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18/07/2008

Tunis hors course : Duel franco-espagnol pour la localisation du siège de l’Union pour la Méditerranée

Barcelone ou Marseille, Marseille ou Barcelone, tel sera le choix que devront prendre les ministres des Affaires étrangères des pays membres de l’Union pour la Méditerranée (UPM).

Le gouvernement espagnol de José Luis Zapatero ne cesse de clamer haut et fort que la ville de Barcelone est la meilleure candidate pour y accueillir le siège de l’Union pour la Méditerranée, et qu’elle est supérieure à la candidature française, présentée par la ville de Marseille. En visite à Tunis il y a une semaine, le chef de la diplomatie espagnole Miguel Angel Moratinos, avait également fait part de son souhait de voir Barcelone, où avait été lancé en 1995 le premier partenariat euro-méditerranéen, dit "processus de Barcelone", abriter le siège de la nouvelle institution lancée lors du sommet de Paris dimanche dernier. Lors d’une conférence de presse organisée pour l’occasion, le secrétaire d’Etat espagnol pour l’Union européenne, Diego Lopez Garrido, a insisté sur le fait que "Barcelone a été le berceau du processus euroméditerranéen qui a débuté en 1995."

Tunis hors course pour abriter le siège de l’UPM

Du côté de la cité phocéenne, on veut crédibiliser la candidature française sur le fait que la ville héberge déjà de nombreuses institutions internationales liées aux questions méditerranéennes, et qu’elle a déjà par conséquent une grande expérience en la matière. Quoi qu’il en soit, Marseille sera pour Barcelone, un rival bien plus dangereux que deux autres villes candidates, qui sont déjà jugées hors course, à savoir La Valette (Malte) ou Tunis (Tunisie). Quant au verdit final, il sera donné le 4 novembre, à Marseille précisément. P.G.

La ville de Marseille est candidate pour accueillir le siège du secrétariat général de l'Union pour la Méditerranée (UPM), a annoncé vendredi l'ambassadeur de France en Tunisie, Serge Degallaix, lors d'une conférence de presse à Tunis. Jusque-là, seules Tunis, Rabat au Maroc et La Valette à Malte étaient candidates.

Marseille doit accueillir, les 3 et 4 novembre prochains, la première réunion des ministres des Affaires étrangères des pays membres de l'UPM, qui doit trancher la question du siège de l'UPM, selon l'ambassadeur.

"L'objectif de cette réunion est de fixer les règles fonctionnelles pour la gestion des mécanismes mis en place lors du sommet de Paris, de manière à ce que le dispositif de l'UPM devienne opérationnel le 1er janvier 2009", a-t-il précisé. Le secrétariat sera établi selon le principe de parité entre les pays du Nord et ceux du Sud de la Méditerranée et sera doté d'un comité permanent conjoint, une structure d'accompagnement des décisions et projets qui faisait défaut au processus de Barcelone, a ajouté Serge Degallaix.

Tout en réaffirmant la position officielle de la France, qui souhaite que le siège de l'UPM revienne à un pays de la rive sud de la Méditerranée, M. Degallaix a fait valoir que "ceci n'empêche pas le maire de Marseille de poser la candidature de sa ville, qui a une vocation méditerranéenne". "Jean-Claude Gaudin est libre de faire acte de candidature et n'a pas besoin de demander l'autorisation du gouvernement pour cela", a-t-il noté. (AP et Fenêtre sur l'Europe le Vendredi 18 Juillet 2008 )

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