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20/06/2008
Hamma Hammami affirme avoir été agressé par la police, Les autorités démentent
Un dirigeant de l'opposition tunisienne affirme avoir été "attaqué à coups de pierres par quatre agents de la police politique" à Tunis, dans un communiqué de son parti publié mercredi.
Hamma Hammami, porte-parole du Parti Communiste ouvrier de Tunisie (PCOT), une formation d'extrême gauche dont l'activité est interdite dans le pays, a été agressé mardi sous les yeux de sa fille Sarah, âgée de 9 ans, alors qu'il quittait son domicile à El Manar, selon le communiqué
"Les auteurs de ces actes font partie d’un groupe d’agents qui le surveille en permanence. Ils l'ont également menacé et injurié, usant de propos orduriers, en présence de sa fille, avant de prendre la fuite", ajoute le texte. "La semaine dernière, il a reçu plusieurs coups de fil anonymes provenant de cabines téléphoniques. L’auteur des coups de fil l'a couvert d'injures et de menaces, lui a demandé de ne plus se mêler de ce qui se passe à Redeyef et au bassin minier de Gafsa", poursuite le communiqué.
La région de Gafsa (sud-ouest), riche en phosphates, a connu début juin des manifestations sporadiques pour dénoncer le chômage, le renchérissement du coût de la vie, la corruption et le clientélisme. A Redeyef, des affrontements entre la police et manifestants ont fait un mort et plusieurs blessés le 6 juin.
Les autorités tunisiennes ont démenti mercredi que l'opposant Hamma Hammami ait été agressé par la police à Tunis, évoquant une déclaration mensongère destinée à "manipuler l'opinion". "Le fait que M. Hammami n'ait pas déposé plainte au sujet de ses allégations montre qu'il s'agit d'une mise en scène destinée à manipuler l'opinion", a indiqué une source officielle à l'AFP. "L'auteur de ces allégations n'est pas à sa première déclaration mensongère et dénuée de toute crédibilité", a ajouté cette source, affirmant que "la Tunisie est un Etat de droit où l'intégrité physique des citoyens et les droits fondamentaux sont garantis à tous par la loi". (AFP, le 18 juin 2008)
Communiqué de parti communiste des ouvriers de Tunisie
Le parti communiste des ouvriers de Tunisie, PCOT, informe l'opinion publique, que son porte parole, Hamma Hammami, a été attaqué à coups de pierres par 4 agents de la police politique. Les faits se sont déroulés ce matin, vers 11h00, alors qu’il quittait son domicile à El-Manar I à Tunis en compagnie de sa fille Sarah, 9 ans. Les auteurs de ces actes font partie d’un groupe d’agents qui le surveille en permanence. Ils l'ont également menacé et injurié, usant de propos orduriers, en présence de sa fille, avant de prendre la fuite.
Depuis environ deux semaines, une dizaine d'agents de la police politique surveillent quotidiennement l'entrée de la cité où habitent Hamma Hammami et son épouse, l'avocate et militante des droits humains Radhia Nasraoui. La semaine dernière, il a reçu plusieurs coups de fil anonymes provenant de cabines téléphoniques. L’auteur des coups de fil l'a couvert d'injures et de menaces, lui a demandé de ne plus se mêler de ce qui se passe à Redeyef et au bassin minier de Gafsa.
Ces agissements criminels se produisent au moment où une répression générale s'abat sur le peuple tunisien. Elle vise surtout à faire taire la contestation sociale dans le bassin minier au sud-ouest et à Fériana au centre-ouest du pays. Le but étant d’empêcher toute action de solidarité avec les victimes de cette répression.
A bout de souffle, le régime dictatorial du général Ben Ali montre à nouveau son incapacité à faire face aux revendications sociales et politiques du peuple tunisien.
Le tout sécuritaire, l’usage de balles réelles à l’encontre de manifestants pacifiques, demeure sa seule réponse aux revendications de la population.
Cette politique répressive ne fait plus peur, surtout à une jeunesse qui se dresse de plus en plus pour défendre son droit à l’emploi, à la liberté et à la dignité.
Le PCOT, tout en condamnant énergiquement l’agression perpétrée à l’encontre de son porte parole, appelle toutes les forces démocratiques et l’ensemble du peuple tunisien à s’unir pour faire face à la fascisation accrue de la vie politique et à la recrudescence des agressions physiques, des arrestations arbitraires, de la torture et des procès iniques. Tunis, le 17 juin 2008
00:15 Ecrit par TUNISIA Watch dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Tunisie, Hamma Hammami, parti communiste des ouvriers de Tunisie




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