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23/06/2008

Tunis réfute les accusations d'AI sur de "mauvais traitements courants"

TUNIS - La Tunisie a rejeté lundi un rapport de l'organisation Amnesty International (AI) l'accusant de "mauvais traitements courants" sous couvert de la lutte contre le terrorisme dans un rapport rendu public à son siège à Londres. "Ces déclarations sont totalement subjectives et dépourvues de crédibilité", a indiqué une source officielle à Tunis, accusant AI d'avoir "publié sans prendre soin d'en vérifier la véracité, des allégations fallacieuses véhiculées par des entités et des individus connus pour leur partialité et leurs partis pris contre la Tunisie".

Dans son rapport AI affirmait que "dans leurs efforts de prévention de la formation de +cellules terroristes+, les autorités tunisiennes se rendent responsables d'arrestations et de détentions arbitraires qui enfreignent la législation tunisienne". Elle disait avoir eu connaissance de "cas spécifiques de torture, dont notamment la privation de sommeil, les chocs électriques... et les simulacres d'exécution".

"Une personne a été torturée à un point tel qu'elle ne pouvait plus reconnaître sa propre mère, sa femme ni ses avocats", selon Amnesty, dont la directrice régionale, Hassiba Hadj Sahraoui, a demandé au gouvernement tunisien de "reconnaître les accusations étayées dans ce rapport, de s'engager à mener une enquête et à traduire les responsables devant la justice".

Exprimant le point de vue du gouvernement, la même source a indiqué que la Tunisie appliquait une loi antiterroriste "qui est conforme aux standards internationaux et qui offre toutes les garanties aux accusés, y compris celles d'un procès équitable".

"Les procès qui ont eu lieu, en application de cette loi, ont concerné des personnes trouvées en possession d'armes et d'explosifs, et impliquées dans des entreprises criminelles visant à commettre des actes terroristes en Tunisie ou à l'étranger, ou dans des activités terroristes ayant causé la mort de personnes innocentes", a ajouté cette source.

"Les autorités judiciaires n'hésitent pas à poursuivre tout abus de pouvoir (...), notamment les actes de violence ou de mauvais traitement", a-t-elle poursuivi, se référant à des rapports présentés par le gouvernement devant le comité des droits de l'Homme et le Conseil des droits de l'Homme des Nations unies.

S'étonnant du fait qu'AI "qualifie ce genre d'activités criminelles +d'opposition légitime et pacifique+, la même source affirme que "le terrorisme n'est pas un +alibi+ (mais) un défi sérieux que les autorités oeuvrent à relever dans le respect de la loi". (AFP / 23 juin 2008 19h12)

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