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dimanche, 13 juillet 2008

Leaders controversés invités aux cérémonies du 14 juillet


L'invitation faite aux dirigeants présents pour le lancement à Paris de l'UPM suscite quelques réactions :

L’honneur fait au fils Assad constitue une belle réhabilitation. Bachar est l’héritier d’un régime qui a trempé dans l’assassinat d’un ambassadeur français, dans l’attentat du Drakkar contre des Casques bleus français, dans plusieurs prises d’otages français, sans parler de l’assassinat de Hariri. On peut comprendre la colère des militaires contraints de saluer le jour de la fête nationale le digne fils de son père.

Il serait naïf de faire des droits de l’homme le critère absolu d’une diplomatie. Au sud de la Méditerranée, peu de pays passent le trébuchet d’Amnesty International et, en lançant cet ambitieux projet, Sarkozy savait qu’il devrait travailler avec pas mal d’autocrates. Le dessein de l’Union pour la Méditerranée signifie l’inclusion de tous les pays riverains de cette mer qui a trop souvent séparé plutôt que réuni les pays du Nord et du Sud. Mais la diplomatie est aussi affaire de symboles. Pourquoi offrir une place à la tribune le 14 juillet, jour qui célèbre l’idée neuve de liberté, à des hommes comme Assad, Moubarak, Ben Ali ou Bouteflika. Pour les peuples de la Méditerranée, cette présence sera perçue comme un soutien affiché de la France à leurs dirigeants dynastiques, corrompus et bien évidemment jamais confrontés à des élections libres. Que l’on ne s’étonne pas de l’impact de la propagande antioccidentale menée par les islamistes dans ces pays du sud de la Méditerranée. Le succès - réel - de la diplomatie française en réunissant ces leaders souvent ennemis n’aurait pas dû faire oublier les idéaux représentés le jour de la fête nationale.

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Symboles
Francois SERGENt
QUOTIDIEN : samedi 12 juillet 2008
 
Société

Un 14-Juillet sous le signe des Nations unies et de la polémique

AP | 13.07.2008 | 19:43

Le traditionnel défilé militaire du 14-Juillet, lundi sur les Champs-Elysées à Paris, est placé sous le signe des Nations unies avec leur secrétaire général Ban Ki-moon comme invité d'honneur. Mais ce défilé intervient aussi cette année sur fond de polémique avec la présence dans la tribune officielle du Syrien Bachar el-Assad et dans un climat tendu par les restructurations de la carte militaire.

La cérémonie, sauf conditions météo contraires, doit débuter par le passage, à 10h45, de neuf "Alpha Jet" de la patrouille de France, suivis de 56 appareils de l'Armée de l'air et de l'aéronautique navale, dont six aéronefs membres de l'Union européenne.

Précédé par l'emblème de l'ONU (un planisphère entouré de deux branches d'olivier stylisées) un détachement de soldats français de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) et de Casques bleus déployés en Méditerranée (Liban, Golan, Chypre) ouvrira ensuite le défilé des troupes à pied. En clôture de la revue militaire, vers midi, sept parachutistes de l'équipe de France militaire sauteront d'un hélicoptère pour atterrir sur la place de la Concorde.

C'est là qu'est installée la tribune officielle, dans laquelle Bachar el-Assad sera présent, comme le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas et le Premier ministre israélien Ehoud Olmert.

De la quarantaine de chefs d'Etat et de gouvernement présents pour le sommet de lancement de l'Union pour la Méditerranée dimanche, seuls six manqueront à l'appel, dont l'Algérien Abdelaziz Bouteflika, le Tunisien Zine el Abidine Ben Ali et les représentants de la Belgique, du Luxembourg, de la République tchèque et de la Slovaquie. La présence du Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan restait incertaine dimanche soir, selon l'Elysée.

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