau policier qui enferme la région minière.
Comité se Soutien aux Luttes du Bassin Minier de GAFSA - Communiqué du mercredi le 07 mai 2008
18:01 Ecrit par TUNISIA Watch dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Tunisie, Gafsa, Mouvement du bassin minier, diplômés chômeurs
RSF dénonce de nouvelles mesures de censure sur Internet en Tunisie
Reporters sans frontières déplore la censure du site collaboratif francophone Come4news (http://www.come4news.com/) en Tunisie depuis le 10 mars 2008.
« Come4news (C4N) permet aux internautes de s’exprimer directement. Dans un pays où ils ne cessent de se multiplier, bannir l’accès à un tel site contribue à rendre la Toile tunisienne un peu plus silencieuse encore. Nous demandons aux autorités de donner les raisons officielles de ce blocage », a déclaré l’organisation.
Les administrateurs du site ont été directement prévenus de ce blocage par leurs lecteurs tunisiens. Le 17 mars 2008, ils ont lancé un appel au président Zine El-Abidine Ben Ali pour que les autorités reviennent sur leur décision . L’équipe de Come4news n’a toujours pas reçu d’explication de la part des autorités et des fournisseurs d’accès à Internet. Les administrateurs expliquent cette censure par le fait que C4N reprend des articles du blog TUNISIA Watch (http://tunisiawatch.rsfblog.org/), censuré dans le pays.
Surnommé « le Wikipédia du journalisme citoyen », C4N est un site collaboratif qui permet à 1648 reporters francophones de publier des informations de toutes sortes, contrôlées par des modérateurs bénévoles. Depuis son lancement en 2006, plus de 16000 articles ont été publiés en ligne. La Tunisie représentait 5% du lectorat de Come4news.
Par ailleurs, Reporters sans frontières s’étonne de la difficulté avec laquelle les internautes tunisiens consultent leurs mails. Les messages électroniques provenant d’organismes de défense des droits de l’homme tels que l’Association internationale de soutien aux prisonniers politiques (AISPP), le site d’informations Tunisnews ou celui de Reporters sans frontières sont illisibles. D’après plusieurs sources, ces mails sont présents sur la boîte aux lettres électronique et il est possible de les ouvrir. Cependant, ils ne contiennent rien et, une fois lus, disparaissent de la boîte. « Ça ressemble à un filtrage mal caché », selon les avis de spécialistes de la question.
Voici un extrait de discussion entre deux Tunisiens suite à leurs échanges d’e-mails (les pseudonymes ont été changés pour leur sécurité) :
- « XX dit (18 : 51) :
- ton pc déconne de temps à autre
- c=12FF/ dit (18 :52) :
- j’ai ouvert le mail : « yesterday I ate a lovely cheesecake, but now I have a terrible stomach-ache. Are you a doctor ? ». C’est ce que j’ai trouvé. C’est étrange.
- XX dit (18 : 52) :
- C’est-à-dire ? Pas de pièce jointe ?
- c=12FF/ dit (18 :52) : non (...) (18 :57) :Le problème est que le mail disparaît après. C’est pas normal. (...)
- XX dit (19 : 21) :
- Je t’ai envoyé un troisième mail maintenant... Peux-tu voir ce qui te parvient ?
- c=12FF/ dit (19 :21) :
- We will meet next Sunday. Hoping you will be there. Greetings (...) C’ est quoi ces messages en anglais qui viennent avec vos mails ?
- (19 :22) : et le plus étrange est que vos mails disparaissent après. Il n’y a aucune trace ».
Le 22 avril dernier, Reporters sans frontières a adressé un communiqué de presse à l’un de ses contacts concernant la situation de l’hebdomadaire tunisien d’opposition Al-Maoufik. Le mail de l’organisation, intitulé « TUNISIE (Communiqué de presse) - l’hebdomadaire Al Moufik doublement menacé d’asphyxie financière » provenait du contact RSF INTERNET (internet@rsf.org). En l’ouvrant, voici ce qu’il a pu lire :
- see you
- De : sir_john@rush.uk Haut du formulaire
- Bas du formulaire Excuse me, have you seen Barbara ? I’m looking for her everywhere. Çççççççççççççççççççççççççççççççççç
La Tunisie figure dans la liste des « Ennemis d’internet » de Reporters sans frontières. Elle est le pays du Maghreb le plus répressif en matière d’expression sur le Net. Pourtant, les blogueurs y sont actifs. Le 10 avril, des vidéos publiées sur le Web ont permis de mesurer l’ampleur de la situation dans le bassin minier de Gafsa (sud du pays) suite à la répression exercée par les autorités lors d’une manifestation dans les villes de Redeyef et Diin Moulares.
16:40 Ecrit par TUNISIA Watch dans Liberté d'expression | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Tunisie, Censure, Internet, Reporters sans frontières
Le Maroc suspend la production du programme « journal du Maghreb arabe » d’Al-Jazeera
Les autorités marocaines ont décidé mardi soir de suspendre le journal du Maghreb arabe de la chaîne satellitaire qatarie "Al-Jazeera" diffusé à partir de Rabat pour des "raisons techniques", a déclaré le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Khalid Naciri.
L'édition du journal du Maghreb d'Al-Jazeera, diffusée chaque soir à 22h00 (GMT) à partir de la capitale chérifienne, a été suspendue dans l'attente que la chaîne régularise sa situation juridique, a souligné M. Naciri, cité mercredi matin par la chaîne qatarie. Quant au bureau de cette télévision à Rabat, qui compte plusieurs correspondants locaux, il restera ouvert et ces derniers continueront à travailler librement, a précisé M. Naciri.
"Le bulletin d'informations sur le Maghreb émis depuis Rabat reprendra sans aucun problème si Al-Jazeera régularise sa situation vis-à-vis de la Haute autorité marocaine de communication audiovisuelle (HACA)", a précisé le responsable marocain.
Al-Jazeera, qui dispose d'un bureau à Rabat depuis plusieurs années déjà, avait entrepris depuis novembre 2006 la production d'un journal télévisé quotidien d'une heure à partir du Maroc, consacré exclusivement aux événements dans le Maghreb. Cette initiative de réaliser le journal du Maghreb à partir de Rabat était avant tout un événement "très flatteur" pour le Maroc, puisqu'il reflète l'image d'un pays ouvert non seulement sur le plan politique et économique mais aussi médiatique.
En fait, d'autres pays du Maghreb auraient bien pu abriter ce journal du Maghreb, mais il se trouve que les relations de la Tunisie et l'Algérie avec Al-Jazeera ne sont pas au beau fixe. Ces deux pays sont sceptiques par rapport à la ligne éditoriale de la chaîne.
Reporters sans frontières a jugé “L’attitude des autorités marocaines incompréhensible. Al-Jazira diffuse son programme spécial sur le Maghreb depuis un an et demi sans aucune difficulté. La soudaineté de cette mesure et l’absence d’explications valables laissent penser qu’il s’agit-là d’une décision politique”.
Al-Jazira a commencé la diffusion de son journal sur le Maghreb le 17 novembre 2006. La chaîne qui possédait déjà un bureau à Rabat avait dû se conformer aux régulations marocaines. “Nous avons déposé un dossier complet auprès de la Haute Autorité de la communication audiovisuelle (HACA, publique) en présentant, entre autres, notre registre de commerce, notre patente, le cahier des charges ainsi que la charte de la chaîne. Mais le dossier a été gelé et nous avons commencé à travailler avec des autorisations provisoires renouvelables tous les trois mois. L’ensemble de notre matériel avait été approuvé par l’ANRT”, a déclaré à Reporters sans frontières Hassan Rachidi, responsable du bureau d’Al-Jazira à Rabat. L’autorisation dont dispose actuellement la chaîne est valable jusqu’au 13 juin 2008. (Panapress et RSF- 07/05/2008)
16:00 Ecrit par TUNISIA Watch dans Maghreb | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Medias, Al-Jazeera, Maroc
Stratégie régionale et Union pour la méditerranée
Pour Alliot-Marie, (ministre française de l'Intérieur, ndlr) l’Algérie est un “partenaire-clé pour la France dans la lutte contre le terrorisme”.
“Le gouvernement français accorde une importance capitale aux relations algéro-françaises”, a déclaré hier matin la ministre française de l'Intérieur, de l'Outre-mer et des Collectivités locales, Michèle Alliot-Marie, à l'issue de la signature d'une convention spécifique de financement pour la modernisation et le renforcement des capacités opérationnelles de la Protection civile (d'un montant de 2,2 millions d'euros). Lors du point de presse qu’elle a animé au siège de la direction générale de la Protection, à Hydra (Alger), aux côtés du ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Noureddine Yazid Zerhouni, elle n’a pas tari d’éloges à l’endroit de l’Algérie, qualifiant notre pays de “partenaire-clé pour la France dans la lutte contre le terrorisme”. La ministre a beaucoup insisté sur le renforcement de la coopération entre les deux pays dans plusieurs domaines, y compris “économique, culturel, sécuritaire ou sur le plan de la circulation des personnes”. Outre l’élaboration d’un “programme de coopération complémentaire” destiné à la Protection civile, Mme Alliot-Marie a également parlé de la “formation des policiers”, du domaine de “la Police scientifique et technique” pour venir à bout de la délinquance et du terrorisme. “Le terrorisme est un phénomène international et la réponse doit être internationale”, a-t-elle déclaré, se disant convaincue que “c’est ensemble que nous vaincrons les extrémistes et les terroristes”. La ministre a aussi fait part de l’ambition de construire “une relation d’exception” avec l’Algérie, un objectif datant du temps du président Jacques Chirac et poursuivi par son successeur, Nicolas Sarkozy, qui vient de boucler une année à la tête de la présidence française.
>“L’Islam en France représente la deuxième religion”
L’invitée de l’Algérie a évoqué les entretiens qu’elle a eus la veille avec le ministre des Affaires religieuses et des Waqfs, Bouabdallah Ghoulamallah, à la résidence Djenane El-Mithaq. “L’islam en France représente la deuxième religion”, a-t-elle reconnu, en se félicitant “des points de convergence” entre les deux parties. La ministre a, par ailleurs, parlé d’une fondation pour les œuvres de l’islam, qui a été créée pour “collecter des fonds” qui serviront à la construction de lieux de culte et pour “jouer un rôle dans le domaine de la communication”. Elle a même fait remarquer que les Français de confession musulmane sont maintenant représentés dans l’Armée française. Quant à la communauté française vivant en Algérie, elle a indiqué avoir discuté de “la liberté” d’exercer la religion “dans le cadre des lieux de culte” existants. Autres points discutés : “l’évangélisation” et “la montée des sectes”. Interrogée sur les élections du Conseil français du culte musulman (CFCM), qui auront lieu le 8 juin 2008, et sur la Fédération nationale de la Grande-Mosquée de Paris qui conteste la réduction de la représentation algérienne, pourtant première communauté de France, elle a soutenu que le CFCM “va connaître des élections selon des modalités prévues de longue date”. Puis de poursuivre : “Une élection n’est jamais jouée d’avance.”
> L’UPM : un moyen de sortir du monde des “nains”
La ministre française de l'Intérieur a démenti les informations selon lesquels le siège de l’Union pour la Méditerranée (UPM) serait basé en Tunisie et le secrétariat général de l’Union pour la Méditerranée reviendrait au Maroc. “Il faut toujours se méfier des rumeurs”, a-t-elle déclaré, en rappelant que “ce grand projet (…) n’est pas encore réalisé”. “Méfiez-vous des rumeurs”, a encore insisté Mme Alliot-Marie, précisant plus loin que “le rôle stratégique de l’Algérie est évident”. Profitant de la rencontre avec la presse, la ministre a donné son point de vue concernant le projet d’UPM. “D’ici 20 ou 30 ans, vous allez avoir un monde composé de grands ensembles démographiques et économiques”, a-t-elle révélé, citant nommément la Chine, l’Inde, l’Amérique latine, l’Amérique du Nord et “une partie du continent africain”. Selon elle, “l’Union européenne et les pays du sud de la Méditerranée doivent se mettre ensemble, sinon ils seront des nains démographiques et économiques”. De plus, a-t-elle poursuivi, “la création de l’UPM permettra de peser sur les plans économique, culturel et sur les valeurs humaines”.
> Paris ne se mêlera pas des frontières algéro-marocaines
La ministre française devait se rendre hier après-midi, à l’ouest du pays, exactement à Tlemcen, une fois son entrevue terminée avec le président de la République. “Je ne vais pas à Tlemcen pour discuter des frontières algéro-marocaines, mais pour visiter plusieurs sites, surtout les sites des trois religions (monothéistes)”, a-t-elle confié aux journalistes. Michèle Alliot-Marie a, en outre, annoncé qu’elle va “parler de la drogue qui affecte plusieurs pays”, en se référant seulement à “la drogue originaire d’Amérique latine (qui) prend plusieurs circuits”. “Aujourd’hui, il y a des problèmes d’entrée (de drogue) dans le continent africain”, a-t-elle signalé, en plaidant pour “une action commune et complémentaire”.
> La France se dit respectueuse de la légalité internationale
À la question se rapportant au Sahara occidental et à la position contradictoire de la France, qui s’aligne sur les thèses marocaines au détriment de la légalité internationale, de la construction d’un ensemble maghrébin stable et de sa relation avec l’Algérie, qu’elle qualifie pourtant de “partenaire stratégique de première importance”, Mme Alliot-Marie a répondu : “Il faut éviter toutes les interprétations. La position de la France a toujours été conforme aux résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU”. La ministre a également fait savoir que “la France a toujours souhaité qu’il puisse y avoir une entente et un apaisement des tensions”.
> Et l’immigration clandestine...
D’autres éléments ont été abordés lors du point de presse. La ministre a ainsi donné une idée des questions qu’elle voudrait discuter, le jour même (dans l’après-midi), avec le président Bouteflika. D’abord, “lui transmettre un message du président Sarkozy” et ensuite “parler avec lui de la coopération en matière de sécurité et dans le domaine de la Protection civile et de l’aménagement de l’administration territoriale”. “Je vais l’interroger sur ces questions et avoir son analyse stratégique sur l’ensemble des problèmes qui se posent aujourd’hui”, a-t-elle énoncé. Elle a par ailleurs confirmé le report de la visite, en Algérie, de son collègue des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, indiquant que ce dernier “viendra prochainement”. Concernant l’immigration clandestine, elle a affirmé qu’elle ne relève pas de son département. Elle a expliqué que son ministère est plutôt “intéressé par les contrôles d’identité”. Sur un autre plan, la ministre française a refusé de se prononcer sur “les nouveaux gestes” que pourrait faire Paris, à la veille de la commémoration du 8 Mai 1945. “Pour les problèmes du passé, le président Sarkozy a dénoncé l’injustice du système colonial”, a déclaré Mme Alliot-Marie, avant d’ajouter : “Il faut agir pour l’avenir. Mon rôle est de protéger les citoyens contre les risques d’aujourd’hui et de demain.”
Hafida Ameyar - Quotidien "Liberté" (Algérie) 07 mai 2008
11:40 Ecrit par TUNISIA Watch dans Maghreb | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Algérie, France, Union pour la Méditerranée, lutte contre le terrorisme
Démission du Premier ministre mauritanien Zeine Ould Zeidane
Le Premier ministre mauritanien, Zeine Ould Zeidane, qui occupe ce poste depuis le 29 avril 2007, a présenté mardi sa démission au président Sidi Ould Cheikh Abdallahi, qui l'a remplacé par un économiste, Yahya Ould Ahmed Waghf, précédemment ministre secrétaire général de la présidence de la République, a annoncé la télévision mauritanienne.
Le chef du gouvernement sortant, Zein Ould ZEidane, avait présenté la démission de son cabinet, en début de soirée, après une audience au Palais de la République à Nouakchott, selon le communiqué de la présidence mauritanienne.
Le même communiqué précise que « le Président de la république a accepté cette démission » et exprimé « ses remerciements au premier ministre et aux membres du gouvernement pour les efforts et le travail qu’ils ont accomplis".
Le nouveau chef du gouvernement est également président du parti ADIL, regroupant le courant des Indépendants, qui avaient soutenu le candidat Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi, sorti vainqueur de l’élection, en mars 2007.
Son prédécesseur avait, de son côté, reporté ses voix, sur l’actuel chef de l’Etat, après être arrivé troisième à la même élection avec 15 % des suffrages, derrière Ould Cheikh Abdallahi (22%) et Ahmed Ould Daddah (19%).
01:03 Ecrit par TUNISIA Watch dans Maghreb | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Mauritanie, Zeine Ould Zeidane, Yahya Ould Ahmed Waghf





