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mardi, 13 mai 2008
Jeune Tunisien mort à Grasse : la Tunisie enquête
Le parquet de Tunis a ouvert une enquête sur les circonstances dans lesquelles le jeune homme, âgé de 22 ans, a trouvé la mort vendredi durant son transfert au commissariat de Grasse.
Le parquet de Tunis a ouvert une enquête sur les circonstances dans lesquelles un jeune Tunisien a trouvé la mort vendredi dans la ville française de Grasse (sud-est), a-t-on appris mardi 13 mai de source judiciaire.
Un juge d'instruction a adressé une convocation au père de la victime pour l'auditionner et envoyé une commission rogatoire aux autorités françaises, a-t-on ajouté de même source.
Ce jeune émigré tunisien identifié comme Abdelhakim Ajiimi, 22 ans, est décédé durant son transfert au commissariat de Grasse, après une rixe qui a éclaté lorsque l'homme s'est vu refuser de l'argent dans une agence du Crédit Agricole.
"Victime d'un malaise"
Le père de la victime, cité par le quotidien Nice-Matin, a raconté samedi qu'un témoin -qui aurait filmé la scène- a vu le jeune homme littéralement étranglé et jeté dans le coffre de la voiture de police.
Le préfet du département des Alpes-Maritimes, Dominique Vian, a indiqué dans un communiqué que l'homme avait "été victime d'un malaise" et estimé qu'"aucun élément ne (permettait) actuellement de mettre en cause l'action des fonctionnaires" de police.
Le corps d'Abdelakim Ajiimi doit être autopsié mardi à Nice et une enquête a été ouverte par l'Inspection générale de la police nationale pour déterminer les causes du décès. Des associations tunisiennes, citées par la presse mardi, ont exprimé "leur consternation" et demandé que "toute la lumière soit faite sur le drame". (NOUVELOBS.COM - 13.05.2008)
Marche silencieuse
Plusieurs centaines de personnes ont défilé dimanche à Grasse (Alpes-Maritimes) en hommage à un jeune homme de 22 ans mort vendredi peu après son interpellation par la police. Derrière une banderole proclamant "bavure policière, assassins", les manifestants -entre 500 et 600 selon la police, un millier selon les organisateurs- ont défilé dans le centre de Grasse dans un silence brièvement interrompu par quelques cris "police, assassins" poussés devant le commissariat de la ville.
Une jeune femme, témoin de l'interpellation, a indiqué à la presse, en marge de la manifestation, que Abdelakim Ajimi avait été maintenu à terre lors de son interpellation par plusieurs policiers, dont l'un lui serrait fortement le cou. "Pendant les vingt minutes où j'étais là, il ne lui a pas lâché le cou. Il le serrait très fort. Cette image ne me sort pas de la tête", a raconté Layla Picout, 17 ans, étudiante en BEP vente. "Hakim (son diminutif, ndlr) ne se défendait pas, il était sur le sol, complètement à l'envers, comme s'il était déjà parti, comme s'il acceptait son sort. Quand ils l'ont mis dans le coffre de la voiture, menotté, on aurait dit une guimauve", a ajouté la jeune femme.(NOUVELOBS.COM et 20Minute.fr- 13.05.2008)
17:55 Ecrit par TUNISIA Watch dans Droits de l'homme | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Tunisie, Immigré, Abdelakim Ajiimi
Commentaires
Comme à chaque fois qu'un policier tue un jeune les autorités le soutiennent!!!! On va encore nous cacher la veritée ! J'espere que les enquêteurs tunisiens pourront exercer leur metier dans "LE PAYS DES DROITS DE L'HOMME" ...
Allah yer7am notre concitoyen ! Et que justice soit faite nchallah
Mes condoléances a la famille de Abdelhakim Ajiimi w nchallah rabi isabarhom .
الحمد لله و الصلاة و السلام على سيدنا ومولانا رسول الله وعلى آله و صحبه
و من والاه
السلام عليكم و رحمة الله تعالى و بركاته
إنا لله و إنا إليه راجعون
عظم الله أجركم
رحمه الله و أسكنه فسيح جنانه
و الحمد لله الذي كتب له أن يقرأ القرآن في جنازته نسأل الله أن يجعلها في ميزان حسناته و في ميزان من قرأ
ومن سمع
Ecrit par : Imen | mercredi, 14 mai 2008




