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16/05/2008
Quand le football donne des sujets de débat aux tunisiens
Le football continue à faire le principal objet de débat dans le pays. Aux stades, à la télé comme sur les radios et les journaux il est de plus en plus la matière le plus prisée pour attirer l’attention des spectateurs et des lecteurs. Cela devient de plus en plus un phénomène de société et tout le monde sait qu’en grande partie ce n’est qu’un effet de substitution face au vide politique et le verrouillage serré imposé au pays.
Largement contesté l’entraîneur national Roger Lemerre à été limogé avant de s’assurer d’un successeur pour le remplacer au point que le caricaturiste du journal La Presse présentait aujourd’hui la fédération du football en forme d’un demandeur de charité à Paris à la recherche d’un entraîneur. Cse soir on apprendra que Santini a décliné l’offre qui lui a été présenté. Dimanche une journée décisive pour le championnat va se jouer à Gabes entre le stade Gabesien et l’Etoile du Sahel, le premier joue sa relégation et le second son titre de champion. En même temps El Gawafel Sports Gafsa jouera contre l’autre prétendant le Club Africian au stade de Béja. Après le refus de plusieurs municipalités d’accueillir ce match, son stade à été mis en indisponibilité pour des travaux dont les événements qui secouent la région ne semblent pas étrangers en réaction ses responsables veulent fixer les prix à 100 Dinar le billet pour le match de dimanche, le moitié d’un salaire de base d’une ouvrier…
Santini décline l'offre de la Tunisie
L'entraîneur Jacques Santini, contacté par la Fédération tunisienne de football pour succéder à son compatriote Roger Lemerre à la tête de l'équipe de Tunisie, a décliné l'offre de la FTF, a-t-on appris auprès de l'intéressé.
"Cela ne se fera pas pour deux raisons", a indiqué Santini à l'AFP. "Je n'aurais pris mes fonctions que le 1er juillet alors que la sélection tunisienne aurait déjà disputé quatre matches des éliminatoires du Mondial 2010 au mois de juin. Par ailleurs, je ne pouvais pas choisir un adjoint français qui m'aurait accompagné dans mes fonctions même si les entraîneurs nationaux tunisiens sont sûrement très compétents", a-t-il expliqué.
Agé de 56 ans, Jacques Santini a été sélectionneur de l'équipe de France (2002-2004) avant de prendre en main l'AJ Auxerre (2005-2006) après un bref passage à Tottenham (1ère div. anglaise).
Santini, actuellement libre de tout engagement, a également dirigé Lyon (2000-2002), club avec lequel il a remporté la coupe de la Ligue en 2001 et le Championnat de France en 2002. Avec l'équipe de France, il a également gagné la Coupe des Confédérations (2003).
La FTF avait abandonné mi-avril la piste de l'entraîneur français de l'Etoile du Sahel (1re div. tunisienne), Bertrand Marchand, qu'elle avait pourtant présenté comme favori à la succession de Lemerre, en raison d'un désaccord sur la date d'entrée en vigueur du contrat.
Egalement pressenti, le Franco-bosniaque Vahid Halilhodzic s'est engagé avec la Côte d'Ivoire alors que Roger Lemerre va prendre en main l'équipe du Maroc.
Après la Tunisie, Roger Lemerre prendra en mains les destinées du Maroc à partir du 1er juillet prochain. L’ancien sélectionneur des Bleus, qui avait guidé les Tricolores jusqu’au succès à l’Euro 2000, aura donc la responsabilité des Lions de l’Atlas après avoir été écarté de son poste à la tête des Aigles de Carthage, suite à une élimination prématurée lors de la CAN 2008. Abdeslam Ouaddou, Mickaël Chrétien, Youssouf Hadji ou encore Marouane Chamakh, qui évoluent tous en Ligue 1, connaissent donc leur nouveau boss. (AFP - Jeudi 15 mai 2008)
01:35 Ecrit par TUNISIA Watch dans Société | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Tunisie, Football, Jacques Santini, Roger Lemerre




Commentaires
Bonjour,
J’ai été moi-même coorganisateur du Premier Congrès Arabe de Sexologie avec Mr. Redhouan M’hiri à Tunis en 1996. C’est avec regret et fierté que j’évoque le souvenir de l’invitation de collègues juifs d’Israël et d’ailleurs. Regret pour quelques-uns de mes compatriotes qui ont réagi d’une façon peu respectueuse de la Tunisie et de son histoire millénaire, de notre relation symbiotique avec les juifs depuis toujours. Fierté de nous être inscrits, nous, en invitant des juifs d’Israël, de France, de Belgique, du Maroc, d’Algérie et de Tunisie, dans la ligne honorable et glorieuse de la politique tunisienne depuis la nuit des temps.
Les corbeaux qui se sont opposés à votre initiative, fort honorable, d’inviter un professeur en médecine leader dans son domaine, juif d’Israël, font preuve d’une amnésie qui n’a d’égal que leur lâcheté et leur ignorance de notre identité tunisienne. Les juifs sont un vecteur fondamental et un élément incontournable de l’histoire de cette terre qui est aujourd’hui « La Tunisie », depuis Ibn El Jazzar qui était l’élève puis le collègue d’Ishaq Ibn Souleiman El Israëli, qui était -pour ne rien vous cacher- juif et tunisien, en passant par Le Bey qui, dans son temps, a mis en avant ce que nous avons de commun et de plus cher, notre tunisianité, pour protéger les juifs des affres de l’horreur du nazisme. Aujourd’hui, encore, en Tunisie dans notre vie sociale et familiale, dans notre cuisine, dans notre musique, dans notre habit traditionnel, dans nos valeurs, dans nos comportements, dans notre façon d’apprivoiser la mort, la vie, l’amour, la fête, nos joies et nos tristesses nous avons plus a partager avec nos tunisien juif ou les sépharades en général qu’avec tout autres.
La Tunisie a toujours apporté son appui à la cause palestinienne. Sans la cécité de la ligue arabe des années soixante, la Palestine aurait été un état souverain, libre et moderne depuis plus de quarante ans, mais les frères arabes ont préféré l’arrogance de Nacer au pragmatisme de Bourguiba. Aujourd’hui, le président de la république Zine El Abidine Ben Ali ne rate aucun forum pour crier haut et fort le droit et la nécessité de garantir aux palestiniens la jouissance d’un état souverain et l’intégrité territoriale de tous les pays voisins, mais ceci ne doit pas nous soustraire de dire qu’Israël a aussi le droit à sa sécurité nationale, comme tous les pays de la région.
Mes très chers compatriotes, n’insultons pas l’avenir et ne nions pas l’histoire. La tunisianité est inclusive de fait. Soyons fiers de nos singularités, judaique comme nord africaine, méditerranéenne, arabe et musulmane. Sachez que dans l’état d’Israël il y a un peu de notre cœur qui bat : nos tunisiens qui étaient -ne nous le cachons pas- en partie obligés ou poussés à quitter leur pays, la Tunisie. Cette partie de nous-mêmes est aujourd’hui un peu partout dans le monde mais aussi en Tunisie, tel Roger Bismuth, sénateur et conseiller de son excellence monsieur le président de la république Zine El Abidine Ben Ali, en France, tel le Professeur David Khayat, leader mondial en cancérologie, Marc Ganem, gynécologue, ancien président de la World Association for Sexology et actuel président de la chaire de santé sexuelle à l’UNESCO, David Sitruk, grand Rabin de France, Sylvain Shalom, ancien ministre des affaires étrangères de l’état d’Israël, les levy, les Slama, les Chakroun, les Smadja, etc….
Mes très chers compatriotes, tendons la main à nos propres frères juifs de Tunisie, qu’ils soient français, belges, canadiens, israéliens, etc…. Il est temps de nous réconcilier avec nous-mêmes, il reste encore cette génération de Tuns natifs de Tunisie. Redonnons une chance à l’histoire, à l’amour et à la vie. Encourageons la coopération scientifique avec les juifs du monde entier, y compris ceux d’Israël, ne ratons aucune occasion de leur dire que nous tenons à l’existence d’un état palestinien souverain et à la sécurité de l’état d’Israël.
Mansour EL Feki
Professeur Universitaire
Canada.
Ecrit par : Mansour EL Feki | 16/05/2008
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