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dimanche, 05 octobre 2008
Affaire Tarek Dhiab : Un nouvel acte de la justice des coups montés
Le tribunal cantonal de Tunis a vu hier la tenue du procès de ce qui est convenu d’appeler « l’affaire Tarek Dhiab ». Elu meilleur footballeur tunisien de tout les temps, le personnage bénéficie d’un aura difficile à résumer en quelques mots, Il est jugé pour des délits « diffamants » suite à un contrôle qui se veut anodin d’identité par la police de la circulation. Tark Dhiab, n’a pu attester de l’assurance de sa voiture. Plus grave encore un billet de dix dinars dans le porte document présenté à l’agent a été interprété comme tentative de corruption par ce dernier. Cela a suffit pour le mettre immédiatement à l’arrêt et saisir sa voiture. Il sera libéré plus tard dans la même journée, sa voiture ne lui sera restitué qu’après un moi malgré l’attestation d’assurance présenté. La « coïncidence » veut que ce fâcheux événement se produit le jour même, à quelques minutes prés, après qu’on lui à annoncé sa révocation du vice présidence de l’Espérance sportive de Tunis.
Les malheurs de Tarek Dhiab ont commencés un certain 6 juillet 2008. Journée euphorique ou son équipe remporta haut la main la coupe de Tunisie devant l’Etoile du sahel. Au cours de la cérémonie de remise du trophée à la tribune du stade de rades plein à craquer et devant des millions en direct sur la télé, il serre la main au premier ministre et ignore complètement le ministre de la jeunesse et du sport qui se tenait immédiatement après lui ( Voir la vidéo). Un acte d’une telle audace, dans de semblables circonstances, ne c’est jamais produit ici auparavant. La Tunisie n’est pas la France ou un simple citoyen peut dire à un président qu’il refuse de lui serrer la main et Abdallah Kaabi, (prédécesseur de l’actuel ministre de l’intérieure), n’est pas Nicolas Sarkozy non plus.
Dans les pays, comme la Tunisie ou rien ne se passe – ou plutôt ne doit ce passer – l’acte défraya la chronique et a fait coulé beaucoup d’encre depuis et personne n’en doutait qu’il finira par subir les conséquences. On aurait pu le juger sur ce fait pour lèse majesté, offense à un ministre en pleine activité, refus de se courber devant un haut dignitaire du pouvoir ou n’importe quoi dans le registre de notre Commun Low des devoirs et des comportements prohibés à l’encontre des despotes et leur représentants sans susciter l’indignation qu’on ressent partout maintenant.
Seulement, dans la logique de la dictature, les choses, ne se passent pas ainsi. Tarek, par son acte, a franchi la ligne rouge est s’est trouvé par conséquence exclu de la zone protégée ou police et justice n’ont aucune emprise pour se trouver parmi les damnés de Ben Ali. Ceux à qui on peut tout faire, pour qui la loi veut dire devoir uniquement et qu’on garde surveillés le sort suspendu à telle une fatwa dont ils ne sauront jamais quand elle tombe ni comment l’éviter.
Dans sa déposition devant le juge hier Tarek a catégoriquement nié toute tentative de corruption précisant qu’il a remarqué l’agent en question à son arrivée et qu’il l’a salué sans qu’il ne lui demande rien, mais, a sa sortie il l’a trouvé avec un renfort de dix autres agents qui lui demandent de s’arrêter, il a alors immédiatement compris qu’il s’agit d’un coup monté contre lui. (Voir la couverture du journal Essabah aujourd’hui du procès). Le tribunal à retenu l’affaire en délibéré pour le prononcé du jugement le 15 octobre prochain.
Le recours à la provocation par des contrôles d’identité de routine en mettant en avant de simples agents de police de la circulation visant des personnes dont on veut se débarrasser en les trainant devant les tribunaux qui se chargent de les condamner est un procédé, devenu courant en Tunisie. Le scénario révélé par cette affaire et les déclarations de Tarek Dhiab devant le juge ne font qu’une repetita au détail prés d’un procédé bien rodé dont on ne manque plus de témoignages de la part de ceux, nombreux, qui l’ont subi au prix de leur libertés et de la confiance qu’ils n’ont plus aujourd’hui dans la justice de leur pays ni dans le système qui lui sert de gouvernement. Une justice totalement mise aux pas, avec des juges aux ordres dont ce genre de procès ne constitue pour eux qu’une chance inespérée pour leur promotion dans l’hiérarchie se chargent du suivie sans que les autorités ni les commanditaires n’ont à se soucier du sort de la vengeance qui va être administrée.
Il suffit de rappeler les souvenir encore vives de ce genre de procès subit par des personnalités d’horizons bien différents au cours des mois passés et que rien ne les uni ni fait ressembler leur cas sauf d’avoir étés aux moments des fait dans la position des personne à abattre par la dictature pour leur contribution à dévoiler sa véritable nature. Le cas de l’humoriste Hédi oueld baballah qui à caricaturé par un sketch devenu célèbre depuis le président Ben Ali et le penchant affairiste de sa famille. Alors qu’il circulait dernièrement abord d’une voiture qu’il vient de louer, il est arrêté par une brigade spécialisé dont les agents décident de procéder à une fouille de la voiture pour faire sortir aussitôt un minuscule sachet de sa boite à gant qui s’avéra contenir une matière stupéfiante prohibé. Après lui c’été le tour du journaliste contestataire Slim Boukhdir Connu pour sa dénonciation implacable de l’enrichissement illicite par usage et trafic d’influence des proches du président Ben Ali. Soumis à un guet-apens pour être accusé d’outrage à agent de l’ordre et refus d’obtempérer et non présentation de carte d’identité. Le dernier cas en date celle dont a fait les frais le militant Mohammed el Hedi Ben Said soupçonné d’avoir été derrière l’organisation de la manifestation du 25 juillet à Bizerte contre la présidence à vie de ben Ali. Il s’en sortira avec deux mois de prison pour refus de s’arrêter à l’injonction d’un agent de la circulation tout simplement.
L’affaire Tarek Dhiab, par la publicité de masse dont elle a bénéficiée et le symbolisme du geste autours duquel elle s’est constituée met l’institution judiciaire toute entière sous forte pression dans le défit de révéler sa véritable nature. Dans un édito publié par le site de l’Espérance en marge de cette affaire on peut lire en guise de conclusion « Nous ne commenterons pas ici les tenants et les aboutissants de cette “affaire”, mais connaissant l’HOMME qu’il est nous ne lui souhaiterons pas bon courage, parce qu’il en a à revendre, nous lui souhaiterons seulement bonne chance parce qu’il en aura besoin… » Cela se passe de tout commentaire sur le crédit et la confiance dont bénéficie cette justice aujourd’hui.
L’homme jouit d’un statut d’héro national par sa contribution durant toute sa carrière à promouvoir le sport tunisien comme footballeur. Un statut confirmé depuis par une conduite exemplaire qui l’a maintenu au-dessus de la mêlé du micmac prévalant actuellement. Son dernier acte à l’encontre de l’ex ministre de la jeunesse est du sport a été ressenti avec fierté qui s’ajoute à son honneur dans les milieux des jeunes tunisiens. Un acte qui a précipité la déchéance d’un ministre dont l’échec n’avait nul besoin de démonstration, ce n’été tout simplement pas son registre. Toute cette affaire en résumé souligne la difficulté qu’ont les hommes politiques actuellement à trouver un langage commun avec la jeunesse de ce pays. Condamner Tarek revient à envoyer un signal tout à l’opposé de la violenté de dialogue affiché.
Yahyaoui Mokhtar – Dimanche 5 octobre 2008
16:45 Publié dans JUSTICE | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : tunisie, tarek dhiab
Tunisie: nouveau report des audiences au procès d'Al-Mawkif
Le procès intenté par des sociétés privées aux directeur et rédacteur en chef du journal Al-Mawkif, organe hebdomadaire du Parti démocratique progressiste (PDP, légal) a été reporté samedi à l'issue d'une brève audience, a-t-on appris de source judiciaire.
Le tribunal a reporté au 25 octobre l'examen de plaintes déposées contre Ahmed Nejib Chebbi et Rachid Khechana par cinq sociétés leur réclamant 300.000 euros de dédommagements pour des pertes présumées causées par la publication d'un article sur la distribution d'une huile frelatée en Tunisie.
Ce report - le troisième depuis l'ouverture du procès en mai dernier - a été prononcé par le juge en vue de l'examen préalable du rapport d'un commissaire aux comptes chargé d'évaluer les pertes éventuelles pour chacune des sociétés, a indiqué à l'AFP le rédacteur en chef d'Al Mawkif. La défense a formulé samedi une demande de contre-expertise concernant l'huile incriminée, a ajouté Rachid Khechana.
Le procès s'était ouvert le 10 mai suite à la publication d'un article "commentant", selon le comité de rédaction du journal, une information publiée le 30 mars 2008 par le journal algérien Al-Khabar concernant la distribution en Algérie d'une huile végétale frelatée importée de Tunisie.
Les dirigeants du journal considèrent que les poursuites engagées contre eux relèvent d'un "procès d'opinion" et s'inscrivent dans le cadre des pressions visant, selon eux, à étouffer le journal. Les autorités ont formellement démenti être à l'origine de ces poursuites et accusé les dirigeants du journal de vouloir "se dérober à leurs responsabilités légales". (AFP - 04.10.08)
16:38 Publié dans JUSTICE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tunisie, al-mawkif


