<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<?xml-stylesheet type="text/xsl" href="/rss20.xsl" media="screen"?>
<rss xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" version="2.0">
    <channel>
        <title>Tunisia Watch - politique</title>
        <description>Pour une TUNISIE libre et démocratique</description>
        <link>http://tunisiawatch.rsfblog.org/politique/</link>
        <lastBuildDate>Sun, 12 Oct 2008 03:51:53 +0100</lastBuildDate>
        <generator></generator>
        <copyright>All Rights Reserved</copyright>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://tunisiawatch.rsfblog.org/archive/2008/10/11/raviver-la-flamme1.html</guid>
                <title>Raviver la flamme</title>
                <link>http://tunisiawatch.rsfblog.org/archive/2008/10/11/raviver-la-flamme1.html</link>
                <author>noreply@ (TUNISIA Watch)</author>
                                                <category>Politique</category>
                                                <pubDate>Sat, 11 Oct 2008 12:21:00 +0100</pubDate>
                <description>
                     &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; color: black;&quot;&gt;Par&amp;nbsp;: Ridha Kefi&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class=&quot;Section1&quot;&gt; &lt;p class=&quot;Style&quot; style=&quot;margin-right: 1.3pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://tunisiawatch.rsfblog.org/media/02/01/1594736777.JPG&quot; id=&quot;media-249645&quot; alt=&quot;1798993496.JPG&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-249645&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Demain, samedi 11 octobre 2008, sera proclamé, à I’ occasion du Forum national des Jeunes, à la Cite des sciences à Tunis, le Pacte de la jeunesse, document fondateur d'une nouvelle citoyenneté, fruit d'une longue réflexion qui a mobilise, depuis le début de l’année, des dizaines de milliers de jeunes à travers la République. Cette réflexion collective a été finalisée au cours de forums régionaux, tenus du 5 au 14 septembre, sous un slogan à connotation patriotique voire franchement nationaliste: «La Tunisie d'abord». Elle a abouti à une série de recommandations qui visent à garantir une meilleure participation des jeunes aux dynamiques politiques, économiques et culturelles en cours dans le pays. Participation qui commence, on s'en doute, par une adhésion, plus déterminée et plus ambitieuse, aux organisations nationales, partis politiques, associations et autres espaces, publics et prives, ou les jeunes pourraient être d'un apport précieux.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Dans un pays comme le notre ou les personnes âgées de 15 a 35 ans, constituent encore la majorité de la population, malgré l'ébauche récente d'une tendance au vieillissement, la jeunesse constitue certes «la solution», comme le souligne le slogan mobilisateur de cette Année du Dialogue avec les Jeunes. Elle n'en pose pas moins aussi, à notre pays, un certain nombre de problèmes D'autant que cette partie de la population présente, sous divers aspects, une certaine vulnérabilité. Parfois une forte dépendance. Sinon un manque flagrant d'initiative. Qui n'en font pas forcement une locomotive du développement dans le pays. Et les études sont la pour l’attester: les jeunes en général, et les jeunes tunisiens en particulier, attendent beaucoup trop de leurs ainés et ne se sentent pas suffisamment responsables de leur propre sort. Comment leur faire prendre conscience de leurs capacités, leur faire comprendre qu'ils ont un rôle à jouer dans la société, leur donner le gout de l'action, de l'aventure créatrice, de la performance, bref comment les responsabiliser ? Tout l'enjeu est là.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Bien sur, la baisse de l'âge minimum de la «majorité politique», l'imposition de quotas de jeunes dans les diverses instances publiques, et autres mesures de «discrimination positive» en faveur des jeunes décidées par le chef de l'Etat, peuvent renforcer la contribution de cette catégorie de la population à l'effort national.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Toutes ces mesures sont d'autant plus utiles qu'elles facilitent l'entrée des jeunes dans des sphères de réflexion et de décision auxquelles ils auraient sans doute du mal à accéder de leurs propres moyens. Elles leur permettent d'assimiler plus rapidement, et dans le feu de l'action, les principes de la citoyenneté et les règles de l'action politique. Elles leur redonnent enfin le gout de l'action, de l'initiative, de l'auto-prise en charge, voire de la prise de risque, dans un élan participatif, tout autant volontaire et intéressé, enthousiaste, ambitieux.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Cependant, rien ne remplace l'adhésion spontanée, née d'un besoin intérieur et portée par un élan, à la fois intellectuel et moral, qui permet aux jeunes de mettre leurs énergies créatrices, non pas au service d'un «plan de carrière» visant un salut individuel et individualiste, mais au service d'une œuvre collective, sociale ou politique, a la hauteur des aspirations de leur peuple.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;A cet égard, le «ouzouf» (indifférence à la chose publique) que de récentes études ont relevé chez les jeunes tunisiens est un signe qui ne trompe pas. II doit être interprété non pas comme un manque d'intérêt, un désintéressement, une insouciance ou, moins encore, un renoncement, mais comme l'expression détournée (un «acte manque» diraient les psychanalystes) d'un dédain, d'une incrédulité voire d'une franche désaffection.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Et si, ces jeunes, dont la plupart ne rêvent que de partir monnayer leurs talents, réels ou présumés, sous d'autres cieux (c'est ce que démontrent aussi les mêmes études), n'ont pas trouve dans l'«offre politique» actuelle suffisamment d'éléments pouvant susciter leur intérêt ou appeler leur engagement?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Cette question mérite d'être posée, d'autant que nous constatons, dans les réunions publiques et, surtout, dans les meetings politiques, notamment ceux organises par les partis non gouvernementaux, une absence (du moins une rareté). aussi étrange qu'inquiétante, de personnes de moins de trente ans.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Comment donc raviver la flamme de la ferveur militante chez les jeunes ? En rajeunissant les structures, en abandonnant l'esprit étroitement partisan, en dépoussiérant les méthodes de travail, en ouvrant portes et fenêtres pour permettre a un peu d'air frais d'aérer l'atmosphère...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;Style&quot; style=&quot;text-align: center;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Ridha Kefi – &lt;a href=&quot;http://www.lexpression.com.tn/&quot;&gt;L’EXPRESSION&lt;/a&gt; – N° 51 du 10/16 Octobre 2008&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; 
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://tunisiawatch.rsfblog.org/archive/2008/10/11/tariq-ramadhan-interdit-d-entree-en-tunisie.html</guid>
                <title>Tariq Ramadhan interdit d'entrée en Tunisie ?</title>
                <link>http://tunisiawatch.rsfblog.org/archive/2008/10/11/tariq-ramadhan-interdit-d-entree-en-tunisie.html</link>
                <author>noreply@ (TUNISIA Watch)</author>
                                                <category>Politique</category>
                                                <pubDate>Sat, 11 Oct 2008 00:08:00 +0100</pubDate>
                <description>
                     &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ab7000;&quot;&gt;Petites et grandes impostures&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://tunisiawatch.rsfblog.org/media/02/00/1985053099.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://tunisiawatch.rsfblog.org/media/02/00/1985053099.jpg&quot; id=&quot;media-249636&quot; alt=&quot;1985053099.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-249636&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Son charisme crève l'écran et époustoufle les plus réfractaires. Ses adversaires le reconnaissent hyper brillant. Les enfants de Descartes envient son rationalisme. Tariq Ramadhan, proscrit des chaînes françaises, était samedi 6 octobre chez FOG, Franz-Olivier Giesbert, dans son émission qui « met l'écran au service de l'écrit ».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Si, il y a quelques mois, il y avait pour partenaire presque consensuel, en tout cas convivial, Régis Debray, cette fois-ci son contradicteur était l'économiste Alain Minc. On hésite à qualifier d'intellectuel ce conseiller de la haute finance et des Princes, tout particulièrement du président Sarkozy. Un intellectuel n'escroque pas son monde, Alain Minc oui, puisqu'il reconnaît lui-même avoir fait trois ans de traversée du désert pour un malheureux petit plagiat de Spinoza. Le plagiat, c'est l'équivalent du dopage pour un intellectuel de haute voltige. Pas un mot de cette tricherie de la part des hôtes de celui qui revient sur les plateaux pour la promotion de son livre, une nouvelle et particulière histoire de France. Libre à lui de regarder le passé comme il l'entend, mais aussitôt le voilà en train d'agresser sur son propre passé l'intellectuel musulman Tariq Ramadhan, venu pour sa part présenter une retouche fondamentale de sa doctrine Islam, le réformisme radical.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Pas un mot de cette évolution non plus dans la bouche d'Alain Minc, qui n'a certainement pas lu le livre et qui, visiblement, ne connaît rien à l'Islam. Mais son job, c'est d'agresser, de réduire, d'humilier, de déstabiliser : que pensez vous de l'annulation du mariage d'une jeune française musulmane non vierge, pour mensonge (on aurait envie de dire sur le produit, si l'affaire n'était si triste) ? Tariq Ramadhan répond en juriste, comme l'élite des juristes français : Il sait lire et dire le droit dans sa procédure. Oui, il y a eu un mensonge et donc, conformément à la loi, annulation ; autant qu'en Angleterre, un jeune homme, ayant menti à sa jeune épouse au sujet de la détention d'un doctorat, a vu son mariage annulé. Un diplôme vaut-il un hymen, attestation de virginité ? Sans doute, du point de vue du droit qui sanctionne le mensonge et l'abus de confiance et non pas le manquement à une qualité académique ou sexuelle !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Là où Ramadhan s'échappe, c'est quand il ne dit mot de l'exigence virginale imposée aux jeunes musulmanes, de cet archaïsme qui les chosifie, renvoyant au tout du fondamentalisme, à son essence même : l'appropriation du corps des femmes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Grande imposture de celui qui se présente désormais en réformiste radical de l'Islam, dont il voudrait convertir les ouailles en des citoyens modernes d'Occident ? Ou simple stratégie du positionnement qui est le sien, réformer de l'intérieur la citadelle islamique ? Dès lors, se comprendrait le fait qu'il demande un moratoire pour l'exécution des châtiments corporels et pour l'application de la peine de mort, sans demander l'annulation des premiers ni l'abolition de la sentence capitale. Le décalage est là : arrogant et ignorant, absurde, Alain Minc demande la disparition de ces (sans doute, monstrueuses) exigences des textes sacrés. Mais Ramadhan ironise : expurge-t-on la Bible ? Prophète en son pays, Ramadhan plaide pour l'évolution de ces textes, en somme pour l'Ijtihad en un « réformisme radical ». Surprenant Ramadhan qui anticipe même sur les nouvelles modernités, il réclame lui aussi plus d'humanité dans le traitement des animaux et une éthique écologique en terre d'Islam.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Comme on l'attendrait aussi vibrant, aussi novateur, à l'égard des femmes, des laïcs, des athées, des homosexuels, de tous les iconoclastes qu'une stricte observance de l'Islam proscrit !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Car n'est-ce pas dans son pays d'origine, l'Egypte où a pris naissance sa généalogie des Frères musulmans, que ces « marginaux » sont sévèrement punis et qu'il est même prévu une peine capitale pour certains d'entre eux ? Ramadhan évolue en équilibriste entre deux mondes, sur le fil du rasoir. Interdit de séjour en Arabie saoudite pour avoir demandé le moratoire, il l'est aussi, dit-il, en Tunisie. Mais les raisons ne sont pas les mêmes, venues d'un pays modèle en matière de droits des femmes et qui a suspendu depuis des années l'application de la peine de mort.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Tariq Ramadhan, subtil tricheur, entretient la confusion. Or, s'il est interdit d'entrer en Tunisie, c'est surtout parce qu'il accuse de déficit démocratique la patrie des droits des femmes musulmanes, le pays musulman champion de la féminitude, et c'est surtout parce qu'on redoute en Tunisie son aura et son efficacité prosélyte d'ingénieux rhétoricien.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Pourquoi donc ne pas l'affronter directement en l'incitant à venir débattre sous nos cieux de son réformisme radical, afin qu'on ne puisse pas conclure : à féminité émancipée, citoyenneté aliénée et à imposture, imposture et demie.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Nadia Omrane -&lt;/span&gt; &lt;a href=&quot;http://www.alternatives-citoyennes.sgdg.org/2008-10/091008-w.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Alternatives Citoyennes&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;- Le 09 Octobre 2008&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://tunisiawatch.rsfblog.org/archive/2008/10/06/les-allies-objectifs.html</guid>
                <title>Les alliés objectifs</title>
                <link>http://tunisiawatch.rsfblog.org/archive/2008/10/06/les-allies-objectifs.html</link>
                <author>noreply@ (TUNISIA Watch)</author>
                                                <category>Politique</category>
                                                <pubDate>Mon, 06 Oct 2008 00:27:00 +0100</pubDate>
                <description>
                     &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://tunisiawatch.rsfblog.org/media/01/01/1045952912.JPG&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://tunisiawatch.rsfblog.org/media/01/01/1045952912.JPG&quot; id=&quot;media-249604&quot; alt=&quot;1045952912.JPG&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; name=&quot;media-249604&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Incontestablement, la haine a été pour longtemps l’élément structurant de la vie politique tunisienne. Que de dénigrement, que de coups bas, que d’acharnement pour un seul mot d’ordre : la destruction.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Les casseurs et autres haineux ont proliféré et vu leurs marchandises prospérer au fi de l’honneur, la dignité, le respect et le sens de la responsabilité que réclame l’engagement pour la défense des intérêts de la patrie et de son image dans le monde.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Aujourd’hui encore et bien que ce mouvement arrive en phase d’essoufflement, quelques apprentis sorciers veulent y croire encore. Ils continuent à faire survivre ce procédé abject, n’hésitant pas à déverser leur haine à longueur de lignes et de pages croyant ainsi affaiblir et salir une nième toujours nouvelle cible. Il est vrai que les casseurs ne cassent pas toujours la même chose ! Ils éprouvent un besoin pathologiquement irrésistible à assouvir : celui de casser ! Quels que soient les dégâts occasionnés, quelles que soient les souffrances infligées !!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;La Tunisie, ce si beau pays, souffre de cette minorité agissante. Celle-ci est essaimée partout : à l’étranger, en Tunisie, dans l’opposition, dans le pouvoir, parmi les personnalités engagées ou indépendantes…Plus étrange encore, il y a même des familles de haineux et de casseurs qui cultivent et pratiquent la haine de père en fils !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Les casseurs sont des usurpateurs, ils se cachent derrière de grands idéaux et font référence à des hommes et des femmes de valeur pour légitimer leur stratagème et édulcorer leur violence.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Les haineux et les casseurs sont des alliés objectifs, ils se nourrissent les uns les autres. Ils savent que la haine engendre la haine, que la violence engendre la violence ! Il est faux de prétendre lutter contre les éradicateurs de l’autre bord lorsqu’on n’arrête pas de les stimuler, de les inspirer et de leur donner des raisons d’être. Oui ! Il est faux de prétendre vouloir débarrasser la Tunisie des éradicateurs lorsqu’on l’est soi-même !!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;La haine se nourrit également des mensonges et des injustices. Prétendre que tout va bien est une contre vérité, et dire que tout va mal est une injustice. Les mensonges sont perçus comme des agressions, comme des tentatives désespérées de vouloir éliminer ceux qui voient les choses autrement. Ceux qui travestissent la réalité à l’occasion d’un retour, quel qu’il soit légitime, ou dans l’espoir de voir une allégeance récompensée, ces opportunistes qui desservent leur pays doivent savoir qu’ils sont les alliés objectifs de ceux qui ont une vision apocalyptique des choses et qui voient tout en noir : les banques en déroute, le système de santé en perdition, l’éducation en échec, la morale en faillite, l’économie en ruine…Bref, un pays à l’agonie !!!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Mais comment expliquer une telle haine…Une telle obstination à vouloir éliminer son prochain ? Simple : les casseurs n’ont pas de réel projet à proposer pour leur pays en dehors de l’élimination de leurs adversaires… Ils agissent et se distinguent pendant les périodes de médiocrité et d’extrême tension. Leur haine est structurée et structurelle, ils agissent en stratèges de la division et du pourrissement. Ils jouent souvent leur va tout car les périodes d’apaisement, de détente, de tolérance qui connaissent généralement de fortes adhésions et de fortes participations, ces périodes où l’on récompense le mérite et l’excellence les effrayent. Les casseurs empestent…La haine a une odeur nauséabonde facilement repérable…Les haineux n’ont aucune chance de passer à travers les mailles de l’esprit de tolérance, de responsabilité et de concorde lorsqu’une société parvient à réhabiliter ces valeurs.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Pour l’histoire, aucun casseur n’a survécu à ses propres cassures ! Les casseurs sont des « cassés » à venir. Aucun haineux n’a pu jouir de sa propre haine ! La haine n’est pas jouissance, elle est supplice!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;La haine est un crime…Et comme il n’y a pas de crime parfait, la haine ne l’est pas aussi ! Les haineux disparaîtront toujours avec leur frustration, avec le goût de l’inachevé…Seuls ! Car la haine finira inévitablement par les jeter dans les abîmes de la solitude faisant d’eux des parias dont personne ne veut.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Les haineux, les casseurs et autres éradicateurs de tout bord sont aujourd’hui à court d’arguments, ils veulent se refaire une santé en soufflant sur les braises, en jetant de l’huile sur le feu. Empêchons-les de faire mal à notre pays, de se faire mal eux-mêmes. Ne tombons pas dans leurs pièges en répondant aux provocations par les provocations, aux insultes par les insultes…Ne nous occupons pas des haineux, leur propre haine s’en chargera…Mais prêchons plutôt la bonne parole… participons à la construction de notre pays et persévérons sur cette voie, quelle que soit la lenteur des résultats, quels que soient les hauts et les bas, quelles que soient les déceptions. Pratiquons du bon jeu et les casseurs se feront vite remarquer et siffler par ceux qui nous observent et qui croient inlassablement en notre capacité à améliorer leur quotidien.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Isolons la haine en valorisant les tolérants et les bâtisseurs de tout bord…Cherchons des semblables et des vis-à-vis parmi les autres, car il vaut mieux un bâtisseur d’un autre camp qu’un casseur de son propre camp.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;La Tunisie ira certainement mieux sans ces éradicateurs et leurs alliés objectifs. Alors, il est de notre devoir de la guérir de ce mal chronique. Et même s’il n’en reste qu’un haineux, soignons-le.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;En cette période de fête, émettons trois vœux : que la haine disparaisse à jamais du paysage politique tunisien, que les bâtisseurs puissent triompher des casseurs, que la Tunisie puisse prospérer davantage et accueillir tous ses enfants.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Chokri HAMROUNI, politologue - Paris, le 05/10/2008&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;Image: Ghandi &quot;L'hymne à la haine ne profite pas à l'humanité&quot;&lt;/p&gt; 
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://tunisiawatch.rsfblog.org/archive/2008/09/29/tunisie-la-galaxie-ben-all.html</guid>
                <title>TUNISIE : LA GALAXIE BEN ALl</title>
                <link>http://tunisiawatch.rsfblog.org/archive/2008/09/29/tunisie-la-galaxie-ben-all.html</link>
                <author>noreply@ (TUNISIA Watch)</author>
                                                <category>Politique</category>
                                                <pubDate>Mon, 29 Sep 2008 12:17:36 +0100</pubDate>
                <description>
                     &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; color: #ab7000;&quot;&gt;A un an des élections législatives et présidentielles, le chef de l'Etat redistribue les rôles au sein de son équipe et s'appuie sur de nouveaux venus. Enquête.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://tunisiawatch.rsfblog.org/media/01/02/1042682273.JPG&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://tunisiawatch.rsfblog.org/media/01/02/1042682273.JPG&quot; id=&quot;media-249567&quot; alt=&quot;1042682273.JPG&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; name=&quot;media-249567&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Nouvelle étape, nouvelles tètes. La Tunisie est à un an des élections législatives et présidentielles de 2009. Pour le président Zine el-Abidine Ben Ali, 71 ans, assure de l‘emporter et d'accomplir ainsi un cinquième - et dernier - mandat de cinq ans, le chômage des jeunes constitue une source de préoccupation majeure, compte tenu surtout des incertitudes qui pèsent sur la conjoncture économique européenne.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Sans doute ces considérations ont elles pesé lorsque le président a mis en place sa nouvelle équipe en cette période de rentrée politique. Une installation conduite en trois temps: le renouvellement du Comite central du parti, lors du congrès du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD, au pouvoir) qui s'est tenu du 28 juillet au 2 aout, le remaniement partiel du gouvernement le 29 aout et la recomposition du Bureau politique du RCD le 5 septembre. Si cette redistribution des rôles obéit au credo du « changement dans la continuité » cher au président, elle n'en a pas moins abouti - une première depuis vingt ans - a la désignation d'un numéro deux du régime - le Premier ministre Mohamed Ghannouchi -, au rajeunissement d'une partie de l'équipe gouvernementale et a l'envoi de signaux laissant présager que la prochaine étape sera celle d'une plus grande ouverture. Voyage dans la nouvelle galaxie Ben Ali.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Dans le régime présidentiel tunisien, le chef de l'Etat est seul maitre à bord Tout procède de lui. C'est lui qui compose le gouvernement, orchestre les nominations, préside, outre le Conseil des ministres, qui se tient chaque mois, les conseils interministériels sectoriels (au moins une fois par semaine). Autour de lui gravite une équipe de collaborateurs dévoués que l'on peut repartir en quatre cercles. Le premier se compose de membres du Bureau politique du RCD, le parti-Etat présidé par Ben Ali. Le deuxième est constitue des membres du staff de la présidence. Le troisième regroupe les valeurs sures ou prometteuses dans la technostructure gouvernementale. Le quatrième cercle, enfin, hétéroclite et plus informel, rassemble des hommes d'affaires et, bien sur, des proches.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; color: #ab7000;&quot;&gt;« LES QUATRE MOUSQUETAIRES »&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Dans le premier cercle figurent ceux que l'on pourrait appeler « les quatre mousquetaires »: Mohammed Ghannouchi, Premier ministre depuis 1999, qui devient le numéro deux du parti-Etat après sa désignation comme unique vice-président du bureau politique du RCD (il remplace a ce poste Hamed Karoui, 80 ans, sur le départ pour raisons de sante) ; Abdelaziz Ben Dhia, ministre d'Etat, conseiller spécial auprès du président de la République et porte-parole de la Présidence, qui jouait jusque-là le rôle de Premier ministre-bis pour les affaires politiques ; Abdelwahab Abdallah, ministre des Affaires étrangères, qui dispose d'un atout de poids: il a longtemps été un pensionnaire du palais présidentiel et, de ce fait, sait aller au-devant des attentes du chef de l'Etat; enfin, Mohamed Ghariani, ancien conseiller spécial auprès du président Ben Ali, dont il a été le communicant et qui s'est vu confier le secrétariat général du RCD, une mission qui prend tout son sens a un an des élections.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Les quatre hommes font partie du bureau politique, compose de 9 personnes, toutes choisies par le chef de l’Etat parmi les 350 membres du Comite central, dont 80 sont désignés par lui-même.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Les membres du cabinet présidentiel, qui constituent le deuxième cercle, gardent généralement un profil bas. N'ayant théoriquement pas de pouvoirs de décision, ils ont pour rôle de préparer celles du président et d'en assurer le suivi selon leur compétence. Leurs noms ne sont souvent connus du grand public que lorsqu'ils quittent le Palais pour un poste ministériel. Ahmed Iyadh Ouederni, 55 ans, ministre-directeur du cabinet présidentiel, est un universitaire dont on sait qu'il a pour principale charge de coordonner la préparation des discours du président. Parmi les neuf ministres conseillers, chefs des départements qui couvrent la quasi-totalité des secteurs et qui fonctionnent sous la houlette de Ben Dhia, les plus connus sont l'universitaire Mongi Safra, 58 ans, charge des Affaires économiques, Hamed Mlika, 69 ans, pour les Affaires politiques, Abdelhamid Slama, 66 ans, pour les Sports et la Culture, Slaheddine Cherif, 71 ans, secrétaire général de la présidence charge des Affaires juridiques, et Taoufik Cheikhrouhou, 63 ans, pour les Affaires sociales, dont il a été auparavant le ministre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; color: #ab7000;&quot;&gt;LES VALEURS SURES&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Le passage de la pépinière présidentielle au troisième cercle, qui regroupe plusieurs membres du gouvernement, est fréquent. Ainsi de Nouri Jouini, 47 ans, qui, après des études a HEC Tunis et un PhD aux Etats-Unis, a connu une ascension fulgurante, passant de l'enseignement universitaire aux fonctions de conseiller économique a la Présidence, puis de secrétaire d'Etat à la Privatisation et, depuis 2002, de ministre du Développement et de la Coopération internationale.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Idem pour Rafik Hadj Kacem, 58 ans, ancien ministre conseiller du président, nomme, en 2002, ministre de l'Intérieur et du Développement local, et, plus récemment, pour Slim Tlatli, 57 ans, qui, après avoir dirigé l'unité présidentielle chargée du suivi des grands projets des investisseurs du Golfe, est passe au rang de ministre de l'Emploi et de l'Insertion professionnelle des jeunes, avec pour mission de remettre a niveau ce secteur, qui est l'une des priorités du gouvernement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Plusieurs ministres, par leur présence dans les gouvernements successifs, peuvent être rangés dans la catégorie des valeurs sures. C'est le cas de Afif Chelbi, 54 ans, ministre de l'Industrie, de l'Energie et des Petites et Moyennes Entreprises, dont les performances sont remarquables. C'est aussi le cas de deux ministres qui accompagnent Ben Ali depuis son arrivée au pouvoir, en 1987: Mondher Zenaidi, 57 ans, qui, après un passage remarqué aux ministères du Transport, du Tourisme et surtout du Commerce, est aujourd'hui charge de la modernisation du secteur de la sante, et Abderrahim Zouari, 63 ans, qui s'est bien adapte au ministère, technique, des Transports, se débarrassant du même coup de l'étiquette de « ministre politique » qui lui a longtemps collé a la peau. Plusieurs ministres des peuvent compter dans ce cercle: c'est le cas de Bechir Tekkari, 56 ans, ministre de la Justice et des Droits de l'homme, de Kamel Morjane, 60 ans, ministre de la Défense, ancien haut-commissaire adjoint de l'OND pour les refugies et ancien représentant spécial du secrétaire général de l'OND en République démocratique du Congo, qui passe pour être un ami du président, et Rachid Kechich, 57 ans, ministre des Finances. Gouverneur de la Banque centrale, Taoufik Baccar, 58 ans, est également apprécié en haut lieu pour son rôle dans la restructuration et l'assainissement du secteur bancaire, ainsi que dans la libération du change extérieur.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; color: #ab7000;&quot;&gt;COMME SARKOZY&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Dernière recrue en date au sein du troisième cercle, Samir Labidi, 46 ans, nouveau ministre de la Jeunesse, des Sports et de l'Education physique. Sa promotion s'inscrit dans le cadre de la politique d'ouverture de Ben Ali qui consiste, comme celle de Sarkozy, à débaucher les meilleurs éléments de l'opposition, comme il l'a fait avec Moncer Rouissi, l'un de ses plus proches collaborateurs des 1987, et, par la suite, avec feu Daly Jazi et feu Mohammed Charfi. Avocat de profession, Labidi a été un contestataire lorsqu'il était secrétaire général de l'Union générale des étudiants de Tunisie (uget), avant d'être sollicite par le chef de l'Etat, qui le nom me représentant permanent de la Tunisie auprès de l'Office de l'ONU, à Genève, ou il a défendu le dossier des droits de l'homme.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;La galaxie Ben Ali s'étend a un quatrième cercle comprenant des chefs d'entreprise comme Aziz Miled, 72 ans, Moncef Mzabi, 56 ans, qui ont fait partie de ses comites de campagne lors des précédentes présidentielles, Hedi Djilani, 60 ans, patron des patrons, ainsi que Belhassen Trabelsi, 45 ans, et Sakhr Materi, 28 ans, par ailleurs des proches par alliance - le premier est son beau-frère, le second son gendre - et membres du comite central du RCD.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;ABDELAZIZ BARROUHI – &lt;a href=&quot;http://www.jeuneafrique.com/&quot;&gt;Jeune Afrique&lt;/a&gt; – 2488 du 14/20 Septembre 2008&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://tunisiawatch.rsfblog.org/archive/2008/09/22/lecons-africaines.html</guid>
                <title>Leçons africaines</title>
                <link>http://tunisiawatch.rsfblog.org/archive/2008/09/22/lecons-africaines.html</link>
                <author>noreply@ (TUNISIA Watch)</author>
                                                <category>Politique</category>
                                                <pubDate>Mon, 22 Sep 2008 15:05:00 +0100</pubDate>
                <description>
                     &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;C’est en Afrique du Sud où le président en exercice Thabo Mbeki, se pliant à l’exigence de son parti, a décidé de quitter pacifiquement le pouvoir. Il s’est rendu à l’évidence de l’échec de son bilan à la fin de son mandat, notamment dans la résorption des inégalités entre Blancs et Noirs et entre riches et pauvres.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Il a compris qu’il a accumulé les erreurs et surtout qu’il a fait son temps, à l’image de son prédécesseur, l’illustre Nelson Mandela. En épargnant son pays d’une guerre de succession, il consolide quelque part l’expérience démocratique sud-africaine, de loin la plus exemplaire sur le continent africain dont une des caractéristiques précisément est le foisonnement de chefs d’Etat accrochés à leur pouvoir, rarement légitimes, se succédant à eux-mêmes ou passant le témoin à leur progéniture.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Pays d’une grande richesse qui promettait beaucoup au lendemain de son indépendance, le Zimbabwe, voisin de l’Afrique du Sud, a connu une évolution inverse : Robert Mugabe, son leader charismatique, n’a pas tiré la leçon du fiasco de sa politique. Au lieu de se retirer proprement, il s’est cramponné à son poste, poussant l’opposition à lui mener une guerre implacable avant de se résoudre à un douteux « partage » du pouvoir avec elle. Le Zimbabwe n’est pas près de sortir de sa régression, mais il a un atout précieux, une opposition active et combative.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Les expériences démocratiques ont presque toutes échoué en Afrique, la toute dernière en Mauritanie, où une junte militaire a destitué un chef d’Etat élu démocratiquement. Les expériences qui ont relativement réussi sur le continent se rencontrent là où il n’y a pas d’enjeux stratégiques (diamants, pétrole), au Bénin, au Mali, au Ghana... L’alternance réelle au pouvoir n’a jamais vu le jour dans beaucoup d’Etats africains, tels l’Egypte, la Tunisie, le Maroc, la Libye etc. où des systèmes politiques se sont durablement installés par la répression et la pensée unique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Le multipartisme y est banni, mais généralement il est préfabriqué de toutes pièces afin de servir de façade démocratique au régime en place qui règne par le biais d’un parti omnipotent lié généralement à des services répressifs. L’Algérie occupe une place singulière sur le continent. Un long règne sur trois décennies du parti Etat a été brutalement interrompu par une révolte populaire réprimée dans le sang. Le printemps démocratique qui l’a suivi a généré le multipartisme, une presse indépendante et des syndicats libres mais dont le système antérieur, en renaissant de ses cendres, a fini par réduire la force et la portée sans toutefois les annihiler ou les aliéner complètement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Mais ce qui a ressuscité en force de l’ex-système, c’est la tentation totalitaire qui consiste à gommer le principe démocratique le plus essentiel : l’alternance au pouvoir. Cette tentation fait fi des bilans et des désirs des populations, elle a pour seule vocation de combler l’homme le plus puissant du pays et d’en faire la source unique de la politique et de tout le reste. L’Algérie n’arrête pas d’être au milieu du gué : basculer vers le passé ou plonger dans la démocratie. Cette instabilité structurelle, elle en paye le prix fort, le sous-développement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Par Ali Bahmane - &lt;a href=&quot;http://www.elwatan.com/Lecons-africaines&quot;&gt;El Watan&lt;/a&gt; le 22/09/2008&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://tunisiawatch.rsfblog.org/archive/2008/09/22/mohamed-moada-les-democrates-tunisiens-doivent-se-comporter.html</guid>
                <title>Mohamed Moada : « Les démocrates tunisiens doivent se comporter de manière responsable » !</title>
                <link>http://tunisiawatch.rsfblog.org/archive/2008/09/22/mohamed-moada-les-democrates-tunisiens-doivent-se-comporter.html</link>
                <author>noreply@ (TUNISIA Watch)</author>
                                                <category>Politique</category>
                                                <pubDate>Mon, 22 Sep 2008 11:22:00 +0100</pubDate>
                <description>
                     &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://tunisiawatch.rsfblog.org/media/02/00/1257615499.JPG&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://tunisiawatch.rsfblog.org/media/02/00/1257615499.JPG&quot; id=&quot;media-249502&quot; alt=&quot;1257615499.JPG&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-249502&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;De retour sur le devant de la scène politique, le cofondateur du premier parti d'opposition tunisien a décidé de soutenir la candidature de Ben Ali à l'élection présidentielle de 2009. Et s'en explique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;C'est l'un des principaux sujets de conversation de la rentrée politique, a un an des élections législatives et présidentielles. Le congrès du premier parti d'opposition, le Mouvement des démocrates socialistes (MDS), qui s'est tenu a Tunis du 12 au 14 aout, s'est achevé comme celui de son pendant marocain, 1'Union socialiste des forces populaires (USFP), deux mois plus tôt.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Dans 1'un comme dans 1'autre, sur fond d'enjeux électoraux, les tensions internes ont empêché le choix des membres du bureau politique par la voie d'élections démocratiques. Mais si l’USFP a reporté a la mi-novembre la fin de ses travaux, le MDS, lui, a constitue un bureau politique imposé par les ténors du parti.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Le super-ténor du MDS, Mohamed Moada (72 ans), a joué un rôle central dans ces assises. Universitaire et homme de lettres - il achève la rédaction d'un livre sur Ibn Khaldoun et la politique -, ce « militant » originaire des oasis du Djérid est le cofondateur du mouvement, dont il a été le président entre 1992 et 1995, après le retrait de son chef historique Ahmed Mestiri.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Le parcours politique de Moada, qui a alterne soutien au pouvoir et opposition frontale (il a fait au total vingt-trois mois de prison en 1996-1997 et en 2001), illustre parfaitement les vicissitudes de la transition démocratique en Tunisie. Interview&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ab7000;&quot;&gt;Comment expliquez-vous que le MDS, censé défendre la démocratie, ait abandonne les urnes pour le choix de son bureau politique ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Je dois d'abord rappeler qu'après mon retour au sein du parti, en 2002, nous avions lance un processus de reconstruction du mouvement avec Ismail Boulehya [75 ans], le secrétaire général, et j'avais décidé de ne plus assumer de responsabilités. Pour les assises de 2008, j'ai accepte, a la demande insistante de tous, y compris de Boulehya, de présider la commission de préparation du congrès, puis ses travaux.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;J'ai annonce que le conseil national comme le bureau politique seraient désignés par des élections. Sauf qu'au troisième jour la tension est montée d'un cran et les désaccords ont atteint un degré tel que je me suis dit que la culture d'autodestruction existait encore au sein du parti. Comment élire dans ces conditions le conseil national ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ab7000;&quot;&gt;Un peu comme au congrès de l'USFP, au Maroc ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;C'est exactement ce que je me suis dit. Mais je ne pouvais pas terminer ma carrière politique en laissant de nouvelles dissensions déchirer le parti. Je suis rentre chez moi pour chercher des médicaments. On m'a appelé pour me dire qu'on avait trouve une formule.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Au lieu d'être élus par 1'ensemble du congrès, les représentants au conseil ont été désignés par leurs délégations régionales. II y avait un large consensus.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ab7000;&quot;&gt;Le bureau politique, que vous avez réduit à 15 membres, contre 26 précédemment, n'a pas été élu par le conseil national, que vous avez présidé. Pourquoi ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Des tensions sont apparues. Certains voulaient y figurer dans la perspective des législatives. Pour éviter les dissensions, j'ai alors propose, en accord avec Boulehya, que le bureau politique soit désigné par consensus. Ce qui a été fait. Une grande majorité était favorable à une telle solution.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Les partis de l'opposition légale se disputent une quote-part a l’Assemblée [37 sièges dans la Chambre actuelle, dont 14 pour le MDS, NDLR]. Or ce sont les partis qui désignent les candidats aux législatives. C'est donc la course... La situation du MDS est la même que celle des autres partis d'opposition.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ab7000;&quot;&gt;Vous disiez que vous ne vouliez plus assumer de responsabilités à la tête du MDS. Mais vous êtes désormais non seulement membre du bureau politique, mais aussi coordinateur général du mouvement, une fonction créée sur mesure pour vous aux cotes de Boulehya, reconduit au poste de secrétaire général. Quel est votre rôle ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;II est essentiellement symbolique. Je n'ai aucune responsabilité. Mon rôle avec Boulehya consiste à renforcer la cohésion au sein du mouvement et à veiller à la réalisation de son programme. Le hasard a voulu que, juste après le congrès, le tiers des membres de la Chambre des conseillers [Senat] soit renouvelé, et que vous y soyez nomme par le président Ben Ali... J'ai remercie le président. C'est la une responsabilité qui m'honore et je n'épargnerai aucun effort pour m'en acquitter.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ab7000;&quot;&gt;Quels sont vos rapports avec le président Ben Ali ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Ce choix confirme qu'ils sont excellents. Je suis un militant et un patriote qui défend la Tunisie sur le plan politique et intellectuel.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ab7000;&quot;&gt;Vous allez soutenir Ben Ali à la présidentielle de 2009, comme en 2004 ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Oui, le MDS le soutient. II est le mieux placé et le plus à même de poursuivre la marche vers le développement. J'ai moi-même présenté la résolution au congrès, qui l'a adoptée. Apres sa fondation, en 1978, le MDS apparaissait comme un vrai parti d'opposition luttant pour l’alternance au pouvoir. Depuis plusieurs années, aux yeux de beaucoup parmi Mite, il Test de moins en moins...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Comme beaucoup d'autres pays, la Tunisie est dans une phase de transition démocratique très délicate. Nous avons un programme différent de celui du parti au pouvoir. Cela dit, je suis favorable à une démocratie participative et au dialogue. La démarche conflictuelle n'est pas utile. N'oubliez pas qu'en Tunisie il y a un pluralisme arithmétique. II faut que nous parvenions à un pluralisme politique. La conjoncture Internationale et régionale fait que nous sommes pour une démocratie consensuelle.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ab7000;&quot;&gt;En quoi cette conjoncture influe-t-elle sur le processus démocratique en Tunisie ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;La situation internationale et régionale est instable sur le plan tant économique que politique, et cela complique la transition démocratique. II ne faut pas oublier non plus la situation sécuritaire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Les extrémistes islamistes et leurs cellules dormantes nous imposent davantage de prudence. Regardez ce qui se passe en Algérie depuis les élections de 1992, ce qui se passe actuellement en Mauritanie. Les démocrates tunisiens doivent se comporter de manière responsable.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Le son de cloche est différent chez certains dirigeants de mouvements comme le Parti démocratique du progrès (PDP)... Je suis contre leur démarche parce que, à ce stade et dans les circonstances internationales et régionales actuelles, elle est contraire à l’intérêt national. Ce qu'ils font est de l'agitation et de la démagogie, surtout lorsqu'ils s'appuient sur l'étranger. Les circonstances actuelles exigent de tous les patriotes qu'ils veillent sur le salut de la Tunisie et du processus démocratique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Propos recueillis par Abdelaziz Barrouhi – &lt;a href=&quot;http://afrique.kongotimes.info/news/166/ARTICLE/6390/2008-09-19.html&quot;&gt;KongoTimes&lt;/a&gt; – 19 septembre 2008&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://tunisiawatch.rsfblog.org/archive/2008/09/22/l-ete-tunisien.html</guid>
                <title>L’été tunisien</title>
                <link>http://tunisiawatch.rsfblog.org/archive/2008/09/22/l-ete-tunisien.html</link>
                <author>noreply@ (TUNISIA Watch)</author>
                                                <category>Politique</category>
                                                <pubDate>Mon, 22 Sep 2008 09:58:00 +0100</pubDate>
                <description>
                     &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://tunisiawatch.rsfblog.org/media/00/00/242558943.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://tunisiawatch.rsfblog.org/media/00/00/242558943.jpg&quot; id=&quot;media-249501&quot; alt=&quot;242558943.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-249501&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;L’été synonyme de vacances, de nonchalance et de répit n’existe plus depuis bien longtemps maintenant pour nombre de tunisiens. Cette saison de régénérescence pour la rentrée après un repos bien mérité profite plus aux touristes étrangers qu’au gens du pays qui appréhendent chaque été avec les plus folles suspicions sur ce que la saison peut leur réserver.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Depuis vingt ans l’agenda de la dictature inchangée, elle consiste à profiter de l’été pour faire passer ses décisions les plus impopulaires et les plus controversés. C’est en pleine canicule estivales que les augmentations des prix sont annoncées. C’est aussi la saison des plus graves décisions qui hypothèquent l’avenir du pays et assure à la dictature le maintien de son pouvoir absolu. L’été tunisien est aussi la saison des règlements de comptes aux contestataires et opposants de tout bord par la répression et les procès comme par la subornation et la corruption.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Après chaque été la société sort d’avantage endettée et au pouvoir d’achat laminée pour se consacrer le reste de l’année à méditer comment aborder les charges quotidiennes de la vie courante et sur les moyens pour subvenir aux besoins de ses enfants. Alors, que les élites, marginalisés s’en rendent compte combien ils ont été amoindri et leurs espace resserrés et rétréci à chaque fin de saison. L’avenir de leur pays se décide en catimini sans besoin de leur consentement ni de leurs avis.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Sur ce plan la politique de la dictature peut entre résumée en deux mots&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;comment réussir à dresser un troupeau pour le maitriser au moindre frais&amp;nbsp;?&amp;nbsp;» en fait le mot berger en arabe désigne indifféremment le pasteur qui garde les moutons comme le chef de toute une nation.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Ce système qui à fonctionné sans accrocs notable jusqu'à présent semble destiné à faire parvenir le président ben Ali à son dernier mandat théoriquement. Malgré la forte diversion exercée autour des prochaines élections présidentielles et législative de 2009 les véritables enjeux sont en réalité situés au delà de ces échéances dont plus rien ne peut perturber le scénario minutieusement préparé. Avec un président à 72 ans qui se prépare à entamer dans un an son cinquième mandat de cinq ans la Tunisie est entrée de plein fouet dans une phase transitoire de succession.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Cette préoccupation semble se manifester clairement des indices concordantes qui fondent la logique des décisions et des remaniements qui ont étés opérés cet été.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;La prise en main directement du parti par le président et la promotion d’une nouvelle génération à sa direction d’une part et la Clarification des dispositions de transition en cas de vacance au sommet du pouvoir semblent procéder de cette préoccupation.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Dénoncé comme une coquille vide par son premier vice-président Hamed Karoui au cours de la dernière réunion de son précédent comité central, le rassemblement constitutionnel démocratique n’est plus que le parti de la bureaucratie au service de sa compétition pour l’ascension dans l’hiérarchie de la dictature par la surenchère dans la manifestation des expressions d’attachement et de fidélité au président Ben Ali. Cette vérité dont personne n’ignorait n’a pas besoin de l’exposé par lequel le vieux karoui à voulu satisfaire son égo pour marqué sa retraite à 82 ans pour des raisons de santé.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;La seule puissance que détient encore ce parti réside dans son imprévisibilité et sa tentation de submersion en cas de conflit sociaux ou crise politique grave comme il a été vérifié cette année dans la région de Gafsa et ses environnements dans la crise qui continu à agiter le champ minier. Les structures bureaucratiques se sont révélées aux plus forts moments de tensions sans emprise sur les masses mécontentes de la population nécessitant l’intervention de l’armée en support aux forces de l’ordre complètement débordés.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;La nouvelle génération promu par le président Ben Ali à la tete du parti et ses comités régionales de coordination est cette génération même qui à mené directement le combat au sein de l’université par la violence contre les islamistes et les manœuvres vers la fin des années 80 pour parvenir à l’occuper depuis. C’est une génération dont le point commun est son double statut d’hommes de renseignements et d’appareil du parti. Elle est restée en contact étroit avec la réalité de l’évolution de la situation et ne semble souffrir aucune illusion sur la nature des menaces ni sur l’identité des véritables adversaires dont elle est amener à faire face aujourd’hui. Le parti n’étant qu’un appareil entres autres dont le système est doté pour défendre sa survie son rôle n’est plus de le transformer en un appareil de mobilisation de masse mais tout juste de performer son action dans l’acquittement de sa mission de contrôle et de renseignement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Si ce redéploiement de stratégie sur le plan intérieure semble procéder d’un souci sécuritaire face à une étape d’instabilité et de menaces de tensions, il semble aussi que les aménagements apportés au comité central du parti et qui ont rétabli le premier ministre dans son statut de second homme au pouvoir et au sein du parti sont destinés à l’étranger. En clarifiant l’hiérarchie du pouvoir on veut rassurer les partenaires étrangers sur&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;l’efficacité des dispositions de transition en cas de vacance au sommet du pouvoir. Ainsi en cas d’empêchement survenu au président Ben Ali, le premier ministre est à même de se trouver en position de prise en main de l’Etat et du parti pour être le candidat désigné garantissant la continuité du système au bout de la période de présidence transitoire assurée par le président de la chambre des députés comme prévu par la constitution.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Comme&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;l'été des Indiens d'Amérique&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;,&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;expression utilisée pour désigner métaphoriquement un renouveau inattendu ou tardif, l’été des tunisiens qui ne se produit qu’une fois tous les 30 ans commence à se dessiner. Il risque de passer sans que personne ne s’en rend compte pour chanter&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ab7000;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;&quot;C'était l'automne, un automne où il faisait beau&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ab7000;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Une saison qui n'existe que tous les trente ans&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ab7000;&quot;&gt;Ici on l'appelle l'été des tunisiens&quot;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Yahyaoui Mokhtar – Tunis le 22 Septembre 2008&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 7.5pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;L'image est du mexican Dario Castillejos et la chanson un paraphrase de celle de Joe Dassin&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://tunisiawatch.rsfblog.org/archive/2008/09/16/tunisie-democratie-et-souverainete.html</guid>
                <title>Tunisie: Démocratie et souveraineté</title>
                <link>http://tunisiawatch.rsfblog.org/archive/2008/09/16/tunisie-democratie-et-souverainete.html</link>
                <author>noreply@ (TUNISIA Watch)</author>
                                                <category>Politique</category>
                                                <pubDate>Tue, 16 Sep 2008 16:07:35 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: right&quot; align=&quot;right&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: 'Verdana','sans-serif'&quot; lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;Taoufik BACHROUCH&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://tunisiawatch.rsfblog.org/media/02/02/cb5e01810cdb1e90f2ea80b4c08e812d.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://tunisiawatch.rsfblog.org/media/02/02/77ece8e777b2c38a5a8cd551af200927.jpg&quot; id=&quot;media-248794&quot; alt=&quot;cb5e01810cdb1e90f2ea80b4c08e812d.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-248794&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: 'Verdana','sans-serif'&quot; lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;Depuis le XIXe siècle, la Tunisie politique s’est constituée assurément sans le peuple directement, quoique en son nom, n’en déplaise à ceux qui prétendent le contraire. La souveraineté a été étatique et prétendument populaire. Que constate- t-on en effet depuis un siècle et demi ? La construction de l’Etat réformé s’est faite d’abord au nom du despotisme constitutionnel : les sujets n’ont pas été transmués en citoyens. La construction de l’Etat National s’est faite ensuite au nom d’une certaine idée post coloniale de l’unité nationale, incarnée par un chef charismatique tutélaire : l’Etat Providence a minoré le peuple au plan politique. Le gouvernement de l’Indépendance a simplement amplifié nombre de tendances lourdes initiées sous le Protectorat. Puis ce fut l’Etat mondialiste, qui se propose de déconstruire une démocratie sociale laborieusement mise en place précédemment par l’Etat Providence, en agissant au nom du peuple et pour son bien comme toujours, mais sans le peuple réellement, à partir du moment où les élections sont toujours discutables, parce que procédant d’une démocratie restreinte, partielle et partisane.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: 'Verdana','sans-serif'&quot; lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;Pourtant la Constitution de 1959 parle d’une « démocratie fondée sur la souveraineté du peuple » ; elle précise que la « souveraineté appartient au peuple tunisien qui l’exerce conformément à la constitution » ; mais elle ajoute que l’Etat est souverain dans les limites de la raison d’Etat. La confusion entre Peuple et Etat a été lourde de conséquences. L’on voit aujourd’hui apparaître une conception de la souveraineté qui se détache de celle de l’Etat. La raison en est que l’Etat tend aujourd’hui à ne plus être déterminé que par sa propre volonté. Lorsque les élites locales préfèrent donner le change à l’Occident qu’encourir ses foudres. Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes est en passe de perdre de sa pertinence, surtout quand les nouvelles règles de droit formulées au sein des organisations internationales sont sujettes à caution. Le droit international et en train de mettre à mal la hiérarchie des normes traditionnelles, d’où l’insécurité juridique que pointent surtout les opérateurs économiques étrangers. Posons la question de notre volonté d’indépendance de toute puissance extérieure, surtout quand les actes extérieurs dérogent aux lois nationales et aux conditions essentielles d’exercice de la souveraineté souveraine.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: 'Verdana','sans-serif'&quot; lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;Aujourd’hui l’Etat est incapable de promouvoir sa politique économique en dehors des relations internationales sources de prédations économiques. La mondialisation a fini par perturber notre perception de la souveraineté. La politique à géométrie variable de contrôle des Etats (droit d’ingérence et sanctions par exemple) et la clause de conformité (édictée par l’OMC) ont entraîné une véritable perte de souveraineté. Qui défendra le peuple des nuisances induites ? La multiplication des traités crée une brèche dans laquelle le droit d’ingérence peut s’engouffrer. Lorsqu’un pays dépend à hauteur de 80% de ses exportations, à hauteur de 70% de ses importations et à hauteur de 80% de son tourisme de l’Union Européenne notre chère marraine, la souveraineté n’est jamais sauve. Le Forum social africain n’a-t-il pas revendiqué le renforcement de l’Etat souverain comme puissance publique protectrice en lutte contre l’injustice sociale et en tant que cadre de l’affirmation des peuples. La prééminence exclusive de l’Etat sur le Peuple n’est pas saine.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: 'Verdana','sans-serif'&quot; lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;Le problème est que les experts et autres consultants ont pris l’habitude de promouvoir le bien collectif, au doigt et à l’œil, sans que le peuple soit véritablement associé au destin qu’ils lui proposent. Point d’enquêtes d’opinions à l’appui de leurs recommandations. Ils admettent volontiers que la souveraineté du peuple a tout à gagner même de son affectation par le droit international. Surtout quand notre Constitution convient que « les traités dûment ratifiés ont une autorité supérieure à celle des lois ». Cela suppose que les Chambres soient élues sans un parti hégémonique qui ignore l’alternance.&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Nos élites dirigeantes, celles qui comptent, semblent oublier que la démocratie veut dire que c’est le peuple qui commande, et non pas les détenteurs de fait du pouvoir dirigeant en son lieu et place. En démocratie, la dictature de la majorité élue est injuste. Le caractère suprême de la puissance étatique souffre du peu de place que la volonté du peuple occupe en son sein. La société civile tend aujourd’hui à lui porter ombrage (pouvoir d’influence des ONG) en se substituant à lui. Maintenant qu’elles sont aux commandes, qu’elles disposent de l’ensemble des rouages compris dans la puissance d’Etat, et qu’elles n’entendent pas s’en dessaisir (ENA oblige), puisque tirant leur force de la position qu’occupe dans l’Etat le titulaire suprême de la puissance étatique, la souveraineté du peuple est escamotée dans les faits. Notre peuple n’occupe pas toujours une position souveraine. Sa souveraineté est devenue aliénable en l’absence d’une démocratie vraie.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: 'Verdana','sans-serif'&quot; lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;Ce qui pose problème c’est d’abord notre indépendance vis-à-vis des puissances étrangères, c’est aussi la puissance de l’Etat à savoir ce qu’il peut faire et ce qu’il ne peut pas faire par rapport à un système de références allogènes, et c’est enfin la place qu’occupe le peuple dans la hiérarchie des pouvoirs qui le gèrent. Revenons à nos fondamentaux, à l’homme citoyen dont la réalité se fait attendre. Mais voila que nous en sommes restés au stade d’une certaine forme de despotisme éclairé tardif qui partout ailleurs a fait faillite, face à une saine conception de la démocratie représentative, notamment celle qui réserve une place de droit aux minorités politiques en son sein. Face au nombre de traités supranationaux conclus, spécialement ceux qui portent atteinte aux conditions essentielles d’exercice de la souveraineté nationale, la position d’infériorité des lois intérieures par rapport aux traités mérite débat.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: 'Verdana','sans-serif'&quot; lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;Nos traditions nationales souffrent encore d’une forte carence démocratique : c’est un trait de la personnalité tunisienne depuis le temps des premières réformes où de simples consuls faisaient la pluie et le beau temps. Nous nous sommes trop accommodés du fait que la loi ne soit pas l’expression de la volonté générale, selon l’expression consacrée. Et c’est à ce niveau qu’il faudrait entreprendre un travail de fond pour que le gouvernement despotique se transforme en une démocratie souveraine qui a pour principe, en paraphrasant Montesquieu, la vertu politique comme renoncement à soi-même, comme amour des lois et de la patrie et comme préférence continuelle de l’intérêt public au sien propre. Il suffit d’inverser cette proposition pour définir la nature profonde d’une bonne partie de nos élites locales.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: 'Verdana','sans-serif'&quot; lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;Une démocratie en gestation certes puisqu’il en est question, mais un accouchement exemplaire qui se fait attendre assurément. Evitons une césarienne pour instaurer la souveraineté du peuple par le truchement de représentants représentatifs de tous et de chacun. Chaque député est-il vraiment le représentant du peuple (une collection de citoyens doués d’une volonté)? Alors qu’il est défini comme le représentant de la Nation entière (notion abstraite). Quoique sécantes, les deux notions ne sont pas forcément superposables. La souveraineté du peuple est l’incarnation de l’indépendance nationale en dernier ressort. La norme la plus élevée d’un ordre juridique ne doit pas trouver son fondement dans le droit international, expression d’une souveraineté hégémonique qui nous dépasse. La hiérarchie des normes nous posera problème à force de ballotter la souveraineté entre peuple législateur (théorie démocratique dévoyée) et peuple constituant (garant des seuls droits fondamentaux et encore). Le moment est venu de trancher entre la souveraineté de l’Etat qui prévaut et la souveraineté du peuple minorée. La souveraineté n’a de sens que si on précise à qui elle revient en priorité et en dernier ressort. Avec un dèmos faible point de démocratie vraie.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: 'Verdana','sans-serif'&quot; lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;Les défis que les élites locales auront à affronter désormais porteront sur le fait de savoir si, sans le concours du peuple, elles seront les vrais maîtres du pays. Sans lui, elles ne tiendront plus jamais de pouvoir au-delà des apparences, et dans tous les cas de figure, l’atrophie de leur pouvoir amoindrira la souveraineté nationale et par suite la volonté du peuple mis par elles sous leur coupe. Même bien élues, elles perdront pied face aux forces néolibérales, celles de la puissance des finances, du commerce et des médias, celle stimulée par les nouvelles technologies, la spéculation inadmissible et l'affairisme douteux, toutes choses qui ne reconnaîtront ni frontières, ni Etats, ni peuples, ni cultures nationales, ni consciences vives, ni valeurs. La nouvelle société de la connaissance sera de surcroît de nature à modifier l’essence de leur pouvoir, à leur insu, et au détriment du peuple. Ne perdons pas de vue la révolte de Ali ben Ghedahim qui répondit à sa manière à l’implacable et si injuste mondialisation du XIXe siècle. Il manqua alors une force d’interposition crédible entre le pouvoir et la société saignée à blanc, face à la montée des périls suscités par une Etat budgétivore se disant réformateur. Elle nous manque toujours, à une police pléthorique près. Le projet d’une souveraineté plus active du peuple reste plus d’actualité que jamais. Notre démocratie a déjà le regard vide et seule la souveraineté du peuple l’animera et le revivifiera. Est-ce utopique de jauger la souveraineté à l’aune de la volonté populaire ? Il est nécessaire que surgisse une force socio-économique, politique et culturelle, qui se pense de manière autonome des détenteurs du pouvoir. Il manque à nos velléités démocratiques un projet national fort. Mais lorsque les appareils sécuritaires constituent la seule force pour contenir le peuple...&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: 'Verdana','sans-serif'&quot; lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Source : « &lt;a href=&quot;http://www.fdtl.org/IMG/pdf/mouwatinoun_73.pdf&quot;&gt;Mouwatinoun&lt;/a&gt; » N° 73 du 10 septembre 2008&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://tunisiawatch.rsfblog.org/archive/2008/09/08/le-ramadan-un-temps-mort-avant-la-deflagration.html</guid>
                <title>Le ramadan, un temps mort avant la déflagration</title>
                <link>http://tunisiawatch.rsfblog.org/archive/2008/09/08/le-ramadan-un-temps-mort-avant-la-deflagration.html</link>
                <author>noreply@ (TUNISIA Watch)</author>
                                                <category>Politique</category>
                                                <pubDate>Mon, 08 Sep 2008 03:19:43 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: 'Verdana','sans-serif'&quot; lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#AB7000&quot;&gt;Chômage en hausse, envolée des prix des produits alimentaires, répression accrue : dans les pays musulmans, tous les élements sont réunis pour une explosion de violence, juge une grande spécialiste israélienne du monde arabe.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: 'Verdana','sans-serif'&quot; lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;Nous allons bientôt voir des dirigeants du monde arabe se rendre en avion privé dans les somptueux palais de leurs homologues pour partager l''iftar', le repas quotidien de rupture du jeûne pendant le ramadan. Le président Moubarak fera un saut en Arabie Saoudite, le roi Abdallah de Jordanie prendra le chemin des Emirats arabes unis (EAU), le président irakien se rendra dans le golfe Arabo-Persique et le dirigeant libanais ira à Dubaï. C'est là que se trouve l'argent, que la politique de haut niveau est convertie en dollars.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: 'Verdana','sans-serif'&quot; lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;L'homme de la rue, lui, verra les accolades sur le tapis rouge mais pas les fastueux banquets, qui ne pourront pas être photographiés. Cette année plus que jamais, la vue de tables couvertes de mets délicats et de serveurs en gants blancs risquerait de mettre le feu aux poudres dans cette région où vivent des centaines de millions d'affamés.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: 'Verdana','sans-serif'&quot; lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;Le nombre de personnes qui souffrent de la faim dans le monde arabe a atteint dernièrement des proportions alarmantes. Le mois du ramadan intervient alors qu'un profond et dangereux fossé sépare les citoyens ordinaires de leurs dirigeants. Les statistiques font état d'une hausse vertigineuse du nombre de chômeurs mais aussi du prix du pain, du riz, des légumes, des noix et autres denrées présentes dans les repas de rupture du jeûne. En Egypte, des personnages qui ont fait fortune grâce aux relations de corruption qui unissent les milieux d'affaires et le gouvernement feront taire leur conscience en offrant de quoi manger à des dizaines de milliers de déshérités.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: 'Verdana','sans-serif'&quot; lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;Le jeûne du ramadan vise à purifier l'âme des péchés commis pendant l'année écoulée et permet aux fidèles de s'adresser à Allah sans passer par les dirigeants. Tout comme en Israël, les Arabes mangeront, tout en se plaignant de l'apport excessif de calories et de la corruption des politiciens.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: 'Verdana','sans-serif'&quot; lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;Un débat animé s'est engagé entre les muftis saoudiens et les médecins du monde arabe sur l'interdiction de boire durant le jeûne par des températures extrêmement élevées. Est-il possible de se mouiller les lèvres ? Ou faut-il mourir de déshydratation au nom de l'islam ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: 'Verdana','sans-serif'&quot; lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;Les premières images du ramadan sont loin d'être encourageantes. Les mosquées sont encerclées par des forces de l'ordre en nombre accru. Un moment d'inattention, un prédicateur prononçant un mot de trop, et la foule descendra dans la rue pour régler ses comptes avec les dirigeants.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: 'Verdana','sans-serif'&quot; lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;Le feu couve au Pakistan, et des vagues de colère menacent l'Egypte et la Syrie. La situation n'est pas plus calme au Liban, en Jordanie, en Tunisie, en Arabie Saoudite et même aux EAU. Au lieu de purifier leur âme, les gens, affamés, n'attendent plus que l'occasion d'entrer en action. Ce n'est pas un hasard si la frontière de Rafah [entre la bande de Gaza et l'Egypte] a été ouverte pendant deux jours. Si elle n'avait pas été ouverte – et bien refermée ensuite –, la foule se serait à nouveau jetée à l'assaut des clôtures.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: 'Verdana','sans-serif'&quot; lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;Ce mois de souffrance interdit d'autres plaisirs : les médisances, les calomnies mais aussi les rapports charnels. Le peuple est invité à s'asseoir devant la télévision et à ingurgiter les centaines d'émissions spécialement préparées par les chaînes. Mais pourra-t-il se refréner plus longtemps ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: 'Verdana','sans-serif'&quot; lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;Ce ramadan est le temps mort qui précède la déflagration, une bombe à retardement qui pourrait exploser à tout moment. Le déclic pourrait venir de Gaza, du Hezbollah libanais, de la rue égyptienne, de cellules dormantes du Hamas jordanien, ou d'agents d'Al-Qaida. Laissez passer le jeûne et préparez-vous : l'explosion ne va pas tarder.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: 'Verdana','sans-serif'&quot;&gt;Source&amp;nbsp;: Yediot Aharonot - Smadar Peri : «&lt;a href=&quot;http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-3591890,00.html&quot;&gt;A ticking Arab time bomb&lt;/a&gt;» &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Traduction : &lt;a href=&quot;http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=89023&quot;&gt;Courier international&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://tunisiawatch.rsfblog.org/archive/2008/09/08/les-boucs-emissaires-de-ben-ali.html</guid>
                <title>Les boucs émissaires de Ben Ali</title>
                <link>http://tunisiawatch.rsfblog.org/archive/2008/09/08/les-boucs-emissaires-de-ben-ali.html</link>
                <author>noreply@ (TUNISIA Watch)</author>
                                                <category>Politique</category>
                                                <pubDate>Mon, 08 Sep 2008 03:16:31 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: 'Verdana','sans-serif'&quot; lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;En piste pour un nouveau mandat, le président tunisien Ben Ali cherche à se démarquer des échecs du gouvernement. &lt;a href=&quot;http://&quot; title=&quot;http://tunisiawatch.rsfblog.org/archive/2008/08/29/tunisie-remaniement-du-gouvernement-six-postes-socio-economi.html&quot;&gt;Le remaniement du 29 août&lt;/a&gt; vient donc sanctionner un certain nombre de ministres aux résultats jugés insuffisants.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: 'Verdana','sans-serif'&quot; lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;Ainsi, celui de l'éducation nationale, Sadok Korbi, dont le mandat a été marqué par un conflit chronique avec les syndicats, est remplacé par Hatem Ben Salem. Ce dernier était jusqu'ici secrétaire d'Etat au ministère des affaires étrangères, tout comme Abderraouf El Basti qui a été nommé à la culture. La ministre de l'équipement, Samira Khayache, paye sa gestion des inondations meurtrières de l'an passé : elle est remplacée par Slaheddine Malouche.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: 'Verdana','sans-serif'&quot; lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;Le ministre des sports, Abdallah Kaâbi, qui n'a pu offrir aux Tunisiens qu'une seule médaille olympique, laisse sa place à Samir Laabidi. Le titulaire du portefeuille de l'agriculture, Mohamed Habib Haddad, est remplacé par Abdessalem Mansour. Enfin, le ministre de l'emploi Chédli Laroussi n'a pas résisté au fort taux de chômage des jeunes diplômés : Slim Tlatli lui succède.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: 'Verdana','sans-serif'&quot; lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;Source&amp;nbsp;: MAGHREB CONFIDENTIEL N° 845 du 4 septembre 2008 - publié par &lt;a href=&quot;http://groups.google.com.eg/group/tunisnews_arabic/browse_thread/thread/4fbac0ecac2f44d2&quot;&gt;TUNISNEWS&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
                </description>
                            </item>
                </channel>
</rss>