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mercredi, 23 juillet 2008

Tunisie : Poulina consacre 235 MDT à Gafsa

1151f6bc51bbe3772e0ad2d5a1ee02d8.jpgLe groupe Poulina, qui enregistre aujourd’hui même son entrée sur la cote de la bourse de Tunis, prévoit de nouveaux investissements d’un montant de 235 MDT pour six nouvelles unités, industrielles et agricoles. Investissements solidaires, dans la mesure où leur premier objectif est de créer  1150 emplois dans les régions intérieures de la Tunisie, ils sont exclusivement consacrés à la région de Gafsa.

Il s’agit, en premier lieu, d’une unité de production de fer pour une valeur de 40 MDT, devant générer 470 emplois. Il s’agit ensuite d’une unité de fabrication de DCP (dérivé du phosphate), matière première pour la fabrication d’aliments de bétail. Coût attendu de l’investissement, 30 MDT pour créer 120 emplois nouveaux dans la région. Une nouvelle unité de béton cellulaire, produit économe en énergie pour le bâtiment (15 MDT et 125 emplois), 1000 hectares de plantation en olives de table (6 MDT pour 120 emplois stables) et la participation à hauteur de 49 % dans un projet de cimenterie avec un opérateur espagnol qui a déjà eu autorisation et dont l’investissement global est de 250 MDT à lui seul.

African manager - 24-07-2008

Poulina Group Holding : Quarante ans après sa fondation, la petite société avicole Poulina est devenue le premier groupe privé en Tunisie. Son chiffre d'affaires a été multiplié par 55 entre 1968 et 2007, passant à 600 millions d'euros. Le Poulina Group Holding (PGH), qui coiffe 70 filiales, a été créé en avril avec un capital initial de 150 millions de dinars, dont 70 % à 80 % sont contrôlés par les actionnaires fondateurs. La mise sur le marché permettra d'augmenter le capital de 11 % avec l'émission de 16 millions d'actions au prix nominal de 1 dinar (0,54 euro). Le prix de lancement est de 5,95 dinars (3,20 euros). 61 % de ces actions nouvelles seront réservés à des institutionnels étrangers, 6 % à des cadres de Poulina et 33 % au public.

Affaire Hannibal Kadhafi: La Suisse veut désamorcer la crise avec la Libye

L'inculpation de l'un des fils du colonel Mouammar Kadhafi et de son épouse la semaine dernière à Genève a provoqué «des mesures de rétorsion préoccupantes» en Libye, a dénoncé mercredi le ministère suisse des affaires étrangères.

225af9982c042f889e78d03522762989.jpgLes liaisons aériennes entre Tripoli et la Suisse ont par exemple été réduites. Par ailleurs, deux employés de groupes suisses sont en garde à vue en Libye depuis samedi dernier. L'un d'entre eux travaille pour le groupe industriel ABB. Les bureaux d'un certain nombre d'entreprises helvétiques ont en outre été mis sous scellés et d'autres semblent sur le point d'être fermés. Le responsable du bureau de représentation de Nestlé, d'origine égyptienne, a par exemple été interrogé par la police durant quelques heures, selon le porte-parole de la multinationale vaudoise.

Sur le plan diplomatique, la Libye a suspendu l'octroi de visas pour les ressortissants suisses. Elle a également rappelé son chargé d'affaires à Berne. En l'absence de l'ambassadeur, il est l'interlocuteur des autorités fédérales.

Empêcher l'escalade

Le porte-parole du Département fédéral des Affaires étrangères (DFAE) Jean-Philippe Jeannerat, a indiqué mercredi que la cheffe de la diplomatie helvétique Micheline Calmy-Rey avait suivi la situation en temps réel depuis la semaine dernière. Elle a interrompu ses vacances mercredi pour rejoindre Berne. Mardi, Micheline Calmy-Rey a fait part de «sa ferme protestation et de sa vive préoccupation face à ces développements» par téléphone à son homologue libyen Abderrahman Shalgan. Selon le DFAE, elle a aussi exprimé le souhait de la Suisse d'éviter toute escalade et de maintenir de bonnes relations entre les deux pays. D'entente avec le ministre libyen, il a été convenu de régler la situation de façon à prévenir les complications.

Une mission suisse à Tripoli

Afin de «prévenir une crise», la Suisse a dépêché une délégation diplomatique à Tripoli. Selon le porte-parole du DFAE, des discussions seront menées avec les autorités au plus haut niveau. Dirigée par l'ambassadeur Pierre Helg, cette mission doit tenter d'obtenir la libération des deux Suisses placés en garde à vue et empêcher d'éventuelles sanctions économiques. En Suisse, une cellule de crise interdépartementale a été mise sur pied. Elle est dirigée par l'ambassadeur Markus Boerlin, chef de la division politique VI des Suisses de l'étranger.

Directeur du Centre d'études et de recherche sur le monde arabe et méditerranéen, Hasni Abidi a jugé sur les ondes de la Radio romande qu'il était «très important» d'entamer des démarches diplomatiques auprès de la Libye. «Il s'agit surtout d'un baroud d'honneur de la part de la famille Kadhaffi, qui a perçu les péripéties de son fils comme une humiliation», a-t-il expliqué, estimant qu'«il y a plusieurs lignes rouges que le régime libyen ne pourra pas franchir». (swissinfo et les agences - 23 juillet 2008)

Voir sur ce sujet :

Le fils et la belle-fille du colonel Kadhafi, poursuivis en Suisse pour violence envers des domestiques

C’est pour le Soudan et la CPI que nous avons peur, pas pour Omar Al Bachir

Par : Haytham Manna*

e298bf5aebcf461ebf7b6d49f485816c.jpegEn faisant inculper le président soudanais Omar Al Bachir, le procureur Luis Moreno-Ocampo vient de sortir la Cour pénale internationale de sa léthargie avec une nouvelle bombe médiatique, succédant à la précédente : l’échec de la tentative d’enlèvement du ministre soudanais Ahmed Haroun pour le transférer à La Haye. On peut dire que cette fois-ci, Ocampo a réussi à réveiller à la fois les dirigeants du monde et les institutions directement et indirectement concernées. L’Union africaine, la Ligue arabe, le gouvernement et les partis soudanais, les organisations et les personnalités arabes et africaines, les défenseurs des droits humains, se sont mobilisés pour mettre fin à cette action contre le président soudanais, tandis que les mass médias occidentaux ont entonné le chant de la victoire de la justice internationale.

Les factions armées du Darfour pensent elles aussi avoir remporté une victoire morale ! Certains marchands de convictions du genre de Bernard Kouchner - un des rares en France à avoir soutenu l’agression contre l’Irak - pratiquent le sport de la “leçon d’éthique”, exigeant du président soudanais qu’il coopère (avec la CPI).

Les journaux européens les plus sérieux parlent des risques pour la sécurité, la paix et l’unité du Soudan. Et on peut dire que les réactions les plus faibles sont venues de la communauté des droits de l’homme, puisqu’on constate soit le mutisme d’un grand nombre d’organisations soit leur empressement automatique à se féliciter de la décision de M. Ocampo, précédant même dans leurs prises de position celles des juges de la CPI pour clarifier la procédure.

La question du Darfour a été le plus important révélateur de l’indépendance et du sérieux des ONG de droits de l’homme :

D’une part, on encourage l’ONU depuis la résolution du Conseil de sécurité 1593 de 2005 (résolution qui prévoit la transmission du dossier de la situation au Darfour depuis le 1er Juillet 2002 au Procureur de la Cour pénale internationale); ce que l’on pourrait appeler “l’industrie Darfour” (comme on parle de l’industrie de l’Holocauste): un groupe d’institutions donne sans calculer d’immenses subventions sans limites à tous ceux qui participent aux campagnes floues publiant des chiffres fantaisistes sur les crimes graves commis au Darfour.

D’autre part, des organisations plus sérieuses se sont trouvées elles-mêmes exclues du cirque médiatique et du cours des événements, du fait que les chiffres dont elles faisaient état étaient inférieurs et les faits moins spectaculaires et leurs dénonciations plus équilibrées (le gouvernement et l’opposition armée). Le minimum acceptable du nombre de victimes des massacres du Darfour est le chiffre donné par le directeur de la chaîne El Arabiya (300 mille morts), alors que le Procureur Ocampo a ramené le plafond à moins de la moitié.

La déclaration d’Ocampo a réactivé la question du Darfour, mise en sommeil depuis la farce de l’Arche de Zoé.

La présidente tunisienne de la FIDH, Souhayr Belhassen note que “pour la première fois, on a des éléments de preuve d’un génocide au Darfour”; Mon ami Moncef Marzouki a également noté que “pour la première fois dans l’histoire de l’humanité un tribunal international demande de juger un président en exercice, alors que jusqu’ici, il était d’usage d’attendre qu’ils (les présidents) soient tombés du dos du lion pour leur demander des comptes”.

Cela me rappelle l’expression chère à mes frères tunisiens, “la première fois” – à propos de la Ligue tunisienne des droits de l’homme, présentée par eux comme la “première” dans le monde arabe, ce qui est oublier bien vite qu’elle eut des prédécesseurs en Syrie et en Irak.

Toute blague de “première fois” mise à part, nous sommes confrontés à un très grave problème, à savoir la présence d’un procureur qui a échoué dans sa mission, dans tous les sens du mot échec. Il n’a pas été en mesure de développer une stratégie de travail raisonnable et acceptable dans le cadre de la Charte de Rome et du domaine de compétence générale de la CPI (les crimes graves qui ont eu lieu après sa création) et particulière (la commission de ces crimes sur le territoire ou par des ressortissants d’un État partie ou un dossier transmis par le Conseil de sécurité).

L’absence d’initiatives créatrices et originales est criante, alors qu’on en aurait vraiment besoin, vu l’absence de la CPI de ces géants en matière de superficie, de population et de puissance que sont la Russie, la Chine et les USA. On a noté sous la férule d’Ocampo des flottements dans le traitement des dossiers, avec une tendance à fuir en privilégiant l’aspect politique au détriment de l’aspect juridique dans des affaires internationales centrales (l’annonce même du mandat d’arrêt du président soudanais est faite par un responsable au département d’Etat).

D’autant plus que les victimes les plus nombreuses et les situations les plus dangereuses sont situées dans le domaine connu sous l’appellation de “guerre contre le terrorisme”, domaine dans lequel le procureur a refusé de mettre le nez.

Monsieur Ocampo refuse de donner un avis ou de dire un seul mot ou la moindre déclaration sur la poursuite des constructions de colonies en Cisjordanie par l’État hébreu, malgré le fait que ce crime contre l’humanité soit mentionné dans la Charte de Rome et que la Cisjordanie ait été de par son statut juridique associée à la Jordanie de 1948 à 1967, et que donc nombre de victimes palestiniennes sont citoyens d’un État qui a ratifié la Charte de Rome (Royaume de Jordanie).

M. Ocampo n’a pas non plus eu un mot sur le Mur de séparation, bien que celui-ci relève de la Charte de Rome, ni sur les crimes graves commis dans l’occupation de l’Iraq et des territoires palestiniens. Il a refusé d’accepter la requête présentée par le spécialiste en droit pénal Hugo Ruiz Diaz Balbuena (Paraguay), qui, au nom d’organisations arabes et de L’Union juive française pour la paix, lui a demandé d’examiner l’agression israélienne contre le Liban. Ocampo lui a envoyé une lettre de dix pages le 2/09/2006, déclarant la CPI incompétente et allant jusqu’à dire que les crimes commis par l’occupant en Irak ne méritent pas que la Cour s’y penche.

Le Procureur fuit tout ce qui concerne les USA, la Grande-Bretagne et Israël et ne prend aucune responsabilité, même morale, alors qu’il manquait d’éléments précis dans le dossier du Darfour. Il a fait preuve de peu de sagesse pour sortir celui-ci de la crise (notamment par le recours à des méthodes interdites par le droit international sous prétexte de défense du droit international tels que le recours à l’enlèvement ou en parlant d’un génocide planifié en clair en bafouant les organisations de défense des droits de l’homme les plus sérieuses).

Toute personne suivant les affaires du Darfour ne peut que constater la faiblesse des données et des hypothèses, étayant la thèse du génocide et sous-tendant la résolution visant à poursuivre ses auteurs présumés. Cette action est basée sur l’hypothèse qu’Al Bachir avait décidé d’exterminer trois groupes ethniques (les Four, les Masalits et les Zaghawas), après l’échec des pourparlers et des opérations militaires contre les rebelles (point 12 de l’acte d’accusation). Selon le procureur général, le président soudanais aurait annoncé sa décision de mettre fin à l’insurrection en deux semaines, sans faire de prisonniers et en achevant les blessés. Les témoignages sur les cas de viol sont en nombre limité (28 cas). Et on ne peut pas non plus dire que l’exode, en supposant que les autorités soudanaises en soient pleinement responsables, avait été planifié pour pouvoir exterminer une partie ou la totalité des groupes ethniques cités, d’autant plus que les réfugiés ethniques étaient victimes de plusieurs groupes armés.

D’où l’étonnement exprimé par la Commission arabe des droits humains et MSF (Médecins sans frontières) - ainsi que par un grand nombre d’experts en droit pénal international - face aux accusations de génocide.

Le problème soulevé par Ocampo n’est pas seulement la faiblesse des données qui ont étayé son accusation, mais son manque de perspicacité pour affronter son dossier. Ce dossier avec lequel il a cru pouvoir donner une dose d’oxygène à la Cour pénale internationale pour le dixième anniversaire de la Charte de Rome. Et redonner du punch à son poste, qui est aujourd’hui fortement critiqué par beaucoup de militants des droits de l’homme qui observent de près la Cour, en frappant dans le ventre mou des dossiers empilés sur son bureau. Le dossier de la République démocratique du Congo a été classé sine die (pour une durée indéterminée) il y a un mois.

Mais le prix pourrait en être une profonde fracture avec le continent africain, dont une écrasante majorité a ratifié la création de la CPI, et une hostilité du monde arabo-musulman qui ne comprend pas l’énigme de la soudaine comparaison entre Hitler et Al Bachir faite par Monsieur le Procureur général devant le Conseil de sécurité.

Ocampo est allé plus loin que ceux qui disent qu’un mauvais tribunal vaut mieux que pas de tribunal du tout et qu’il vaut mieux juger un dictateur que de disculper un criminel.

Cette question a surgi au mauvais moment et au mauvais endroit, dans une période de danger pour la poursuite de la CPI, combattue par trois des cinq membres permanents du Conseil de sécurité (USA, Chine et Russie), lequel a décidé de renvoyer le dossier du Darfour à la Cour.

L’administration US a signé près d’une centaine d’accords bilatéraux visant à empêcher toute poursuite par la Cour à l’encontre de citoyens US. C’est d’ailleurs risible qu’une organisation sérieuse comme Human Rights Watch publie sur son site web un document intitulé Mythes et réalités de la CPI, visant à rassurer les citoyens us américains sur le caractère inoffensif de la Cour et son incapacité à poursuivre Israël ou les USA.

D’autre part, le fait est que ces deux dernières années ont été marquées par une baisse des meurtres, des agressions et des conflits armés, et une reprise des pourparlers entre les factions du Darfour et le gouvernement qui avaient été mis en crise depuis une attaque menée contre la ville Omdurman. Peut-on considérer que la décision du Procureur est au service de la paix, de la sécurité et du rapatriement des réfugiés ? Est ce qu’elle permettra de mener des enquêtes indépendantes de terrain …ou bien n’est-elle qu’un prétexte?

Sauf notre respect pour tous ceux qui soutiennent Al Bachir, ce n’est pas pour le président soudanais qu’il faut avoir peur, ni pour les rois et les présidents, qui ont leurs protecteurs. C’est pour le Soudan et pour la CPI que j’ai peur.

Source : Al-Quds al-Arabi - Article original "خوفنا علي السودان والمحكمة وليس علي البشير"publié le 21 Juillet 2008 - Traduit par Tafsut Aït Baamrane

Géostratégie.com - Haytham Manna  - Mardi, 22 juillet 2008 - Photo : Luis Moreno-Ocampo

*Haytham Manna est anthropologue et médecin psychosomaticien, auteur d’une trentaine d’ouvrages et directeur de la Short Universal Encyclopedia of Human Rights. Militant des droits de l’homme depuis un quart de siècle, il est le Porte-parole de la Commission arabe des droits humains. (http://www.haythammanna.net)

A voice for moderation, perhaps. But oppressive and intolerant nonetheless

By Joel Campagna*

U.S. Rep. Betty McCollum's recent visit to the North African nation of Tunisiahardly made headlines in Minnesota. But in Tunisiathe state-run media hailed her visit as a success for U.S.-Tunisian relations, citing the congresswomen's praise for Tunisiaas a "voice of moderation and wisdom in the world."

Tunisia, a close friend of the United States, also happens to be a police state intolerant of free speech and a free press. Tunisiais the Arab world's leading jailer of journalists, and it actively targets the few courageous individuals who attempt to speak critically of the government with imprisonment, police surveillance and violent attacks.

Disappointingly, McCollum did not raise any of that during her trip. "The premise of her visit was security," said the congresswoman's chief of staff, Bill Harper, explaining that Tunisia, while cooperating with the United States in the war on terror, opposed the Bush administration's intervention in Iraq. It was in that context that McCollum called the Tunisian leadership moderate and wise, he added.

The nation's president, Zine El Abidine Ben Ali, is a dictator who has been in power for 21 years. His government has long welcomed U.S.congressional delegations to the sunny capital of Tunis, where they have met with high-level officials pushing for closer U.S.-Tunisian ties. Unfortunately, McCollum is not the first U.S.official to remain publicly silent about Tunisia's terrible human rights and press freedom record, or the first to allow the Tunisian state-controlled press to exploit her visit for propaganda.

Just before McCollum's visit I witnessed Tunisia's repression firsthand while leading a 10-day fact-finding mission to Tunisfor the Committee to Protect Journalists. There, I met Delinda Boukhdir, the young wife of Slim Boukhdir, an Internet journalist at the time serving a one-year jail term on trumped-up charges of insulting a public employee.

The real reason Boukhdir was in jail was his harsh criticism of Ben Ali and his family. Boukhdir published online articles — such criticisms are unpublishable in the country's Soviet-style print press — accusing them of corrupt financial practices.

Until his welcome early release on Monday — the result of an intensive international campaign waged by journalists and press freedom groups — Boukhdir had endured difficult prison conditions that included a cramped cell with no running water and occasionally threatening cellmates. He had contracted scabies due to unsanitary prison conditions.

Through overt surveillance, Tunisia's omnipresent secret police frequently intimidated Delinda Boukhdir and her family. When I unsuccessfully attempted to visit Slim Boukhdir in prison, I saw how a dozen plainclothes police menacingly tracked Delinda and me through the streets of Sfax, Tunisia's second-largest city, on foot and in cars in a clear show of force.

Being subjected to such crude harassment is the norm for the country's small group of outspoken independent journalists, who are forced to write mostly online or for very small-circulation opposition papers. These critics have been placed under surveillance, assaulted by plainclothes police, had their phone and Internet lines cut, and been prevented from leaving the country.

Tunisiahas enamored its supporters in the United States with its strong economic growth, its support for women's rights and its overall political stability. But these notable gains have come at the same time the nation has withheld basic rights such as free expression.

Some have argued that Tunisiais among the best-suited Arab nations to make a transition to democracy. Tunisiaboasts the region's largest middle class; unlike many of its neighbors, it has no history of political or sectarian violence. To help Tunisiaembark on a process of democratic reforms, we need to support the brave Tunisians risking their own livelihoods in pursuit of basic freedoms.

McCollum and her colleagues on the Tunisia Caucus could use it as a forum not only to strengthen bilateral relations, but to also speak out in support of democratic reforms. The caucus should start by expressing concern for the troubling state of media freedoms in Tunisiaand the government's insidious harassment and censorship of independent journalists. Such a stand would also help set the record straight on where McCollum really stands on Tunisia— and not let the Tunisian state media do it for her.

Joel Campagna - Twincities - 07/22/2008

*Joel Campagna is senior program coordinator for the Middle East and North Africa at the Committee to Protect Journalists (CPJ). CPJ is a New York-based, independent, nonprofit organization that works to safeguard press freedom worldwide. For more information, visit www.cpj.org.

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