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mardi, 13 mai 2008

Belhassen Trabelsi, nouvel administrateur à la Banque de Tunisie

91fbf082d7aea012edd8a8e398a6d09a.jpgLe nom de l’homme d’affaires tunisien M. Belhassen Trabelsi beau frère du président Ben Ali et patron du Groupe Karthago, vient d’être soumis à la prochaine assemblée générale de la Banque de Tunisie pour être coopté en tant que nouvel administrateur de la banque. Idem pour Mme Alya Abdallah, nouvelle PDG de la banque et épouse de l’actuel ministre des affaires etrangères, M. Lotfi Hamrouni, représentant le Groupe Hamrouni et M. Ali Bakir, représentant le Groupe SFBT.

C’est le site d’informations boursières, Tustex, qui a publiait l’information  « Nous apprenons que le conseil d’administration de la Banque de Tunisie réuni le vendredi 9 mai 2008 compterait soumettre à la prochaine assemblée générale de la banque la cooptation de Madame Alya Abdallah et de Messieurs Belhassen Trabelsi, Lotfi Hamrouni (groupe Hamrouni) et Ali Bakir (groupe SFBT) en tant que nouveaux administrateurs de la BT. Ils remplaceraient ainsi Messieurs Faouzi Belkahia (ancien DG de la banque), Abderazzak Rassaa, Ilyés Jouini et Tijani Chelli. »

Par ailleurs, le conseil aurait confirmé l’annulation de l’augmentation du capital de la BT annoncée le 28 mars 2008 et annulée le 2 avril 2008. Une décision qui a été prise pour préserver la banque des convoitises qui les menacait (Voir notre article : Main Basse sur la banque de Tunisie ) A la bourse de Tunis, le titre BT a enchaîné une deuxième réservation à la baisse depuis le début de cette semaine. Rapporte la même source. (Tunisia Watch d’après TUSTEX et Business News le 13 05 2008)

Jeune Tunisien mort à Grasse : la Tunisie enquête

Le parquet de Tunis a ouvert une enquête sur les circonstances dans lesquelles le jeune homme, âgé de 22 ans, a trouvé la mort vendredi durant son transfert au commissariat de Grasse.

Le parquet de Tunis a ouvert une enquête sur les circonstances dans lesquelles un jeune Tunisien a trouvé la mort vendredi dans la ville française de Grasse (sud-est), a-t-on appris mardi 13 mai de source judiciaire.

Un juge d'instruction a adressé une convocation au père de la victime pour l'auditionner et envoyé une commission rogatoire aux autorités françaises, a-t-on ajouté de même source.

Ce jeune émigré tunisien identifié comme Abdelhakim Ajiimi, 22 ans, est décédé durant son transfert au commissariat de Grasse, après une rixe qui a éclaté lorsque l'homme s'est vu refuser de l'argent dans une agence du Crédit Agricole.

"Victime d'un malaise"

28afb9d5b6ad75edfa38128c0ceb68f6.jpgLe père de la victime, cité par le quotidien Nice-Matin, a raconté samedi qu'un témoin -qui aurait filmé la scène- a vu le jeune homme littéralement étranglé et jeté dans le coffre de la voiture de police.

Le préfet du département des Alpes-Maritimes, Dominique Vian, a indiqué dans un communiqué que l'homme avait "été victime d'un malaise" et estimé qu'"aucun élément ne (permettait) actuellement de mettre en cause l'action des fonctionnaires" de police.

Le corps d'Abdelakim Ajiimi doit être autopsié mardi à Nice et une enquête a été ouverte par l'Inspection générale de la police nationale pour déterminer les causes du décès. Des associations tunisiennes, citées par la presse mardi, ont exprimé "leur consternation" et demandé que "toute la lumière soit faite sur le drame". (NOUVELOBS.COM - 13.05.2008)

Marche silencieuse

Plusieurs centaines de personnes ont défilé dimanche à Grasse (Alpes-Maritimes) en hommage à un jeune homme de 22 ans mort vendredi peu après son interpellation par la police. Derrière une banderole proclamant "bavure policière, assassins", les manifestants -entre 500 et 600 selon la police, un millier selon les organisateurs- ont défilé dans le centre de Grasse dans un silence brièvement interrompu par quelques cris "police, assassins" poussés devant le commissariat de la ville.

Une jeune femme, témoin de l'interpellation, a indiqué à la presse, en marge de la manifestation, que Abdelakim Ajimi avait été maintenu à terre lors de son interpellation par plusieurs policiers, dont l'un lui serrait fortement le cou. "Pendant les vingt minutes où j'étais là, il ne lui a pas lâché le cou. Il le serrait très fort. Cette image ne me sort pas de la tête", a raconté Layla Picout, 17 ans, étudiante en BEP vente. "Hakim (son diminutif, ndlr) ne se défendait pas, il était sur le sol, complètement à l'envers, comme s'il était déjà parti, comme s'il acceptait son sort. Quand ils l'ont mis dans le coffre de la voiture, menotté, on aurait dit une guimauve", a ajouté la jeune femme.(NOUVELOBS.COM et 20Minute.fr- 13.05.2008)

Le grand Malaise de Jeune Afrique

a1b68d7f43b7a87f31d161a8eb85ed4a.jpgA défaut de consacrer son dossier de la semaine aux suites qui ont agité la chronique et les médias après l’importante visite du président français en Tunisie Jeune Afrique à choisie de le présenter avant son arrivée « TUNISIE-FRANCE: Qui se ressemble s'assemble ». un produit de propagande à la dictature dont les 13 pages d’annonces publicitaire qui l’ont truffé peuvent seules le justifier. Ainsi la Tunisie peut être laissé de coté pour la semaine d’après. À défaut d’aborder le vrai « grand malaise » que connaît la région du bassin minier de Gafsa et qui a connu un assassinat d’état qui a coûté la vie à un jeune chômeur diplômé dans une action de contestation et à l’exode renouvelé de protestation de certains habitants vers l’Algérie, le journal à choisie de remuer la plaie d’un ancien malaise vieux de sept ans en Kabylie que l’Algérie cherche encore à panser. Ce qui lui a valu d’être interdite de distribution dans le pays.

Sans chercher nullement à justifier cette répugnante pratique de censure, on ne peut s’empêcher de faire le constat de maladresse dans les choix de ce journal qui a constitué pour beaucoup de ses semblables une véritable institution dans le métier. Chaque journal est certainement souverain dans ses choix éditoriaux, la liberté de la presse et indivisible et ne doit pas être conditionnée par le partage de nos points de vue ou centre d’intérêt. Mais la malice est là, quand on voit comment on ménage certains alors qu’on cherche à porter ses coups à d’autres ou ça fait mal le plus. A mon avis un journal qui se respecte ne doit se vendre qu’a ses lecteurs et ne doit chercher à s’imposer que par sa probité et la valeur de ce qu’il publiait.

Quand on calcule le prix, d’après les révélations livrées par le journaliste de l’Expression Imed El Bahri dans son article « Selon ‘‘Jeune Afrique’’ La censure s’est dégradée en Tunisie » à 100 000 dinars la page pour 13 pages dans le seul supplément de l’avant dernier numéro, on comprend parfaitement le silence qui a suivis. L’Algérie doit- elle payer le double ou plus si on prend en considération le poids des deux pays pour gagner les faveurs de notre journal naturalisé. La relève s’opère aujourd’hui difficilement au sein de Jeune Afrique entre argent et crédibilité l’équilibre qu’a pu assurer sont fondateur pendant des décennies est-il entrain de s’effondrer définitivement ( Yahyaoui Mokhtar – 13 mars 2008 )

RSF : L’hebdomadaire français Jeune Afrique censuré pour un article sur la Kabylie

Reporters sans frontières dénonce l’interdiction de distribution dont a été victime l’hebdomadaire français Jeune Afrique en Algérie au cours de la première semaine du mois de mai.

Plus nous approchons des échéances électorales présidentielles de 2009, plus il est à craindre de voir ce genre de mesures arbitraires se multiplier. L’Etat algérien doit garantir une information libre et plurielle à ses citoyens et non se poser en censeur”, a déclaré l’organisation.

Le numéro 2469, daté du 4 au 10 mai 2008, de l’hebdomadaire français Jeune Afrique n’a pas été distribué en Algérie. La direction du journal n’a reçu aucune explication des autorités. Toutefois, cette mesure de censure serait liée à la publication d’un article, intitulé “Kabylie, le grand malaise”, de Farid Alilat, dans lequel le journaliste décrit les problèmes économiques, sécuritaires et sociaux qui paralysent cette région dans l’est du pays.

Marwane Ben Yahmed, directeur de la rédaction de Jeune Afrique, a expliqué à Reporters sans frontières que le distributeur FA presse n’avait pas obtenu d’autorisation de vente pour ce dernier numéro. “Nous avons décidé de publier cet article en accès libre sur notre site Internet pour que nos lecteurs algériens puissent y avoir accès”, a-t-il ajouté.

Jeune Afrique a déjà fait les frais de la censure d’Etat en Algérie. En mars 2007, un numéro, incluant une enquête sur l’homme d’affaires Rafik Abdelmoumen Khalifa, avait été interdit des kiosques. En février 2004, quelques semaines avant la tenue des élections présidentielles, le dossier “Pour qui votent les généraux” avait valu au journal une autre censure. ( Communiqué RSF du 09 Mai 2008)

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