samedi, 07 juin 2008

L'INFO CHINOISE OFFICIELLE SUR LA TUNISIE

TUNIS, 6 juin (Xinhua) -- Une personne a été tuée et huit  autres blesséées lorsque des accrochages ont opposé vendredi  manifestants et forces de l'ordre à Redeyef, ville du bassin  minier de Gafsa dans le centre-ouest de la Tunisie, selon une  source officielle tunisienne. 

     Dans un communiqué publié vendredi soir, la source officielle  tunisienne a précisé que l'intervention des forces de l'ordre a  été motivée par des informations faisant état de "la fabrication  par certains éléments de bouteilles incendiaires (Molotov) qui  devaient utilisées dans des actes de vandalisme". 

     "Plusieurs de ces objets ont été lancés en direction des agents de l'ordre, en dépit des sommations, et malgré les mises en garde  lancées, conformément à la loi, par les forces de l'ordre, les  éléments perturbateurs n'ont pas obtempéré, obligeant les forces  de sécurité à intervenir", a ajouté la source officielle  tunisienne. 

     "Ces évènements ont entraîné la mort d'un élément perturbateur, et cinq autres ont été blessés ainsi que trois agents de l'ordre", a indiqué le communiqué. 

     Selon la source officielle tunisienne, le procureur de la  République de Gafsa a ordonné l'ouverture d'une information  judiciaire pour déterminer les circonstances de ces événements et  délimiter les responsabilités".

IGNORANT TOUTE SOURCE NON OFFICIELLE, CETTE DÉPÊCHE DE L'AGENCE DE LA RÉPUBLIQUE POPULAIRE DE CHINE EST RÉVÉLATRICE DE L'ESPRIT DE CONNIVENCE DU RÉGIME CHINOIS AVEC LE RÉGIME DE ZINE BEN ALI.

ENCORE L'INDÉCENCE

dimanche, 30 septembre 2007

Birmanie : "Aung San Suu Kyi, m'a dit : 'Nous gagnerons... pacifiquement'"

5b0987789e9be1760d686047691fcfd3.jpgDimanche dernier, pour la première fois depuis 2003, Aung San Suu Kyi est sortie de sa résidence pour saluer les manifestants. Alors qu'a Rangoun les manifestations se multiplient contre la junte militaire au pouvoir, le journaliste de TF1 évoque sa rencontre avec cette femme, prix Nobel de la paix, toujours entre prison et résidence surveillée.

C'est l'un des plus beaux pays du monde. C'est aussi l'un des plus liberticides, des plus répressifs. Par trois fois, j'ai pu m'y rendre, avec un visa de touriste, en cachant soigneusement ma profession de journaliste et tous les instruments qui pouvaient la rappeler. C'est la toute première fois que j'ai pu rencontrer l'icône absolue de tout un peuple, l'honneur des femmes libres : Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la paix il y a déjà seize ans. Depuis, tout nouveau contact m'a été interdit.

Par des subterfuges qu'il n'est pas utile d'évoquer pour ne pas donner de mauvaises idées à ses geôliers, j'ai pu me glisser, seul, à l'intérieur de la vaste maison qui lui sert aussi, hélas, de résidence surveillée. J'avais dissimulé dans mon bas de pantalon une minuscule caméra que je lui laissai, en sortant, pour son usage personnel - mais a-t-elle eu vraiment le temps de s'en servir avant qu'on la lui confisquât ? - et je repartis avec la bande vidéo cachée dans ma chaussette. Elle m'accueillit comme une femme du monde qui recevrait en son domicile, avec une exquise urbanité, me servant le thé comme on le faisait dans les romans de Somerset Maugham et engageant la conversation comme si de rien n'était. Comme si elle n'avait pas gagné les élections six ans auparavant avec la Ligue nationale pour la démocratie, avant que la junte militaire, au pouvoir depuis 1962, ne s'assoie avec morgue sur les urnes et sur le choix du peuple.

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