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lundi, 30 juin 2008

Tunisie : Des Plages de plaisance en attendant les plages de la liberté

db2d46feeb6d6dcd6438d85562aa63d8.jpgLe quotidien Algérien «L’Expression», a publié un (long) article sur «Le romantisme perdu de la belle saison ». Le journaliste qui dénonçait tous les inconvenions qui ont fait perdre à l’été son charme en Algérie disait « Tous les ennuis rencontrés sur nos plages n’existent pas là-bas. Et puis, point besoin de visa. L’avion n’est pas indispensable. C’est pourquoi chaque année, 1 million d’Algériens prennent la route de l’Est, parasol en bandoulière pour le planter à Tabarka, Sousse ou Hammamet. ». Jusque là l’article n’a rien d’exceptionnel ce n’est que lorsque l’auteur de l’article, le journaliste Zouhir Mebarki, va au fond de l’expression de sa libérté de penser et de s’exprimer en disant : «Si les Tunisiens ont tout des Algériens avec lesquels ils partagent beaucoup de points communs, qu’ils ressemblent à des Algériens, la différence est qu’ils forment une version «améliorée» de cette partie de nous-mêmes», Que son article interpelle les journalistes tunisiens loin de sentir cette aisance dans leur métier

Le Journaliste tunisien Oualid Chine de webmanger center réplique par ce commentaire à l’article de son collègue Algérien « Reste que les (journalistes) Tunisiens envient aussi les Algériens. Au moins sur un point. Imagineriez-vous un seul instant, la même phrase, aussi flatteuse soit-elle pour notre petit amour-propre national, réécrite en faveur de nos frères maghrébins ? Peut-on imaginer un journaliste tunisien écrivant que les Algériens sont une version améliorée des Tunisiens ? Une liberté de ton, une franchise, que peu de chroniqueurs oseraient se permettre. De quoi nous donner des envies de planter nos parasols tunisiens, sur les plages de nos voisins. Après tout, Albert Camus n’a-t-il pas chanté la beauté de la mer, à Tipaza ? Et leurs journaux (qui ne manquent décidément pas de piquant) pourraient constituer une excellente lecture d’été. »

Il est vrai que les journalistes algériens sont en passe de gagner haut la main leur combat pour la liberté de la presse et de l’expression. Aujourd’hui on peut lire sur le journal « El Watan » que La cour d’appel d’Oran a prononcé samedi après-midi l’acquittement en faveur du directeur d’El Watan, Omar Belhouchet, et de la journaliste du même quotidien, Salima Tlemçani, dans l’affaire qui les opposait à l’ex-wali d’Oran, Mostefa Kouadri. Le wali (Giouverneur) d’Oarn avait porté plainte pour diffamation suite à la publication d’une enquête sur le trafic de drogue dans la capitale de l’Ouest, réalisée par la journaliste Salima Tlemçani, ainsi qu’un entretien avec Kada Hezil, ex-DAS de la wilaya d’Oran. maître Khaled Bourayou, avocat d’El Watan à déclaré : « Je considère que depuis ces dernières années, c’est l’une des premières décisions sinon la première décision de justice qui consacre le bien-fondé de la légitimité de la presse dans la dénonciation des fléaux sociaux tels que la drogue et la corruption ». Ce dernier ajoutera que « les magistrats ont fait une perception juste sur le rôle d’El Watan et son professionnalisme dans cette affaire. Il s’agit tout de même d’une enquête sur un sujet d’une très grande importance ». Cela se passe de tout commentaire sur le lien entre liberté de la presse et indépendance de la justice et que l’expérience algérienne ne fait que confirmer.

Du coté Marocain aussi, une avant première vient d’être réalisé dans l’histoire de la presse dans ce pays. Le journal ea1a55dcf6d0b154c951c2c17d99646e.gifMarocain Tel Quel du célèbre journaliste Ahmed Benchamsi vient de publier dans son avant dernier numéro Un « Reportage-photos exclusif Au cœur du polisario » sur la situation dans le camp de réfugiés sahraoui de Tindouf en Algérie. C’est la première fois depuis le début du litige sur le Sahara occidental que des journalistes marocains effectuent un reportage dans les camps du réfugiés Sahraoui en dehors des zones contrôlés par leur pays. Indépendamment du jugement qu’on peut porter sur le résultat du reportage publié par le journal, il est clair que le journal vient de réussir à faire tomer un important tabou sur une question d’importance primordiale pour son pays comme pour tout le Maghreb.

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En Tunisie le journal algérien « El watan » comme le journal Marocain « Tel Quel » sont toujours censurés. C’est par Internet que la liberté d’expression cherche à se frayé son chemin. Les journalistes en lutte sont encore les otages de leur salaire dans un système qui continue à faire la chantage de la faim ou la liberté à tout un pays sans se rendre comte que sa propagande usée ne sert plus qu’a faire  prendre conscience à ceux qui doute encore de son anachronisme et de son discours dépassé. Le premier juillet à été déclaré journée pour la liberté d’expression par les bloggeurs Tunisien depuis l’année dernière, aujourd’hui on doit prendre conscience qu’en Tunisie Chaque journée est une journée de revendication de liberté.

Comme nos plages sont un défit à relever pour leur tourisme, leur journaux sont un défit plus relevant pour nos médias et notre combat pour la liberté d’expression.

Yahyaoui Mokhtar – Tunis 30 Juin 2008

Commentaires

voir les plages

Ecrit par : abdenour | samedi, 05 juillet 2008

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